lundi 4 août 2014

DARK MOON


DARK MOON

Des anciens peuples, seuls les humains ont survécu. Les paisibles Eldarins, les sages Odors et les monstrueux Daroths ne sont plus qu'un souvenir, disparus de la surface du monde après une guerre sanglante. Mais les humains ont la mémoire courte... Mille ans plus tard, alors que quatre duchés se livrent une guerre fratricide pour s'emparer d'une perle aux pouvoirs magiques, par une nuit où la lune est plus noire que le ciel, l'impensable survient. Au beau milieu du Désert du Nord, une cité gigantesque surgit de nulle part. Les Daroths sont de retour, et personne ne peut les arrêter. Le sort du monde repose désormais sur les épaules de quatre héros. Duvodas, le guérisseur, dernier dépositaire du savoir des Eldarins. Karis, la belle stratège qui compte autant de victoires que d'amants. Et le jeune Tarantio, le plus dangereux spadassin à avoir foulé le sol. Car Tarantio cache en son sein un être pire encore que les Daroths : Dace, le quatrième héros...


Dark Moon
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1996
Edition Poche : 21 mars 2014
Titre en vo : Dark Moon
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Karim Chergui
Editeur : Milady
Nombre de pages : 480

Mon avis : Un été David Gemmell ? J’irais même plus loin, une année David Gemmell puisque, après Le Lion de Macédoine, qui m’a fait découvrir cet auteur, le formidable Légende, Renégats puis le dytique Loup Blanc et Les épées de la nuit et du jour, voilà qu’aujourd’hui, c’est autour de Dark Moon d’avoir droit à sa critique sur ce blog, ce qui signifie que s’il m’a fallu attendre d’avoir presque quarante ans pour me lancer dans les œuvres de cet auteur, le fait de lire, que dis-je, de dévorer autant de ses romans en aussi peu de temps signifie bel et bien à quel point je suis devenu accro. Pourtant, a un moment donné, il faut savoir dire stop, faire une pause, passer à autre chose avant qu’il ne soit trop tard, que la lassitude ne prenne le pas sur tout le reste et n’obscurcisse notre jugement ; après tout, il sera toujours temps de retrouver ce bon vieux Druss où de découvrir le charismatique Waylander plus tard… Car ce n’est pas une surprise pour les spécialistes de Gemmell, son plus grand défaut, précisément, c’est qu’à chaque fois, grosso modo, il nous pond (ou plutôt pondait puisqu’il est décédé) le même scénario : prenez une poignée de héros charismatiques et sympathiques confrontés à une menace indicible qui ne leur laisse aucun espoir (le plus souvent, ils sont assiégés aussi), saupoudrez le tout de retournements de situations inattendus, de dialogues hauts en couleurs et vous obtenez peu ou prou un roman de Gemmell… mais un roman tellement captivant que vous aurez le plus grand mal à le lâcher avant la fin. Oui, c’est toujours cela David Gemmell, et pourtant, à chaque fois, ça marche. Alors bien sûr, vous avez compris que ce Dark Moon ne déroge pas à la règle, qu’il suffit de remplacer les Druss et autres Skilgannon par Karis et Tarantio (le héros schizophrène aux deux personnalités) et les hordes barbares d’Ulrik ou celles de la Reine sorcière par les Daroths, bref, que c’est toujours plus moins pareil mais malgré cela, qu’est-ce que c’est efficace, que dis-je, très bon même par moments ! Mais justement, comme je le disais plus haut, il faut savoir faire une pause avant que la lassitude ne soit au rendez-vous, et là, je pense que je me suis arrêté à temps…


Points Positifs :
- Oui, c’est du vu et du revu, oui, ce n’est pas original pour un sou mais une fois de plus, preuve est faite que le sieur Gemmell possédait un talent certain pour nous offrir des intrigues captivantes au possible, et même sur ce point qui peut apparaitre à juste raison comme un défaut, ce n’est pas évidant de, en se basant quasiment à chaque fois sur les mêmes idées de départ, de nous sortir à chaque fois de bons romans.
- Tarantio est un personnage peu commun avec ses deux personnalités et ses dialogues de schizophrène (car c’est ce qu’il est) sont un régal pour le lecteur.
- Le général Karis, la femme de glace, la femme aux milles amants, une femme forte dans un monde d’hommes mais qui possède ses faiblesses également ; un personnage plus tragique et intéressant qu’on ne le penserait de prime abord.
- La vision de Gemmell sur la folie de la guerre, la soif de puissance, le racisme également avec ses oppositions entre des races différentes, mais aussi la non-violence, l’esprit de sacrifice.
- Les Daroths, une race cruelle et sans pitié envers les autres mais plutôt intéressante.
- Une fin émouvante.

Points Négatifs :
- Les détracteurs de David Gemmell n’ont pas tort : ses histoires sont à peu de choses prêt toujours les mêmes et c’est vrai qu’au bout d’un moment, cela finit par lasser, surtout si on lit trop de romans à la suite.
- Traditionnels raccourcis par moments, des personnages un peu oubliés et un certain manque de surprises.
- Je trouve que ce Dark Moon aurait été meilleur avec une bonne centaine de pages supplémentaires ; après tout, il y avait de quoi faire avec toute cette flopé de protagonistes intéressants.

Ma note : 8/10

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