vendredi 4 juillet 2014

CARTHAGO – LE MONSTRE DE DJIBOUTI


CARTHAGO – LE MONSTRE DE DJIBOUTI

Une équipe de scientifiques effectue une campagne de recensement des requins du côté de la barrière de corail. L’un d’eux a emmené son fiston afin de lui expliquer qu’il faut attraper les requins dans un filet, pour ensuite leur injecter une puce électronique sous le cuir. Détendu par la fin de journée, l’équipage s’amuse à se pousser à l’eau, le fiston y compris, qui pousse son père… dans la gueule d’un mégalodon ! Cet ancêtre préhistorique du grand requin blanc, de 22 mètres de long et que tout le monde croyait éteint depuis des millénaires, vient de surgir de l’eau à ce moment même ! Pendant ce temps, ailleurs, un archéologue montre à un auditoire en conférence les preuves vidéo qu’une civilisation sous-marine intelligente a jadis existé : il a filmé quatre monolithes géants et réguliers, couverts de runes, sou l’eau au large du Japon. Ce site est immergé par 22 mètres de fond et tout indique qu’il n’a jamais connu l’air libre. Toujours au même moment, l’océanographe Kim Melville est accueillie au sein du château du vieillard Feiersinger, où elle retrouve sa fille Lou. Ce milliardaire des Carpates, collectionneur d’espèces mythiques ou disparues, avait enlevé Lou afin d’obliger Kim à travailler pour lui. En compagnie de son homme de terrain Donovan, Kim découvre interloquée son petit musée : il y a même le yéti empaillé ! Feiersinger demande à Kim de l’aider à capturer un mégalodon…


Carthago – Le monstre de Djibouti
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Milan Jovanovic
Couleurs : Makma
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 avril 2013
Nombre de pages : 55

Mon avis : Eh oui, après vous avoir proposé tout à l’heure la critique du second volume de cette excellente bande dessinée qu’est Carthago – voir L’Abysse Chalenger – je n’ai pas pu m’empêcher de me lancer dans la lecture du dernier tome de la saga, Le Monstre de Djibouti, enfin, dernier dans le sens où celui-ci clôt le premier cycle puisque un quatrième tome est prévu au programme et devrait paraitre, si tout va bien, en fin d’année. Enfin, quoi qu’il en soit, je ne me voyais pas partir en vacances demain sans lire ce troisième opus de Carthago – l’envie de découvrir la suite était tellement pressente – et justement, il est grand temps que je vous dévoile mes conclusions au sujet de ce Monstre de Djibouti. Eh ben, déjà, comme certains le savent déjà, il y a un changement de taille puisque, suite à des désaccords entre Christophe Bec et Eric Henninot, ce dernier n’est plus au pinceaux et c’est Milan Jovanovic qui le remplace au pied levé ; bon, les changements de dessinateur, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé et si je dois reconnaitre que le sieur Jovanovic s’en sort plutôt bien, que l’on reconnait facilement les protagonistes et que dans l’ensemble, il nous livre un travail plus qu’acceptable, j’appréciais tellement son prédécesseur que je ne peux m’empêcher d’etre déçu – par contre, nous avons droit à la plus belle couverture depuis les débuts de la saga et il faut le signaler ! Ensuite, quid du scénario ? Bon, pour une fin de cycle, j’ai trouvé que Bec a un peu raté le coche : certes, si l’on prend l’ensemble d’une façon générale, c’est acceptable et on ne peut pas vraiment dire que cette conclusion soit médiocre, loin de là. Par contre, je pense que l’on perd un peu trop de temps à s’attarder sur ce qui sera développer dans le second voir le troisième cycle (oui, j’ai lu sur le site de Christophe Bec que le second cycle sera composé de deux volumes et le troisième de trois, soit huit tomes au final pour la série) et si ce parti pris peu etre compréhensible, du coup, l’intrigue principale, elle, en prend un coup et tout cela s’achève par un simple « un groupe concurrent a réussi à en capturer un avant nous »… tout ça pour ça ?! Mouais, bof quand même ! Enfin bon, j’ai l’air comme ça de dénigrer ce troisième tome de Carthago mais il faut dire que les débuts étaient si bons que je m’étais presque fait une montagne de cette œuvre et que, du coup, j’attendais un final à la hauteur de mes espérances… en oubliant que tout cela est loin d’etre finis, loin de là. Alors, histoire de finir sur une note positive, je vais me dire qu’il y a encore pas mal de choses à découvrir dans cette saga, que Christophe Bec est loin d’avoir tout dévoilé et que, entre les origines pour le moins singulières de la petite Lou, ces étranges citées sous-marines vieilles de milliers d’années et les intrigues laissées en suspens, la suite – car ne l’oublions pas, ce tome 3 n’est pas une fin – pourrait fort bien nous enchanter a nouveau… et puis, n’oublions pas qu’il reste surement encore bien des créatures fabuleuses qui pourraient pointer le bout de leur museau, car bon, il n’y a pas que le Mégalodon dans la vie.


Points Positifs :
- Scénaristiquement, c’est toujours aussi bon mais cela, on a l’habitude avec Christophe Bec et même si j’attendais davantage de ce troisième opus de la saga, celui-ci reste largement supérieur à la moyenne de la production actuelle.
- Quelques révélations dont certaines franchement stupéfiantes (bigre, bidule est le fils de machin !), de nouvelles énigmes qui pointent le bout de leur nez, des intrigues loin d’etre résolus, de nouveaux zones d’ombres du passé qui sont dévoilés ; je le reconnais, il y a de quoi faire !
- Bien apprécier que Christophe Bec nous parle de la célèbre structure sous-marine de Yonaguni, située au Japon – je vous en avais également parlé ici.
- La plus belle couverture de la série jusqu’ici, mais c’est vrai qu’elle est belle !

Points Négatifs :
- Le remplacement de  Eric Henninot par Milan Jovanovic : certes, celui-ci s’en sort fort bien, je ne le nie pas, mais j’étais tellement habitué au premier, j’appréciais tant son style que, du coup, je n’ai pas pu m’empêcher d’etre déçu même si je m’y attendais.
- Pour une fin de cycle, je trouve que Christophe Bec perd un peu trop de temps sur des intrigues qui ne seront dévoilées que par la suite, surtout que cela est fait au détriment de la principale qui s’achève un peu à la va-vite.  

Ma note : 7,5/10

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