samedi 29 novembre 2014

CARTHAGO – LES MONOLITHES DE KOUBÉ


CARTHAGO – LES MONOLITHES DE KOUBÉ

Le ciel est clair et pourtant, c’est une vague gigantesque qui déferle subitement sur les côtes de la Malaisie occidentale. Gigantesques navires chahutés comme des coquilles de noix, buildings submergés, population engloutie…Le tsunami aura ravagé en quelques heures à peine toutes les côtes de Bornéo, celles d’une partie de la Malaisie et du Vietnam. Des milliers de victimes et une plus étonnante ou incroyable que les autres : un Carcharodon Mégalodon d’une quinzaine de mètres, l’ancêtre préhistorique du grand requin blanc. Serait-ce celui-là même qui avait réussi à échapper au piège tendu par Feiersinger, le « centenaire des Carpates » milliardaire et collectionneur peu ordinaire ? La question se pose sans doute. Mais c’est ailleurs que les regards se tournent pour l’heure, afin de tenter d’apercevoir un Mégalodon vivant. Le propre frère cadet du vieux milliardaire promet en effet, à l’occasion d’un gigantesque show à Dubaï, de présenter le squale préhistorique qu’il a, lui, réussi à capturer. Son projet nourri cependant quelques inquiétudes, puisque le fameux requin semble avoir beaucoup de mal à supporter la captivité. Pendant ce temps, à Peak Hill en Australie, London Donovan décide de rendre visite à Kim Melville et à sa gentille fille Lou. Il a une proposition à leur faire...


Carthago – Les Monolithes de Koubé
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Milan Jovanovic
Couleurs : Delphine Rieu
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 15 octobre 2014
Nombre de pages : 55

Mon avis : C’est début juillet dernier que j’avais laisser en suspens l’intrigue de Carthago, énième série du sieur Christophe Bec (Carthago Adventures étant, bien évidement, a part) et dont le synopsis, a la fois sans surprise lorsque l’on est un habitué de l’auteur et que l’on connait sa passion pour les profondeurs abyssales, les mystères de notre planète et les méchantes entreprises pas très net, mais néanmoins captivant, avait sut me tenir en haleine lors de la lecture des trois premiers tomes. Du coup, vous imaginez bien que c’était avec un intérêt non dissimulé voir même une certaine impatience que j’attendais ce quatrième volume de la saga et qui, selon sa maison d’édition, annonçait un nouveau cycle – en deux tomes seulement. Or, après coup, je dois reconnaitre que je suis un peu partagé quand a ce quatrième volume de Carthago… alors certes, comme il fallait s’y attendre, l’on retrouve l’intrigue là où elle en était restée, l’intégralité d’un casting que l’on connait bien désormais et, la traditionnelle touche de notre ami Bec qui possède décidément un don certain pour nous pondre des scénarios certes complexes et ardus mais néanmoins captivants. Cependant, si tous les éléments sont bel et bien en place, si je ne peux que reconnaitre que la chose est pour le moins plaisante, il y a comme un je ne sais quoi qui fait que la sauce prend moins qu’auparavant : est-ce en raison du fait que j’avais lu les trois premiers tome d’un coup et que quelques mois se sont écoulés depuis, est-ce en raison que malgré un nombre conséquents d’informations l’intrigue semble ne guère avancer, est-ce en raison que certains éléments semblent pour le moins inutiles, du moins, ce fut ainsi que je l’ai ressenti ? Probablement un peu des trois raisons a la fois en fait. Mais bon, malgré ce constat et quelques doutes, Carthago reste porteur d’une intrigue suffisamment intéressante pour que l’on se dise que le prochain épisode réglera probablement toutes ces questions et que le sieur Bec sait où il va… du moins, je l’espère.


Points Positifs :
- Christophe Bec possède une telle maitrise scénaristique qu’il est difficile de dire qu’il ait vraiment raté un de ses albums, et, une fois de plus, force est de constater que malgré quelques doutes quand a ce quatrième tome de Carthago, entre une intrigue qui reste intéressante, un travail de recherche en amont qui nous fait nous dire que le bougre sait de quoi il parle et un déroulé de l’histoire quasi cinématographique, l’on reste dans la moyenne haute des productions actuelles.
- Un casting que l’on connait depuis quelques albums et que l’on prend plaisir à retrouver désormais.
- Quelques scènes pour le moins marquantes, surtout celles où l’on aperçoit des mégalodons ; au début, après le tsunami, puis celle dans le parc d’attraction.
- Les amateurs de paranormal et d’énigmes en tout genre comme moi ne pourront qu’être ravis devant les mentions faites de la structure sous-marine de Yonaguni ou de ce que le Commandant Cousteau aurait aperçu, au cours d’une plongée, au large de Djibouti.
- Euh… sur les dessins des aborigènes, c’est une représentation de… Cthulhu !?
- Graphiquement, Milan Jovanovic livre une prestation sans surprise mais qui reste plus que correcte.

Points Négatifs :
- Contrairement aux précédents épisodes de la série, ici, le scénario est légèrement moins captivant, la faute sans nul doute a une somme trop importante d’informations qui nous sont livrées et un découpage de l’intrigue parfois un peu hasardeux par moments.
- Euh, c’est moi où il ne s’est pas passé grand-chose dans ce tome ? Certes, des à-côtés, il y en a pas mal, mais bon, l’intrigue principale, elle…
- Comme d’habitude, si vous êtes un traditionnel lecteur des œuvres de Christophe Bec, alors, vous connaissez les grosses ficelles qu’il use et abuse par moments. Du coup, un certain sentiment de lassitude peut survenir au bout d’un moment.
- Un second cycle en… deux tomes, c’est tout ?! Vu que dans le premier, j’ai l’impression que ça n’avance pas beaucoup, j’ai comme un doute pour le prochain… ou alors, tout cela nous annonce un troisième cycle !?

Ma note : 7/10

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