lundi 9 juin 2014

THE GHOST WRITER


THE GHOST WRITER

À Londres, un nègre littéraire (écrivain privé, en anglais ghostwriter ou ghost) à succès est engagé pour terminer les mémoires d'Adam Lang, ancien Premier ministre britannique. Mais dès le début de leur collaboration, le projet semble périlleux car le prédécesseur du nègre de Lang est décédé « accidentellement », probablement après être tombé d'un ferry. Le nègre prend l'avion pour travailler sur le projet, au milieu de l'hiver, dans une maison au bord de l'océan sur l'île de Martha's Vineyard, située au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Mais le jour même de son arrivée, un ancien ministre du cabinet Lang accuse celui-ci de complicité de crimes de guerre pour avoir autorisé l'arrestation illégale de terroristes présumés et de les avoir livrés à la CIA qui les aurait soumis à la torture. La controverse ameute des journalistes et des manifestants sur l'île où réside Lang, sa femme Ruth et son assistante (et maîtresse) Amelia. Au cours de son travail, le nègre découvre des indices laissant entendre que son prédécesseur aurait mis au jour la liaison de Lang à la CIA et au complexe militaro-industriel.


The Ghost Writer
Réalisation : Roman Polanski
Scénario : Roman Polanski, Robert Harris
Musique : Alexandre Desplat
Production : France 2 Cinéma, Runteam, Studios de Babelsberg, RP Films
Genre : Thriller, Politique
Titre en vo : The Ghost Writer
Pays d’origine : Allemagne, France, Royaume-Uni
Parution : 18 février 2010
Langue d'origine : anglais
Durée : 128 min

Casting :
Ewan McGregor : le nègre
Pierce Brosnan : Adam Lang
Olivia Williams : Ruth Lang
Kim Cattrall : Amelia Bly
Tom Wilkinson : Paul Emmett
James Belushi : John Maddox
Timothy Hutton : Sidney Kroll
Jon Bernthal : Rick Ricardelli
Robert Pugh : Richard Rycart
Eli Wallach : le vieil homme de Martha's Vineyard

Mon avis : Aussi incroyable que cela puisse paraitre, les bonnes surprises existent encore, enfin, je dirais surtout pour quelqu’un comme moi qui, en toute franchise, n’avait jamais entendu parler de ce The Ghost Writer, tourné par le sieur Polanski il y a de cela quelques années – en fait, si, j’avais entendu vaguement parler de ce long métrage puisque le réalisateur, alors en pleine tourmente de sa fameuse vieille affaire qu’il traine comme un boulet depuis des décennies, était alors en pleine production de celui-ci lorsqu’il connut quelques mésaventures avec la justice fin 2009, voir ici : Au sujet de l'affaire Polanski. Mais si ce film était passé pour le moins inaperçu à mes yeux lors de sa sortie, ce ne fut pas le cas, heureusement, de mon épouse qui, hier soir, alors qu’il était diffusé, me le conseilla, et même si je reconnais que j’étais pour le moins dubitatif au départ, assez rapidement, je me suis laisser entrainer par l’intrigue, faisant fi de mon peu d’intérêt pour le genre thriller en règle générale. Mais il faut dire, que dans The Ghost Writer, nous sommes à milles lieux de ce que le thriller peut nous offrir de pire, et ce, la plupart du temps ; en effet, ici, pas de scènes d’actions à gogo, pas de fusillades a tout va et encore moins d’héros irrésistibles qui font tomber toutes les dames, bien au contraire… Non, dans cette adaptation d’un roman de Robert Harris, Polanski nous offre un long métrage où la sobriété est de rigueur et où l’intrigue avance a pas de loup ; avec un petit quelque chose indubitablement d’hitchcockien, celle-ci avance à un rythme plutôt lent, mais sans que cela soit en aucune façon gênant, bien au contraire – quoi que, les amateurs de films d’actions s’endormiront en route – et assez rapidement, je dois avouer que j’ai été captiver par cette sombre histoire de magouilles politiques, de faux semblants et de complots que n’auraient pas renier les amateurs de complots en tous genres. Polanski est diablement doué, indéniablement, et même si je ne suis pas un grand fan de l’homme, je dois reconnaitre qu’il possède un talent indéniable, The Ghost Writer en étant sa dernière preuve en date. Ajoutons à cela un petit casting d’acteurs tout simplement excellents, avec un fort bon Ewan McGregor en tête d’affiche ainsi que quelques petits clins d’œil plutôt amusants a des figures politiques du début des années 2000 et vous comprendrez pourquoi ce film m’a autant emballer ; quand je vous disais qu’il y avait encore de bonnes surprises de temps en temps…


Points Positifs :
- Un scénario diabolique, bigrement prenant et dont la mise en scène possède des faux airs hitchcockien du plus bel effet.
- De forts bon acteurs, Ewan McGregor, bien entendu, mais n’oublions pas Pierce Brosnan dont le rôle d’ancien premier ministre britannique lui va décidément à ravir, ainsi qu’Olivia Williams, en épouse forcément délaissée de ce dernier.
- L’intrigue avance petit à petit, prend son temps, en devient presque oppressante même par moments mais tout cela ajoute un plus indéniable a l’ambiance générale du film.
- Comment ne pas penser à Tony Blair, Condoleezza Rice et à la politique internationale du début des années 2000 ?

Points Négatifs :
- Tout cela est fort excellent, je ne le nie pas, mais il manque peut-être un petit je ne sais quoi pas forcément définissable qui aurait pu faire de ce film un incontournable ? Peut-être tout simplement le fait que tout cela surprend peu et que, même la révélation finale était plus ou moins attendue ?
- Je reconnais que certaines scènes du film poussent davantage à la contemplation qu’autre chose et que ce choix narratif pourra déplaire à bon nombre de personnes.  

Ma note : 8/10

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