jeudi 3 juillet 2014

LOUP BLANC


LOUP BLANC

Skilgannon le Damné a disparu des pages de l'Histoire. À la suite de son dernier triomphe, le Général a emporté les légendaires Épées de la Nuit et du Jour et a quitté les terres de Naashan. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver. Trois ans plus tard, loin de là, une foule décidée à tuer se rassemble autour d'un monastère. Elle est accueillie par un unique prêtre désarmé. En quelques terrifiantes secondes, le monde des villageois est changé à jamais, et la rumeur se répand à travers les terres de l'Est. Skilgannon est de retour ! Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d'un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Avec des assassins à ses trousses et une armée d'ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.  Mais il ne voyage pas seul. L'homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende !


Loup Blanc
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 2003
Edition Poche : 28 mars 2013
Titre en vo : White Wolf
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Milady
Nombre de pages : 585

Mon avis : L’été est arrivé, les vacances également, et après avoir découvert David Gemmell il y a tout juste quelques mois avec son cycle du Lion de Macédoine, fait une première incursion dans son cycle le plus connu, Drenaï, avec son premier roman et, selon moi, son chef d’œuvre absolu, Légende, puis avoir poursuivi du côté de Renégats et son côté légendes arthurienne assumé, voilà que j’ai décidé de replonger dans le cycle préféré de l’auteur britannique, Drenaï donc, celui auquel il revenait régulièrement, par le biais de l’un de ses ouvrages dont j’attendais le plus : Loup Blanc. Il faut dire pour cela que j’en avais entendu le plus grand bien et que, malgré quelques critiques négatives ou moins enthousiastes, le peu que j’en savais m’avais mis l’eau à la bouche : imaginez donc un récit avec un protagoniste principal hautement charismatique, Skilgannon, dit le Damné car en plus d’etre un formidable combattant, c’est aussi un ancien général qui a énormément de sang d’innocents sur les mains, bref, un personnage en quête de rédemption et tourmenté au possible, mais aussi… mais aussi, un second rôle qui n’est rien d’autre que le légendaire… Druss !!! Oui, le Druss, celui de Légende, le formidable guerrier a la double hache mort sur les remparts de Dros Delnoch dans ce qui restera, selon moi, comme l’un des plus captivants ouvrages d’Heroic Fantasy qu’il m’a été donné de lire. Bref, deux héros pour le prix d’un, et quels héros, surtout que, et je commence à avoir l’habitude avec Gemmell, les seconds rôles ne sont pas en reste, loin de là ! Du coup, avec un synopsis de départ certes peu original mais engageant et une flopée de protagonistes hauts en couleurs, ce Loup Blanc (appelé ainsi en hommage à Elric d’un certain Moorcock) portait en lui les bases pour en faire, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais au moins, je n’en doutais pas, un fort bon roman de Fantasy comme je les aime. D’ailleurs, le début laissait sous-entendre que cela allait etre le cas, pourtant, au fil des pages et de l’évolution de l’intrigue, j’ai commencé à remarquer certains détails dérangeants, certaines ficelles traditionnelles de l’auteur – car bon, reconnaissons que Gemmell, aussi talentueux soit-il pour nous pondre des histoires franchement captivantes, nous sort souvent le même genre d’intrigues avec ce côté de groupe de héros seuls contre tous – et même, vers le milieu du roman, un certain essoufflement qui, fort heureusement, ne dura pas vu que le final, même si trop court au vu de tout le reste (mais là aussi, on commence à avoir l’habitude même si on n’est pas dans l’exagération a la Renégats) n’en reste pas moins excellent ! Du coup, malgré un duo de héros tout simplement époustouflants (même si Druss se contente de faire du… Druss), des seconds rôles attachants, des ennemis intéressants, une intrigue qui part un peu dans tous les sens mais qui n’en reste pas moins captivante et tout un tas de flashbacks qui nous en apprennent beaucoup sur le passé torturé de Skilgannon, ce sont finalement les défauts un peu habituels de Gemmell qui viennent un peu gâcher mon impression finale de l’ensemble, surtout cette sensation de déjà-vu qui m’aura accompagner a bien des moments de ma lecture. Mais bon, relativisons tout de même cela : Loup Blanc reste un fort bon roman, certes loin d’etre exceptionnel, j’en conviens, mais qui ravira les fans de Gemmell et qui pourra même plaire à ceux qui ne connaitraient pas l’auteur… et puis, rien que pour le duo Skilgannon/Druss, comment passé à côté de cet ouvrage ?


Points Positifs :
- Loup Blanc vaut énormément pour son personnage principal, Skilgannon le Damné, un personnage torturé au possible, au lourd passé, avec pas mal de sang sur les mains et qui se coltine en plus un amour impossible. En quête de rédemption mais ne pouvant pas oublier son passé, excellents bretteur, il poursuit une quête personnelle sans grands espoirs de réussite.
- En second rôle principal ou en co-héros, Druss la légende en personne ! Certes, comme je l’ai dit, Druss fait du Druss mais quel plaisir de retrouver le héros de Légende quelques années avant les événements relatés dans cet ouvrage.
- Gemmell possédait un don indéniable pour nous pondre des intrigues captivantes au possible ; certes, ce n’est pas de la grande littérature, on peut trouver mieux ailleurs mais pour ce qui est de nous empêcher de relâcher le bouquin sans que l’on se dise, allez, encore quelques lignes, encore un chapitre, c’est du grand art !
- Comme d’habitude chez Gemmell, une flopée de protagonistes secondaires plutôt réussis et attachants.
- Ne l’oublions pas, l’intrigue est certes peu originale mais suffisamment bien ficelée et riche en moments forts.

Points Négatifs :
- Les points positifs de David Gemmell sont aussi ses points négatifs : ainsi, à la lecture de ce Loup Blanc, comment ne pas ressentir une certaine impression de déjà-vu, comment ne pas s’apercevoir que l’auteur use et abuse des vieilles mêmes ficelles ?
- Un certain essoufflement dans l’intrigue vers le milieu de l’ouvrage tout de même…
- Comme d’habitude, Gemmell passe des centaines de pages à s’attarder sur le moindre détail de l’avancée de son intrigue et comme toujours, la fin est plutôt expédiée, même si ici, fort heureusement, on est loin de l’exagération de Renégats.
- C’est bien beau de nous sortir tout un tas de personnages, de leur donner de l’importance, mais encore, après faut-il ne pas les oublier en route comme le moine, au début, compagnon de Skilgannon et abandonner comme un malpropre, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant.

Ma note : 8/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...