jeudi 31 juillet 2014

LES ÉPÉES DE LA NUIT ET DU JOUR


LES ÉPÉES DE LA NUIT ET DU JOUR

Mille ans ont passé depuis la mort de Druss et de Skilgannon le Damné, et le peuple drenaï est très affaibli. Une vieille prophétie annonçait qu’un héros de légende reviendrait vers son peuple en son heure la plus sombre… et voilà que le sorcier Landis Khan a trouvé la tombe de Skilgannon et entrepris de le ressusciter. Mais le nouveau venu se retrouve perdu dans un monde dont il ne connaît rien. Enfin, presque rien… Car dans la forêt vit un bûcheron qui ressemble étrangement à un certain porteur de hache que Skilgannon connut autrefois…


Les Épées de la nuit et du jour
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 2004
Edition Poche : 23 août 2013
Titre en vo : The Swords of Night and Day
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Milady
Nombre de pages : 600

Mon avis : Au cours de mes nombreuses déambulations sur le net, et plus particulièrement, dans les sites spécialisés en littérature fantastique, j’ai eu l’occasion a de multiples reprises de voir que nombreux étaient ceux qui déconseillaient de lire trop d’œuvres de David Gemmell les unes après les autres ; bien entendu, par ce simple conseil, ce ne sont pas les qualités intrinsèques de celles-ci qui sont remises en question, loin de là, mais plutôt, une façon de faire de l’auteur, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler au cours des quelques critiques de ses œuvres parues sur ce blog jusqu’à ce jour et qui fait que ce dernier a l’habitude de, grosso modo, user bien souvent des mêmes grosses ficelles dans ses intrigues avec des scénarios, des protagonistes et mêmes des événements qui ont la fâcheuse tendance de se ressembler. Pourtant, malgré cet état de fait que je ne nie pas, mine de rien, je persiste et signe depuis quelques temps et j’avoue que j’en demande encore, quoi que, je ne peux m’empêcher de me dire qu’une pause serait nécessaire avant de risquer l’overdose… En tous cas, celle-ci n’est pas survenue à la lecture de ces Épées de la nuit et du jour, pourtant, le danger que cela se produise était bel et bien présent : ainsi, ici, Gemmel reprend une bonne partie du casting de son Loup Blanc, c’est-à-dire, Skilgannon le Damné, Druss la légende, Jianna la Reine Sorcière de Naashan et pioche même dans une autre de ses œuvres, Le roi sur le seuil, avec Decado. Bref, rien de nouveau sous le soleil si ce n’est que tout ce petit monde est envoyé, ou plutôt, plus ou moins bien ressuscité, parfois à plusieurs exemplaires (si, si) mille ans dans le futur, dans un monde finalement pas si éloigné du leur et c’est reparti pour un tour puisque, vous l’avez compris, nos héros vont devoir faire face à une menace quasiment invincible, sans grand espoir de réussite même si, forcément, ils y parviendront. Bref, du Gemmell sans la moindre surprise… et pourtant… et pourtant, ça marche franchement bien puisqu’assez rapidement, on est captivé par l’intrigue et qu’on ne pose ce fichu bouquin qu’une fois ce dernier achevé ! Etonnant ? Oui et non car même si par moments, on a bel et bien l’impression de lire plus ou moins les mêmes histoires, Gemmell est tellement doué pour captiver l’intérêt de ses lecteurs mais aussi écrire des histoires riches en émotions et rebondissements qu’au final, on ne peut s’empêcher d’en redemander encore et encore… et d’ailleurs, je ne m’en caches pas, c’est ce que j’ai fait !


Points Positifs :
- On reprend quasiment le casting de Loup Blanc, on envoi le tout mille ans dans le futur et c’est reparti pour une intrigue parfois tordue, parfois excellente, mais que vous ne pourrez pas lâcher avant sa conclusion.
- Rien que pour le plaisir de retrouver Olek Skilgannon, toujours aussi torturé, est un véritable plaisir, et comme en plus, il est plus ou moins accompagné du légendaire Druss (vous comprendrez ce que je veux dire en lisant le bouquin), le plaisir est décuplé.
- Bien apprécier cette vision toute gemmellienne de son univers : un futur pas très différent mais au bord du chaos, un passé ou plutôt devrais-je dire tout un tas de passés où d’anciennes civilisations évoluées ont laissé des traces de technologies qui sont usées en tant que magie par leurs descendant ; j’ai toujours bien aimé les mélanges du genre et franchement, voir Skilgannon souffrir de la radiation dans des couloirs à l’allumage plus que moderne m’aura ravi.
- Une belle métaphore du racisme et de la peur de l’autre avec les hommes-bêtes.
- Le personnage de Decado que je ne connaissais pas encore pour ne pas avoir lu Le roi sur le seuil.

Points Négatifs :
- Bon, même si dans l’ensemble, j’ai fortement apprécié ces Épées de la nuit et du jour il faut tout de même reconnaitre que ça sent franchement le réchauffer, d’où, bien entendu, la note finale qui en est baissée ; mais bon, c’est la façon de faire de Gemmell qui use et abuse, encore et toujours, des mêmes vieilles ficelles dans bon nombre de ses romans.
- Par moments, l’intrigue est tout de même assez prévisible et sans surprise, mais bon, quand on commence à etre un habituer des œuvres de Gemmell, c’est normal.

Ma note : 8/10

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