samedi 18 octobre 2014

SARAH – LES ENFANTS DE SALAMANCA


SARAH – LES ENFANTS DE SALAMANCA

De nuit, Sarah et son mari David font en route pour leur nouvelle maison, un chalet perdu en pleine nature, aux abords de Salamanca, un petit bourg forestier de Pennsylvanie. A la frayeur subite d’une biche qui traverse dans leurs phares, succède l’angoisse sourde provenant du chalet voisin, une bicoque ornée de têtes de cerf et de carcasse de voitures. Leur nouvelle maison est en revanche beaucoup plus cosy et les alentours sont d’un calme intégral. Au réveil de leur première nuit, d’un sommeil royal, ils découvrent pourtant la cuisine ravagée, semble-t-il pas un animal sauvage. Les jours qui suivent sont occupés par David à tenter d‘apprivoiser son nouveau job (garde forestier), et par Sarah à s’immerger dans son nouveau quotidien. Les autochtones de Salamanca ne sont guère aimables envers elle. L’unique école est en ruine depuis 20 ans… mais où donc vont les enfants ? Sa question restera sans réponse. Le shérif lui conseille même de garder une arme en permanence à proximité : les animaux sauvages sont dangereux dans le coin, parait-il. Plus tard, le chauffagiste appelé en urgence pour un chauffe-eau en panne, remonte quatre à quatre de leur cave. Il se sentait épié, à travers les planches de ce tunnel mystérieux, creusé à même le sol. Et puis voilà que les corps de deux touristes sont retrouvés écrasés en bas d’un profond ravin, une chute a priori causée par des fauves, en amont, à en croire les profondes morsures…


Sarah – Les enfants de Salamanca
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Bertrand Denoulet
Couverture : Jaouen
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantastique, Action, Horreur
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 08 mai 2013
Nombre de pages : 64

Mon avis : Avant de rentrer dans le vif du sujet, bref, la critique de ce premier tome de Sarah, énième création du sieur Christophe Bec à avoir droit aux honneurs sur ce blog, une petite précision s’impose : la ville de Salamanca où se déroule l’intrigue n’est pas celle que l’on pourrait penser, c’est-à-dire, la ville espagnole, mais en fait, une bourgade nord-américaine située dans l’état de New-York, ce qui, vous en convenez, n’est pas tout à fait la même chose, ne serait-ce que point de vu ambiance. Cette petite déception passée, car en fait, croyant que Bec nous proposait un récit se déroulant en Espagne, j’étais curieux de voir ce que cela pouvait donner, force est de constater que, une fois de plus, on ne peut que constater que la qualité est bel et bien au rendez-vous ; ainsi, et un peu dans la lignée de Pandémonium, dont je vous ai parlé sur ce blog il y a quelques semaines, dans Sarah, Christophe Bec nous propose un récit que l’on a vu mille fois au cinéma et qui penche largement dans l’horreur, l’angoisse et le suspens. Ainsi, dans un coin paumé au milieu de nulle part et où, très rapidement, semble peser de lourds secrets sur son passé plus ou moins récent (et forcément pas très joli joli), un couple, et plus particulièrement une héroïne, Sarah donc, qui elle aussi, porte en elle un passé pour le moins lourd (kidnappée et violée par un pédophile lorsqu’elle était enfant), va vite se retrouver devant tout un tas d’événements pour le moins inquiétants : d’abord, leur cuisine est visitée, ensuite, les locaux ne semblent pas vraiment les accepter puis leurs voisins les plus proches semblent ne pas être très clair… Bien entendu, dit comme cela, tout ça ne semble pas être d’une grande originalité, j’en conviens, d’ailleurs, je ne cache pas le fait qu’un film, avec le même scénario, n’aurait en aucune façon un avis favorable de ma part… mais ici, c’est Christophe Bec qui est aux commandes et comme à chaque fois, comment ne pas reconnaitre son talent certain pour la narration et la mise en place de son intrigue !? Les événements s’enchainent, la tension augmente petit à petit et il en est de même pour le suspens ce qui fait que, comme à chaque fois, et alors que l’on se disait au début que cette fois ci, on tomberait finalement sur une œuvre de Bec qui nous décevrait, en fait, il n’en est rien : c’est captivant de bout en bout et même si Sarah ne brille pas par sa grande originalité, le talent de Bec fait que l’on accroche au récit et qu’ensuite, il devient impossible de le lâcher avant sa dernière page…


Points Positifs :
- Partant d’un synopsis qui ne brille pas par une originalité stupéfiante, force est de constater que le sieur Bec réussi une fois de plus le pari de tenir en haleine le lecteur avec des éléments du genre vus et revus mais qui fonctionnent parfaitement dans le cas présent.
- Une bourgade paumée au milieu de nulle part, un lourd secret sur celle-ci, des habitants peu loquaces voire franchement antipathiques, des voisins plus qu’inquiétants, des morts et une héroïne qui a subi des sévices sexuels dans son enfance et qui depuis, semble ne plus être seule dans sa tête ; bref, question ambiance, on est servi !
- Une bonne entrée en matière que ce premier tome et une fois celui-ci achevé, on a qu’une seule envie, découvrir la suite bien entendu !
- Stefano Raffaele a fait mieux depuis Sarah mais bon, dans l’ensemble, ses dessins sont corrects.

Points Négatifs :
- Un certain manque d’originalité, il faut le reconnaitre, et ce, a tous les niveaux : que ce soit l’héroïne, le lieu au sombre passé, etc.
- Christophe Bec est fort talentueux dans l’écriture de ses scénarios, je ne le nie pas, mais à force de me taper ses œuvres, je commence à le maitriser et me laisse moins surprendre.
- Correct, correct mais le sieur  Stefano Raffaele a toujours quelques petits soucis avec les visages des protagonistes et l’on ne peut que constater que certains sont légèrement loupés.

Ma note : 7/10

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