samedi 15 novembre 2014

SARAH – LA CRÉATURE DE LA CAVE


SARAH – LA CRÉATURE DE LA CAVE

Dans son enfance, Sarah a été séquestrée et a subi les sévices d’un serial-killer, en compagnies d’autres fillettes, enfermées dans une cave. Depuis lors, elle souffre d’un dédoublement de personnalité et de crises d’angoisses, qui lui valent aujourd’hui de s’installer en retrait de la civilisation, dans une bourgade reculée de Pennsylvanie, Salamanca, en compagnie de son mari, David, garde forestier. Tous deux ignorent évidemment que la région est infestée de créatures monstrueuses et que les habitants de Salamanca taisent un lourd secret depuis 17 ans. A l’époque, ils avaient enterré dans une fosse commune des dizaines de nouveaux nés qui avaient d’épouvantables malformations. Depuis ce jour, il n’y a plus aucun enfant à Salamanca… Depuis la cave de sa maison, Sarah a également exploré un tunnel qui mène jusque dans la maison des voisins. Elle y a espionné une femme d’une obésité invraisemblable et s’est intéressée à une photo de famille, représentant un enfant monstrueux. Sa petite enquête sur cette énigme la mène à un hôpital psychiatrique, aujourd’hui fermé et en ruine, et aux révélations d’un ancien docteur. Celui-ci avoue que cet enfant avait jadis montré une agressivité incurable et sanguinaire : il avait tué une infirmière en la dévorant par le cou ! De son côté, inquiet de ne pas voir sa femme à la maison, David part à sa recherche avec son pick-up. Sur la route, à flanc de falaise, une créature monstrueuse traverse subitement. David fait une embardée et plonge dans le vide. Miraculeusement, il se retrouve arrêté et suspendu par une souche, en équilibre en contrebas. Mais il est immobilisé par une fracture ouverte de la jambe…


Sarah – La créature de la cave
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Bertrand Denoulet
Couverture : Jaouen
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantastique, Action, Horreur
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 19 juin 2013
Nombre de pages : 64

Mon avis : Bigre, il m’aura fallu quasiment un mois pour que trouve enfin le temps de me plonger dans la lecture du second tome de Sarah, énième œuvre du sieur Christophe Bec – accompagné, histoire de ne pas changer, de son comparse préféré, Stefano Raffaele – et ce, non pas en raison d’un quelconque désintérêt à l’encontre de cette bande dessinée, loin de là, mais plutôt pour la simple et bonne raison que ces dernières semaines, ma PAL a pris une telle importance que je ne sais même plus où donner de la tête… Mais quoi qu’il en soit, malgré ce mois écoulé, ce fut avec un plaisir non dissimulé que je me suis replonger dans les aventures de cette jeune femme, Sarah donc, forcément névrosée après avoir subi les sévices d’un pédophile étant petite et qui a emménager dans une bourgade perdue du fin fond des Etats-Unis, Salamanca – oui, ce n’est pas la ville espagnole – qui semble porter en elle bien de lourds secrets pour le moins inavouables. Et d’ailleurs, justement, d’entrée de jeu, Christophe Bec nous dévoile une part de ceux-ci avec une scène pour le moins macabre – celle où des nouveaux nés sont enterrés dans une fosse commune – mais encore plus inquiétante au vu de l’apparence de ceux-ci. Et au fil des pages et de son enquête, Sarah va aller de découvertes en découvertes au sujet de cette ville, de ses habitants, mais aussi, des événements survenus dans le passé… et qui d’ailleurs, pèsent encore sur la région. Créatures pour le moins singulières qui semblent vivre dans le coin depuis des lustres, rejeton cannibale qui aura échapper aux fosses communes pour sévir encore de nos jours, population qui cache de lourds secrets, voisin psychopathe qui aime se servir de ses lames… décidément, la jeune Sarah, déjà fragile psychologiquement, semble s’être mise dans un beau guêpier, et sur ce point, Christophe Bec, égal à lui-même, réussi une fois de plus à nous offrir une ambiance digne des plus bons films du genre. Attendons maintenant de voir si le final de Sarah sera à la hauteur des deux premiers volumes de la saga, mais quoi qu’il en soit, et même si Bec nous a déjà livrer mieux en d’autres occasions, il y a vraiment de quoi être optimiste.


Points Positifs :
- Du Bec comme je l’aime : le bougre est décidément doué pour nous livrer des synopsis captivants et dont l’ambiance n’a rien à envier aux films d’horreur ; d’ailleurs, le coté cinématographique de la chose est souvent flagrante avec ses bande dessinées et il me parait évidant que celles-ci pourraient accoucher de bonnes adaptations sur grand écran.
- La scène des bébés dans la fosse commune, au début… enfin, vu l’apparence des nourrissons…
- Le gamin cannibale – qui d’ailleurs a bien grandi par la suite – et ses divers crimes, passés comme présents, apportent une noirceur pour le moins inquiétante à l’intrigue…
- Une héroïne plus que névrosée et limite suicidaire mais bon, je l’aime bien Sarah.
- Un Stefano Raffaele égal à lui-même, c’est-à-dire, correct.

Points Négatifs :
- Comme d’habitude, chez Christophe Bec, il faut reconnaitre un certain manque d’originalité dans ses intrigues que l’on a l’impression d’avoir déjà vu et revu un nombre incalculables de fois ; après, il faut dire que l’auteur s’inspire pas mal de tout un tas de films et que le final n’est pas forcément désagréable.
- C’est quoi ces créatures bizarroïdes au look pour le moins improbable ?! Bon, allez, je leur laisse le bénéfice du doute tant que je n’ai pas lu le troisième tome.
- Oh non, je croyais qu’il allait y passer le mari de Sarah… bon, après, je trouve qu’il a une tête de con et le charisme d’une huitre, enfin…

Ma note : 7/10

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