samedi 15 novembre 2014

SARAH – LES DÉMONS DE LITTLE VALLEY


SARAH – LES DÉMONS DE LITTLE VALLEY

La belle Sarah, qui souffre de schizophrénie, et son mari David, garde-forestier, ont emménagé dans un chalet loti au fin fond de la forêt de Pennsylvanie, proche d’un patelin glauque, Salamanca. Sur une route escarpée isolée, David a été attaqué par des créatures monstrueuses se nourrissant de chair humaine, les thérias. Il a réussi à s’évader de leur garde-manger et a retrouvé la civilisation par miracle, une jambe bien amochée. A l’hôpital, Sarah lui annonce qu’elle est enceinte, mais pas de lui. La jeune femme trimballe un passé particulièrement lourd : enfant, elle a été séquestrée par un serial-killer surnommé « le jardinier »… et très récemment, elle a de nouveau été confrontée à ses sévices, après qu’il se soit évadé de prison. Aujourd’hui, elle vient de faire sa petite enquête sur les mystérieux évènements de Salamanca. Elle a trouvé le réseau de galeries sous sa maison, qui mène à la cave de ses voisins, les Westmore. Elle s’est aperçu que le fils Westmore, Joey, était un monstre. Maintenant, elle aimerait comprendre pourquoi il n’y a aucun enfant à Salamanca. Mais en ville, l’omerta est de rigueur. La sordide vérité lui sera apportée par un vieil homme, qui lui raconte l’histoire de la ville 50 ans plus tôt, à l’époque du grand incendie…


Sarah – Les démons de Little Valley
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Christian Favrelle
Couverture : Jaouen
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantastique, Action, Horreur
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 09 octobre 2013
Nombre de pages : 64

Mon avis : Il m’aura peut-être fallut presque un mois pour vous présenter la critique du second tome de la BD Sarah, œuvre des sieurs Christophe Bec et Stefano Raffaele, mais pour ce qui est du troisième et ultime tome de la saga, quelques heures auront suffi, et encore, j’inclus la lecture de celui-ci dedans. Mais bon, il faut dire qu’a un moment donné, il faut rattraper tout le retard pris (surtout quand ces albums ne vous appartiennent pas et que ce serait sympa de les rendre un jour) pour, ensuite, passer à autre chose, et justement, ce samedi me semblait pour le moins parfait pour cela… par contre, pour ce qui est de la perfection de l’œuvre, c’est un autre problème, mais commençons par le début : à la fin de ma critique du tome précédant, je laissais entrevoir mes espérances quand a ce dernier tome ; après tout, et même si Sarah n’était pas la bande dessinée la plus originale du monde, jusque-là, cela restait plutôt bon voir même captivant par moments… bref, du Bec pur jus. Or, et alors que ce troisième volume débutait sur de bonnes bases, bref, qu’il se préparait à nous livrer la conclusion que l’on était en droit d’attendre au vu de tout ce que l’on avait lu jusque-là, Christophe Bec, plutôt que de faire simple, décida de compliquer la chose en faisant revenir l’ancien tortionnaire de l’héroïne, comme si sa présence, un peu incongrue, était nécessaire ?! Du coup, la seconde partie de ce troisième tome n’est qu’un long dialogue entre Sarah et un vieil homme qui permet de faire le voile sur toutes les énigmes tandis que, ici ou là, bon nombre des protagonistes passent de vie à trépas ; mouais, un peu léger comme façon de faire je trouve… Mais le pire, car pire il y a, c’est les toutes dernières pages – attention au spoiler si vous n’avez pas lu cet album – qui tombent comme un cheveu dans la soupe : le pédophile tue Sarah et son mari, bouclant la boucle de l’intrigue tandis que dans une chambre, a Salamanca, une mère affirme a son fils qu’il est désormais le tout dernier enfant de la ville – oui mais pas bien vu le rapport avec les monstres locaux – mouais, mouais, mouais, un peu bancal tout cela et ce, même si je n’ai strictement rien contre la mort de l’héroïne, loin de là, mais bon, encore aurait-il fallu que celle-ci ait été amener autrement. Enfin bon, tout cela est fort dommage car les deux premiers tomes de Sarah laissaient entrevoir une fin d’un tout autre niveau… non pas que celle-ci soit mauvaise, loin de là (et je sais que mes propos paraissent très dur mais bon, qui aime bien, châtie bien, et comme j’aime bien Bec), mais bon, quand la déception est au rendez-vous, la rancœur, elle, n’est jamais bien loin…


Points Positifs :
- Bien évidement, à force de fréquenter (enfin, plutôt ses œuvres) depuis pas mal de temps désormais, il est clair que malgré quelques faiblesses scénaristiques et une fin décevante, on n’en retrouve pas moins tout ce qui fait la force des œuvres de Christophe Bec : dialogues, mise en scène de l’intrigue, ambiance, coups de théâtre. Sur ce point, il n’y a rien à redire…
- Certaines scènes sont dures, très dures mêmes mais personnellement, celles-ci ne m’ont absolument pas gênées, mais bon, attention tout de même aux âmes sensibles – je pense surtout à celle de la fin, quand Sarah y passe…
- Un bon, très bon Stefano Raffaele, celui-ci s’améliorant grandement au fil des trois tomes.

Points Négatifs :
- Christophe Bec avait-il besoin de compliquer encore davantage son intrigue, déjà complexe en soit et ce, dans le dernier tome ? Franchement, je ne le pense pas et le truc avec l’amant de l’héroïne et son ancien tortionnaire qui revient faire un petit tour sur ses traces n’était pas forcément nécessaire…
- Tout s’explique par un long dialogue : oui, certes, c’est toujours mieux que de ne pas avoir de réponses à toutes nos questions mais bon, des pages et des pages de blabla pour conclure tant de mystères, je trouve le procédé un peu bancal.
- La fin, limite ratée selon moi : oh bien sûr, le mari de Sarah y passe et ça, c’est une bonne nouvelle (elle aussi d’ailleurs) mais bon, vu comment ces morts sont amenés, perso, je dis non… quitte a que ce soit le pédophile le meurtrier, il y avait de quoi faire autrement. Quant à la dernière page, autant l’oubliée !

Ma note : 6/10

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