jeudi 2 octobre 2014

LES 30 DENIERS – VOULOIR


LES 30 DENIERS – VOULOIR

La situation se complique terriblement pour Yann. En tentant de jouer les mercenaires pour la régente List, il apprend qu'elle n'acceptera jamais de lui laisser le croissant, l'unique denier capable de guérir sa fille. La rencontre avec Ali le Morab, un indépendant qui est aussi sur la piste des deniers pour en monnayer la valeur, va lui offrir une opportunité nouvelle. Ils décident de partir à l'assaut de la résidence des régents, un manoir entouré de barbelés et gardé par des hommes en arme. Ali, pour en tirer un bénéfice sonnant et trébuchant ; Yann, pour mettre la main sur des talents et apporter le croissant à sa fille malade. Au sein du château, Rose est retenue prisonnière, enchaînée et torturée dans un sous-sol sombre, pour avoir trahi List. L'intrusion de Yann va mettre en lumière la tension qui règne au sein de la confrérie des détenteurs de deniers, le dernier en date étant Constantin Vangelis, perçu comme le protecteur de Yann. Alors qu'une course-poursuite s'engage, les moyens engagés par les régents pour rattraper les fuyards semblent sans limites. Et le pouvoir magique de chaque denier se révèle lors des confrontations qui se succèdent.


Les 30 Deniers – Vouloir
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Action, Esotérisme
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 septembre 2014
Nombre de pages : 58

Mon avis : Au mois de juin dernier, période bénite où j’attendais avec impatience les grandes vacances, comme tout à chacun, je décidais d’enterrer la hache de guerre avec l’un des auteurs de bande dessinée les plus présents sur ce blog, surtout aux débuts de celui-ci, Jean-Pierre Pécau, et qui, avec sa célèbre, contestable et interminable saga, L’Histoire Secrète, m’avait tellement agacé, au fil des tomes, que j’avais abandonné celle-ci en court de route. Mais le temps effaçant les rancœurs, je décidais, grand naïf que je suis, de lui redonner une chance, à lui et son vieux complice, Igor Kordey, en tentant l’expérience de leur toute dernière série en date, Les 30 Deniers. Et, ma foi, à ma grande surprise, force est de constater que non seulement, ce premier tome n’était pas aussi mauvais que je l’aurai cru, bien au contraire, mais qu’en plus, le second, acheté et lu quelques semaines auparavant, était du même acabit, c’est-à-dire, celui d’une série moyenne, certes, mais non dénué de qualités, le talent indéniable du sieur Pécau pour la narration et, surtout, pour les sociétés secrètes et autres sens cachés de l’Histoire y étant pour beaucoup. Du coup, forcément, après avoir renoué avec ces deux-là, je ne pouvais pas faire l’impasse sur le troisième tome, sorti fin septembre et que j’ai donc lu ce matin… et, ma foi… que j’ai bien fait de redonner une chance au duo Pécau/Kordey ! Bon, j’en conviens, les détracteurs pourront toujours trouver à redire quant au synopsis général de ces 30 Deniers, et d’ailleurs, moi-même suis le premier à reconnaitre que l’on ne fera pas l’impasse sur les traditionnels défauts du scénariste et du dessinateur : manque d’originalité général avec l’impression de relire L’Histoire Secrète par moments pour le premier et, pour le second, style tellement particulier qui fait que, pour ce qui est des planches, le meilleur frôle le pathétique. Mais en dehors de cela, d’un autre côté, comment ne pas reconnaitre que ce Vouloir, troisième opus des 30 Deniers, est le meilleur tome de la série jusqu’à aujourd’hui : ici, l’action prime sur tout le reste, le lecteur est captiver du début à la fin, on en apprend pas mal sur les sociétés secrètes qui gravitent autour de ces fameux deniers , il y a du sexe, de la violence, des morts, de l’humour et le père Kordey, lui, est tout bonnement déchainé aux pinceaux, livrant même, par moments, le meilleur de lui-même, c’est pour dire ! Ajoutons à cela la régente List, personnage complètement amorale, masochiste et hystérique en tant que grande méchante et qui sublime l’album et vous comprendrez pourquoi j’ai passé un excellent moment à la lecture de ce troisième tome des 30 Deniers ; et puis, même si ce n’est pas le truc de l’année, de temps en temps, des petites séries B comme ça, je ne suis franchement pas contre !


Points Positifs :
- Les deux premiers tomes de la série étaient plutôt partis sur de bonnes bases mais peinaient a décollé, or, ici, ça part dans tous les sens, l’action est à son comble et, au final, on en apprend pas mal sur les sociétés secrètes qui gravitent autour des Deniers, sur leurs histoire et même, on dirait bien, sur leurs adversaires !?
- Jean-Pierre Pécau est diablement doué dans ses scénarios tout de même : entre sa culture historique qu’il ne cesse de mettre en avant par le biais de nombreuses anecdotes et son talent inné pour captiver le lecteur, comment ne pas en redemander !?
- La régente List : complètement halluciné et amorale mais tellement charismatique, surtout au vu des autres protagonistes.
- Un Kordey au top, sur la quasi-totalité de l’album ; la chose est suffisamment rare pour ne pas le souligner car si oui, ici ou là, il y a quelques petits dérapages qui font tout son charme, comment ne pas reconnaitre que dans l’ensemble, le croate fait de l’excellent travail !?

Points Négatifs :
- La bien étrange impression que, par moments, on se croirait en train de lire un tome de L’Histoire Secrète ; bah oui, les Ivoires d’un côté, les Deniers de l’autre, c’est du pareil au même, non ?
- Un certain manque d’originalité par moments, renforcé par le fait que Pécau adore tout ce qui est sociétés secrètes, histoire cachée, théories du complot, etc.
- Le style, encore et toujours, d’Igor Kordey : certes, ce n’est plus une surprise pour personne, j’adore ce type, mais bon, avec lui, on passe du quasi sublime (dans son genre) au franchement moche d’une page à l’autre…
- Ouh elle n’est pas belle la couverture !

Ma note : 7,5/10

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