mercredi 10 septembre 2014

DEEPWATER PRISON – CONSTELLATION


DEEPWATER PRISON – CONSTELLATION

Au large des Bermudes, dans le Pacifique, les activités de la plateforme de forage pétrolier de la Prometheus International suivaient leur cours normal jusqu'à l'effondrement d'une paroi sous-marine et l'explosion de la plateforme. Nous sommes en 2027, Elaine Rosenberg est la présidente de la commission sur l'énergie et l'environnement. Elle est mandatée par la présidence des Etats-Unis pour mener l'enquête au sein de la multinationale et découvrir les causes de l'accident. Une nappe de pétrole gigantesque menace les côtes sud du pays, de la Floride à la Louisiane. Le PDG de la compagnie ne voit pas d'un bon œil l'arrivée des autorités politiques dans une enquête sur ses méthodes de gestion de la sécurité de ses installations. L'enquêtrice va alors décider de se rendre sur place, pour accéder avec le personnel de la compagnie à tous les dossiers nécessaires. Pour ce faire, un endroit semble tout indiqué, situé plusieurs centaines de mètres sous le niveau des océans, à quelques encablures du lieu où les débris de la plateforme ont sombré. La prison de Deepwater, où sont rassemblés des tueurs en série, des meurtriers sadiques, une faune de personnages tous plus menaçants les uns que les autres. Et le Lieutenant Steward, condamné trois ans plus tôt pour avoir refusé l'ordre de détruire un village iranien peuplé d'enfants et de vieillards. Lors de la descente en bathyscaphe vers la prison, d'étranges créatures aux formes reptiliennes s'approchent de la capsule...


Deepwater Prison – Constellation
Editeur : Soleil
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore studio
Genre : Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 19 mars 2014
Nombre de pages : 48

Mon avis : Dans l’attente du quatrième tome de la série Carthago qui sera disponible en octobre prochain et surtout, du onzième de Prométhée dans quelques mois, m’étant retrouvé légèrement en manque de productions de l’un de mes auteurs préférés de ces dernières années, je veux bien évidement parler de Christophe Bec, je me suis dit que je pouvais parfaitement tenter l’expérience Deepwater Prison, dernière série en date du prolifique auteur et dont le premier tome était sorti en mars dernier. Accompagné d’un certain Stefano Raffaele qui est devenu le dessinateur attitré de Prométhée depuis quelques tomes, nous retrouvons donc un duo que les amateurs connaissent parfaitement, et, si sur ce point, il n’y aucune surprise, force est de constater que dès les premières pages de cette nouvelle série, nous nous trouvons en terrain habituel : les fonds marins, une catastrophe, d’étranges créatures imposantes et mystérieuses, une multinationale aux méthodes plus que douteuses… hum, si ça ne me fait pas penser à Carthago ?! Mais ici, ce n’est pas la cryptozoologie qui est le thème central de l’intrigue mais plutôt une prison sous-marine, au demeurant inhumaine, construite par le gouvernement des Etats-Unis afin que ses détenus les plus coriaces et ingérables y soient placés, sans espoir d’évasion… Enfin, sans espoir : qui dit prison dit forcément évasion ou, du moins, tentative, et très rapidement, après une présentation des divers protagonistes, on comprend que certains détenus souhaitent se faire la mal et qu’une opportunité se présente à eux, opportunité en lien avec la catastrophe de la plateforme pétrolière, mais chut, je n’en dirais pas plus… Ce premier tome de Deepwater Prison est donc une production de Christophe Bec sans grande surprise, qui n’en possède pas moins toutes les qualités que l’on retrouve traditionnellement dans ses scénarios : bon petit blockbuster comme le sieur Bec nous en offre régulièrement, il faudra néanmoins attendre la suite pour s’en faire une idée plus précise car, pour le moment, si Deepwater Prison laisse présager bien des espoirs pour les tomes présents, un certain manque d’originalité est le sentiment qui prédomine le plus à l’issu de ce premier volet.


Points Positifs :
- Du Christophe Bec comme on l’aime et qui nous entraine une fois de plus dans son domaine de prédilection : les profondeurs des océans, des créatures sous-marines venus d’un autre temps, un sentiment oppressant du début à la fin, des protagonistes marquants et des multinationales impitoyables.
- On retrouve son compère de Prométhée, c’est-à-dire, Stefano Raffaele, c’est-à-dire, égal à lui-même et qui nous livre de forts belles planches dans l’ensemble.
- Plutôt pertinente l’idée trouvée par Bec pour lutter contre la surpopulation carcérale : les fonds des mers, pourquoi pas ?
- Un sympathique premier tome pour une série qui promet ; espérons que la suite soit à la hauteur de nos espérances.

Points Négatifs :
- Mine de rien, je l’apprécie bien Christophe Bec mais pour le moment, on ne peut pas vraiment dire que ce Deepwater Prison soit d’une immense originalité, surtout que l’on retrouve bien des thèmes traditionnels des œuvres de l’auteur.
- Ce sentiment est renforcé par la présence de Stefano Raffaele qui officie traditionnellement sur Prométhée.
- Puisque j’en suis à parler du dessinateur, si celui-ci nous livre de forts belles planches et, dans l’ensemble, un fort bon travail, reconnaissons que certaines cases sont un peu ratées au niveau des visages.

Ma note : 7/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...