dimanche 28 septembre 2014

CARTHAGO ADVENTURES – CHIPEKWE


CARTHAGO ADVENTURES – CHIPEKWE

La fille de Lord John Russel, décédé, vient trouver Feiersinger pour savoir si les photos d'un dinosaure censé vivre dans le Loch Ness sont  truquées ou non. Feiersinger accepte s'il peut avoir accès aux archives de Russel. Il y trouve le journal de Gobler qui affirme avoir chassé en Angola un monstre préhistorique, le Chipekwe. Aussitôt, le centenaire des Carpates embarque London Donovan et son amie Luyana pour l'Angola. Après plusieurs jours de recherche, l'équipe se frotte à un Sarcosuchus imperator, l'ancêtre préhistorique des crocodiles.


Carthago Adventures – Chipekwe
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Max von Fafner
Couleurs : Max von Fafner
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Cryptozoologie
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 05 février 2014
Nombre de pages : 56

Mon avis : Toujours dans l’attente du quatrième tome de l’excellente série de Christophe Bec (encore et toujours lui) qu’est Carthago et qui paraitra dans le commerce sensiblement mi-octobre prochain, cela faisait quelques temps que je m’étais mis en tête, histoire de patienter, de m’atteler à la lecture de ce Chipekwe, second opus, lui, d’une série dérivée, Carthago Adventures dont le premier tome, Bluff Creek, eut droit à sa critique sur ce blog en aout dernier. Bien évidemment, ces one-shot qui mettent à chaque fois, par album, une créature légendaire poursuivie par le duo Centenaire des Carpates/London Donovan, est loin, qualitativement de la série principale, cependant, vu que j’avais trouvé le premier volume pour le moins agréable lors de sa lecture, je m’étais dit, et malgré bon nombre de critiques négatives lues sur le net, que cette suite pourrait ne pas etre aussi mauvaise que certains le disaient… Pas aussi, certes, mais force est de constater que ce Chipekwe, s’il n’est pas une franche déception vu que je n’en attendais pas grand-chose non plus est assez moyen, voire très moyen même. Pourtant, à la base, les choses s’engageaient bien puisque, plutôt que de nous entrainer sur les traces d’une créature cryptozoologique archi-connue, ce qui aurait été la solution de facilité, Christophe Bec préfère nous entrainer du côté du continent africain et plus précisément en Angola afin de faire la lumière sur le légendaire Chipekwe, une créature préhistorique tueuse de rhinocéros et d’hippopotames s’il faut en croire les quelques témoins qui l’auraient aperçus. Un choix risqué mais intéressant qui nous fait découvrir une créature que même pas mal de férus de créatures oubliées ne connaissaient pas – après tout, ce n’est pas le Mokele-Mbêmbe non plus. Hélas, malgré toutes les bonnes intentions du monde, l’intrigue ne prend pas et si l’on pouvait se passionner pour la chasse au Bigfoot dans Bluff Creek, ici, c’est loin d’etre le cas : les événements se succèdent les uns après les autres et ce, sans que l’intrigue ne décolle vraiment, pourtant, il s’en passe des choses et d’ailleurs, l’un des protagonistes du premier opus passe l’arme à gauche, mais même cet évènement, dramatique au possible et qui ne peut laisser notre London Donovan indifférent, ne rehausse en aucune façon l’intrigue et l’on se contente, sans grand enthousiasme, de la suivre, jusqu’à son dénouement final sans grande passion et sans grand intérêt. Dommage, oui, vraiment dommage, car ce manque flagrant de souffle, alors que le synopsis de départ, lui, était loin d’etre inintéressant, fait que l’on ne peut qu’etre déçu par ce Chipekwe qui ne promettait peut etre pas monts et merveilles, certes, mais dont on était en droit d’attendre bien mieux…


Points Positifs :
- L’idée de départ, elle, est excellente et je trouve que le choix de Christophe Bec de nous entrainer sur les traces d’une créature cryptozoologique pour le moins peu connue, le fameux Chipekwe, est une fort bonne chose ; après tout, la facilité aurait été Nessie, le Serpent de Mer et autres célébrités du même genre.
- De la même façon, l’identité du Chipekwe (attention spoiler, le Sarcosuchus imperator) est plutôt crédible.
- Un faux Cératosaure, de faux clichés de Nessie et une apparition sympathique de ce dernier à la fin : ah, les aléas de la recherche cryptozoologique !  
- Pour les amateurs de cryptozoologie, le chasseur de fauves sud-africain F. Gobler a bel et bien existé et a effectivement fait mention de témoignages au sujet du Chipekwe, comme quoi, on en apprend tous les jours.

Points Négatifs :
- Malheureusement, malgré de bonnes idées, voir même de très bonnes idées, a aucun moment, l’intrigue ne décolle et les pages défilent, les unes après les autres, sans que l’on se passionne véritablement pour une histoire dont le potentiel n’était pourtant pas déplaisant.
- Un protagoniste majeur perd la vie dans cet album (bon, allez, tant pis pour les spoilers, c’est la copine indienne de Donovan) et si ça mort est horrible et spectaculaire, force est de constater qu’elle laisse un peu froid, peut etre au vu de la façon dont elle fut amenée ou peut-être tout simplement en raison du fait que, comme je l’ai dit précédemment, l’intrigue ne décolla jamais dans ce Chipekwe.
- Graphiquement, je n’ai pas vraiment été emballé par le travail de Max von Fafner et ce, même si j’ai apprécié certaines planches car à côté de ça, d’autres étaient plutôt loupées, l’exemple le plus flagrant étant page 43, lorsque Luyana se retrouve face au Sarcosuchus : mais c’est quoi cette position pour le moins saugrenue !?

Ma note : 5,5/10

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