vendredi 1 août 2014

JOUR J – LE LION D'ÉGYPTE


JOUR J – LE LION D'ÉGYPTE

Cinquante ans après la chute de Constantinople, Byzance étant passée sous domination turque, une flotte Mamelouke en provenance de l'ancienne Egypte se présente aux portes de la ville de Smyrne. N'ayant a priori aucune chance de franchir les murs d'enceinte de la forteresse, elle n'inquiète pas les autorités militaires, qui pensent la réduire en poussière. Pourtant, plusieurs navires fortement armés parviennent à traverser la baie en larguant dans l'eau d'étranges engins flottant aux carapaces de bois. Et à l'approche de la ville, une de ces machines surplombée d'un immense pieu de métal transperce les pierres et permet à une troupe de cavaliers de pénétrer dans la ville. Les Mamelouks pillent la citadelle et se retirent au matin, avant que des renforts ottomans n'arrivent sur place. De mémoire de combattant, nul n'avait vu une telle arme de guerre, provenant de toute évidence d'une science supérieure. Quelques années avant ces évènements, dans la cour du pape Alexandre VI, un artiste inventeur de génie a quitté avec fracas celui qui l'entretenait jusqu'alors. Pour quelques pigments qui lui manquaient pour terminer une œuvre, Leonard de Vinci a abandonné la chrétienté pour rejoindre le Sultan Tuman Beg. Ce dernier va donner au formidable inventeur le moyen d'expérimenter ses formidables machines de guerre. Le cours de l'histoire va s'en trouver transformé, de multiples manières...


Jour J – Le lion d’Égypte
Editeur : Delcourt
Scénario : Fred Duval, Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Ive Svorcina
Genre : Uchronie, Historique, Mondes décalés, Politique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 06 mars 2013
Nombre de pages : 56

Mon avis : Début juin dernier, par le biais d’une nouvelle bande dessinée, Les 30 Deniers, je faisais un peu la paix avec deux auteurs que j’avais fortement apprécié il y a quelques années, au point qu’ils étaient presque omniprésents sur ce blog, mais qui, depuis septembre 2011, étaient aux abonnés absents : il faut dire pour expliquer cela que leur saga phare, L’Histoire Secrète, interminable, me décevait tellement qu’au bout d’un moment, celle-ci m’avait dégouter d’eux. Ces auteurs, les connaisseurs les auront reconnus, ce sont Jean-Pierre Pécau et Igor Kordey, et donc, depuis deux mois, c’est un petit peu leur retour en grâce à mes yeux. Du coup, il n’est pas illogique de les retrouver aujourd’hui sur ce blog, et avec une série qui m’avait tellement déçue, Jour J, que j’avais abandonné les frais au bout de… deux petits tomes. Mais comme je souhaitais renouer un peu avec les deux compères sans me replonger dans la suite de L’Histoire Secrète dont il me manque les derniers volumes (pas encore complètement fou le Feanor), je me suis dit qu’essayer les deux volumes de Jour J où l’on retrouvait Pécau et Kordey pouvait valoir le coup, et, ma foi… je reconnais que je n’ai pas été déçu puisque autant j’avais gardé un fort mauvais souvenir des deux premiers tomes de cette série uchronique et qui possédait un postulat de départ pour le moins intéressant (chaque volume, indépendant les uns des autres, nous présente une période historique donné mais différente de la nôtre, l’histoire ayant divergée) autant la lecture de ce… douzième tome aura été une agréable surprise. Oh certes, tout n’est pas parfait, loin de là, mais dans son genre, le scénario des sieurs Pécau et Duval (Hauteville House) est plutôt réussi : nous plongeant en pleine renaissance, une période historique que j’apprécie fortement, et mettant en avant tout un tas de personnages réels bien connus comme Leonard de Vinci, les Borgia ou Machiavel, les deux compères nous proposent une intrigue où prime davantage les nombreuses bassesses de l’âme humaine que l’action. Ainsi, égoïsme, envie et volonté de puissance sont les maitres mots de ce Lion d’Egypte et sincèrement, ce fut un véritable petit régal que de découvrir le déroulement de celui-ci. Reste, bien entendu, le cas Kordey et là, comment dire, c’est un autre problème car son style est tellement particulier qu’il rebutera bon nombre d’entre vous… mais bon, personnellement, moi, je suis plutôt fan et comme en plus, c’est du bon Kordey que nous avons là et non du Kordey brouillon, que demander de plus ? Bref, un bon petit album et sans nul doute la confirmation du retour en grâce d’un duo trop longtemps délaissé…


Points Positifs :
- Scénaristiquement, c’est franchement pas mal et le duo Pécau/Duval nous propose une fort bonne intrigue captivante au possible.
- Des personnages, historiques bien entendu, hauts en couleurs et dont certains – je pense a Leonard surtout – sont vus sous un jour nouveau et bien moins reluisant que d’habitude.
- Bien apprécier l’idée de donner vie ainsi aux inventions de Leonard de Vinci comme ses tanks, l’aile volante, le vélo, etc.
- Un Kordey de bon niveau, ce qui n’empêche pas quelques pages un peu moins réussies mais plutôt correct voir excellent par moments avec son style particulier.

Points Négatifs :
- Bon, pour en revenir à Kordey, après, son style est vraiment particulier et n’est en aucune façon grand public, d’où le fait que nombreux seront ceux qui risquent de ne pas apprécier les dessins.
- Bonne histoire, je ne le nie pas, plutôt agréable à lire et captivante par moments mais tout n’est pas parfait non plus : par moments, on a l’impression qu’il y a un peu trop de protagonistes ce qui fait que certains sont sous-exploités, de plus, par moments, les auteurs usent un peu trop de raccourcis scénaristiques.

Ma note : 7,5/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...