mardi 12 août 2014

LE JOUET


LE JOUET

François Perrin, journaliste au chômage depuis dix-sept mois et six jours, parvient à trouver un travail dans un journal parisien, France Hebdo, dirigé par le redoutable milliardaire Pierre Rambal-Cochet, épaulé par un rédacteur en chef de figuration, M. de Blénac, qui ne peut qu'approuver les choix du Président Rambal-Cochet... Rapidement, le jeune journaliste fait état du climat délétère qui règne au sein de l'empire Rambal-Cochet, en assistant, par exemple, aux « obligations », ces déjeuners publics au cours desquels M. Rambal-Cochet est censé féliciter ses employés et profite de l'occasion pour pouvoir se distraire. Impuissant, Perrin assiste également au licenciement d'un journaliste, Pignier, car ayant « les mains moites » ! Un jour, en compagnie d'un photographe pour lequel il éprouve de la sympathie, Perrin se rend dans un magasin de jouets appartenant à Rambal-Cochet, La Grande Quinzaine du Jouet, dans le cadre d'un reportage. Il tombe sur Éric Rambal-Cochet, qui n'est autre que le fils du milliardaire, par ailleurs propriétaire du magasin. L'enfant, amusé par le comportement quelque peu maladroit du journaliste, décide de le prendre comme jouet. Embarrassé, Georges Pouzier, le directeur du magasin, lui dit qu'il n'est pas possible de le prendre comme jouet « car c'est un monsieur », mais le jeune garçon, qui n'a que faire des propos de Pouzier, insiste.


Le Jouet
Réalisation : Francis Veber
Scénario : Francis Veber
Musique : Vladimir Cosma
Production : Renn Productions, Andréa Films, Fideline Films, E.F.V.E Films
Genre : Comédie
Titre en vo : Le Jouet
Pays d’origine : France
Parution : 8 décembre 1976
Langue d'origine : français
Durée : 95 min

Casting :
Pierre Richard : François Perrin
Michel Bouquet : Pierre Rambal-Cochet
Fabrice Greco : Eric Rambal-Cochet
Jacques François : M. de Blénac
Charles Gérard : le photographe
Gérard Jugnot : Pignier
Suzy Dyson : Christine Rambal-Cochet
Michel Aumont : Georges Pouzier
Michel Robin : le majordome
Michèle Sand : Nicole Perrin
Alix Mahieux : la gouvernante

Mon avis : Il se pourrait fort bien que certains habitués, anonymes ou pas, de ce blog trouvent pour le moins singulier la présence de ce long métrage ici, car bon, un film de Pierre Richard, ce n’est pas commun sur le Journal de Feanor, d’ailleurs, j’irais même plus loin puisqu’il s’agit d’une première, ce qui, en six ans et demi d’existence peut etre tout autant singulier… Oui car autant on peut mépriser ce genre de comédies françaises des années 70, autant on peut trouver pour le moins insupportable Pierre Richard qui bâti sa carrière en jouant, encore et encore (du moins du temps de sa gloire) le même rôle, celui d’un incorrigible maladroit et malchanceux a qui toutes les catastrophes arrivent, autant on peut trouver que tout cela n’est qu’un cinéma grand public sans grand intérêt, autant on peut pester quant aux multidiffusions de ces films… autant… oui, autant on ne peut pas s’empêcher de se dire qu’en fait, ce n’est pas si nul que ça en a l’air ! Alors oui, c’est français, et alors ? Les américains posséderaient-ils le monopole de la qualité ? Loin de là ! Pierre Richard joue toujours le même rôle et par moments, on se croirait grosso modo devant les mêmes films ? Et alors, ça n’empêche pas qu’il peut etre drôle ! Quant aux rediffusions sur le petit écran… Bah en fait, Le Jouet ne l’est pas tant que ça car si, bien entendu, j’ai eu au cours de ma vie maintes fois l’occasion de le voir et de le revoir, rien de comparable avec des films comme La chèvre ou Les compères… Et puis, comment dire : le sujet, sans etre transcendant bien sûr, est plutôt correct : un mec complètement paumé – Pierre Richard – qui devient le jouet d’un enfant roi, fils d’un riche industriel qui ne peut rien lui refuser, et qui, petit à petit, va se lier au gamin jusqu’à lui apprendre des valeurs plus nobles que celles de son père, mouais, ce n’est pas trop mal et ça peut parfaitement se regarder. Après, ce n’est pas un grand film ni même le plus drôle avec Pierre Richard, mais bon, pour cette histoire d’amitié entre lui et le gamin et pour une ou deux scènes, pourquoi pas !?


Points Positifs :
- Un postulat de départ franchement saugrenu – un fils de riche qui prend pour jouet un employé de son père – mais qui accouche, au final, d’une histoire sympathique et qui se laisse regarder, surtout que cet enfant, insupportable au départ, se révèle finalement etre bien malheureux.
- Rien que de voir la dégaine de Pierre Richard, personnellement, j’ai envie de rire : ce type dans ses films est un formidable looser qui en plus, se la pète un peu, et même si ce rôle est plus ou moins récurant, ça marche à chaque fois.
- Le coup de l’employé qui se fait virer parce qu’il a les mains moites, vous trouvez cela exagéré ? En fait, c’est tirer d’un fait réel avec Marcel Dassault : rien que pour l’apprendre, ça valait le coup.

Points Négatifs :
- Mouais bon, ça reste tout de même plutôt moyen dans l’ensemble : Pierre Richard a fait mieux dans d’autres films et le scénario, sympa au départ, ne décolle pas vraiment et a plutôt tendance à partir par moments dans le grand n’importe quoi.
- Par moments, Pierre Richard en fait beaucoup trop, ce qui nuit au film.
- Plutôt moralisant non comme synopsis ? Salauds de riches pourrait-on dire à la fin du film…
- Personnages stéréotypés, situations exagérées… certes, c’est une comédie, mais par moment, trop c’est trop.

Ma note : 5,5/10

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