jeudi 2 octobre 2014

DEEPWATER PRISON – LE BLOC


DEEPWATER PRISON – LE BLOC

Les prisonniers de Deepwater prison, un établissement pénitentiaire situé au fond de l'océan, pensent qu'ils ont une occasion unique de fuir l'enfer qu'ils vivent au quotidien. Elaine Rosenberg, une représentante du gouvernement, vient de prendre ses quartiers dans l'appartement du directeur, pour enquêter sur la catastrophe écologique qui a vu une plateforme pétrolière de la Prometheus Oil sombrer à 500 m de fond. Cette étrangère qui va forcément devoir quitter à nouveau la prison est leur passeport idéal pour échapper aux années de détention qu'il leur reste à effectuer. Petit à petit, les prisonniers accumulent les informations nécessaires à l'élaboration d'un plan, en livrant le plus vulnérable d'entre eux aux abus sexuels de la part de gardiens qu'ils soudoient. La Prometheus Oil, quant à elle, via son représentant qui travaille avec Elaine, va tenter d'empêcher que la très rigoureuse jeune femme accède aux informations les plus pertinentes. De toute évidence, la plateforme a coulé en raison de graves négligences de sécurité, dont la multinationale ne veut pas assumer les conséquences financières colossales. Mais l'accès à l'épave sous-marine n'est pas simple : attirées par la lumière des bathyscaphes, de gigantesques anguilles menacent chacune des sorties d'Elaine. Dans le quotidien des mauvais traitements et des émeutes spontanées, les plans croisés se mettent en place et vont bientôt entrer en collision...


Deepwater Prison – Le Bloc
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore studio
Editeur : Soleil
Genre : Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 septembre 2014
Nombre de pages : 48

Mon avis : Christophe Bec étant devenu, depuis plus d’un an, le scénariste de bande dessinée le plus présent sur ce blog sur cette même période, il est donc pour le moins naturel de retrouver une fois de plus une de ses œuvres à l’honneur, surtout que celle-ci est sortie fin septembre et que, pour une fois, je n’aurai pas attendu des mois voire des années pour me la procurer. Il faut dire que, accessoirement, pour ce qui est de ce second opus de Deepwater Prison, dernière œuvre en date du duo Bec/Raffaele, ce fut début septembre que j’ai lu le premier tome de la série – celui-ci étant sorti en mars dernier – et que l’intrigue était encore toute fraiche dans ma mémoire : celle-ci, reprenant grosso modo les éléments de prédilections du sieur Bec, c’est-à-dire, le milieu marin, des créatures antédiluviennes, un sentiment d’oppression important et un déroulé cinématographique du scénario, sans etre d’une franche originalité – il faut le reconnaitre – n’en fonctionnait pas moins, un peu comme ces films a grands spectacles hollywoodiens parfaitement calibrés pour le grand public et auquel chacune des œuvres de Christophe Bec me fait penser. Et donc, après un premier tome qui mettait en place les protagonistes et l’univers de l’intrigue, ce second opus de Deepwater Prison nous plonge – c’est le cas de le dire – de plein pied dans l’action : personnages et différents enjeux sont désormais connus et, ma foi, l’on ne peut que constater une fois de plus la maitrise de Christophe Bec pour nous livrer des scénarios captivants au possible. Alors bien sûr, par moments, on ne peut s’empêcher de se dire que tout cela flirte parfois avec une œuvre de Série B, on ne peut s’empêcher de sourire quand a la réaction prévisible de certains protagonistes mais malgré tout, le plaisir de la lecture est bel et bien présent, à défaut de la surprise. Reste à savoir ce que donnera le troisième tome de cette saga et comment Bec conclura cette œuvre mais bon, pour le moment, est au vu des éléments mis en place, on peut etre optimiste et considéré que ce Deepwater Prison a tout pour, à défaut d’etre une BD géniale, au moins un fort sympathique divertissement, ce qui, il faut le reconnaitre également, n’est pas toujours le cas dans la concurrence…


Points Positifs :
- Une fois de plus, du Christophe Bec sans grande surprise mais du Bec tout de même ce qui signifie que celui-ci, même s’il n’est pas du genre à nous pondre des synopsis franchement originaux n’en possède pas moins un certain talent pour nous offrir des intrigues savamment maitrisées et franchement captivantes a la lecture.
- Après une mise en place de l’histoire dans le premier tome, ici, l’intrigue décolle véritablement et le niveau général franchis indubitablement un palier.
- Belle maitrise scénaristique de Christophe Bec.
-  Stefano Raffaele nous livre une prestation correcte, dans la lignée de ses albums précédents et l’on mettra en avant, bien entendu, ses illustrations de créatures marines.
- Une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Mouais, le côté négatif de Christophe Bec c’est que, comme toujours, on ne peut pas vraiment dire que ses scénarios soient d’une franche originalité et que, au bout de je ne sais combien de ses œuvres, par moments, on retrouve toujours les mêmes thèmes qui reviennent, encore et encore…
- Le sieur Raffaele a toujours du mal avec les visages de ses protagonistes par moments ; c’est dommage car, du coup, le bon côtoie allègrement le beaucoup moins bon.

Ma note : 7,5/10

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