dimanche 17 août 2014

ZARAFA


ZARAFA

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…


Zarafa
Réalisation : Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie
Scénario : Rémi Bezançon et Alexander Abela
Musique : Laurent Perez Del Mar
Société de production : Pathé, Prima Linea Productions
Genre : Animation
Titre en vo : Zarafa
Pays d’origine : France
Parution : 21 janvier 2012
Langue d'origine : français
Durée : 75 mn

Voix françaises :
Max Renaudin : Maki
Simon Abkarian : Hassan
Vernon Dobtcheff : le vieux sage
Thierry Frémont : Moreno
François-Xavier Demaison : Malaterre
Ronit Elkabetz : Bouboulina
Mostefa Stiti : le pacha Méhémet Ali
Déborah François : Zarafa adulte
Mohamed Fellag : Mahmoud
Roger Dumas : Charles X
Philippe Morier-Genoud : Saint-Hilaire

Mon avis : Je dois reconnaitre d’entrée de jeu que ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que je me suis décidé à regarder ce Zarafa, il faut dire que lors de sa sortie, il y a de cela environ deux ans, l’histoire de ce long métrage d’animation – soit disant inspiré de l’histoire vrai (méfiance toujours quand cela est mis en avant dans une œuvre) de la première girafe à avoir fouler le sol de France, cadeau d’un Pacha égyptien au début du XIXème siècle au Roi Charles X – ne m’inspirait pas plus que cela. En plus, l’ensemble me semblait franchement enfantin et comme en plus, c’était français – non pas que j’ai quoi que ce soit contre les productions locales, mais bon – je me disais que Zarafa pouvait parfaitement faire partie de ces œuvres que je ne verrais jamais, et ce, sans que cela soit un manque… Pourtant, à force d’en avoir entendu tant de bien de par ma femme, lorsque l’occasion de le regarder se présenta, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas sauf que, comment dire, en fait, tout ce que j’ai dit précédemment, après visionnage de la chose, reste parfaitement valable : oui, ce Zarafa est pour le moins sympathique et ce laisse regarder mais bon, c’est franchement destiné à un jeune public avant tout et même si j’ai bien aimé une ou deux idées, même si le charismatique Hassan n’était pas déplaisant et que, grâce à ce dessin animé, j’ai appris que le personnage de Bouboulina a bel et bien exister (en fait, c’était une patriote grecque qui a lutté pour l’indépendance de son pays contre les turcs), il est clair que tout cela, du moins pour moi, ne restera pas dans les annales. Mais bon, peut-être suis-je trop vieux pour ce genre de productions car bon, a bien y réfléchir, mieux vaut un truc comme Zarafa pour les enfants qu’une énième production débile d’outre-Atlantique.


Points Positifs :
- Une histoire certes très romancée mais qui n’en reste pas moins sympathique et regardable, surtout pour les plus jeunes d’entre nous à qui ce film est avant tout destiné.
- En toute objectivité, l’animation n’est pas extraordinaire mais j’ai apprécié le look des protagonistes et quelques décors franchement pas mal.
- J’aurais appris l’existence de la vrai Bouboulina, héroïne et patriote grecque du XIXème siècle.
- Eh, il y a des morts dans Zarafa ! Ça ne rigole pas et, ma foi, ce n’est pas plus mal…

Points Négatifs :
- Bon, c’est vraiment pour les enfants Zarafa et un public plus adulte peut avoir du mal, mais bon, après tout, à chaque œuvre son public, non ?!
- D’entrée de jeu, ca commençait mal : des esclavagistes blancs dans une région du monde où ils n’étaient pas présents et un bédouin sympa et anti-esclavagiste alors que, justement, c’était son peuple qui faisait des razzias sur les pauvres hères dont le seul tort était d’etre noir. Oui, je sais, c’est un dessin animé pour enfants et non un documentaire historique mais bon, ça m’énerve toujours ce genre de désinformations… tout en reconnaissant que les blancs étaient tout aussi salauds dans l’histoire.
- Un côté un peu trop prévisible, personnages stéréotypés au possible… oui, je sais, c’est pour les enfants mais bon…
- Quand la girafe s’est mis à parler, alors là, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que ça partait en couille !

Ma note : 6/10

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