dimanche 22 juin 2014

CARTHAGO – LE LAGON DE FORTUNA


CARTHAGO – LE LAGON DE FORTUNA

1993, au large de l’archipel de Sedna, dans le pacifique sud. Une équipe de plongeurs de la Carthago, une puissante multinationale pétrolifère, procède à un forage. Soudain, la foreuse s’enfonce dans la roche et tourne à vide : un gigantesque machélodon (grotte sous-marine) vient d’être mis à jour. Quatre plongeurs font une rapide visite des lieux et croisent des espèces étonnantes, qui n’ont sans doute jamais vu la lumière du jour. Soudain, un prédateur gigantesque surgit de l’obscurité et les dévore. Une vidéo, ainsi qu’une dent acérée particulièrement impressionnante, permet de déduire qu’il s’agit d’un mégalodon, ancêtre du grand requin blanc… de près de 20 fois sa masse, présumé disparu. Le PDG de la Carthago, surnommé l’homme sans visage en raison de sa cagoule, décide de passer cette « plus grande découverte zoologique de tous les temps » sous silence. Il redoute en effet de se voir interdire l’exploitation pétrolière du site, manne économique de la société. 14 ans plus tard, de nos jours, un membre du groupe Adome, branche secrète de Greenpeace, vient quérir les services d’une océanologue réputée, Kim Melville. Preuve de l’existence du mégalodon à l’appui, il la convainc d’effectuer des plongées en bathyscaphes dans le lagon de l’île volcanique de Fortuna, relié par un réseau de cavernes souterraines au machélodon de Sedna…


Carthago – Le lagon de Fortuna
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Eric Henninot
Couleurs : Delphine Rieu
Genre : Aventure, Action, Fantastique, Etrange, Thriller
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 mars 2007
Nombre de pages : 55

Mon avis : Depuis que j’ai découvert cette excellente saga qu’est Prométhée, en octobre 2012, son auteur, Christophe Bec, n’est plus un inconnu pour moi, et forcément, comme il fallait s’y attendre, j’eu envie de découvrir ses autres œuvres : ce fut le cas avec Sanctuaire, où il n’était qu’aux pinceaux (le scénario étant de Xavier Dorison) et donc, désormais, avec ce Carthago, sorti il y a quelques années déjà et qui, je dois l’avouer, m’intriguais depuis longtemps. Il faut dire que, premièrement, j’en avais entendu le plus grand bien, ce qui, ma foi, est toujours un point hautement positif quand on ne connait pas une œuvre ; ensuite, le thème même de celle-ci n’était pas pour me déplaire : en effet, ici, le sieur Bec traitait d’un sujet qui m’intéresse depuis fort longtemps, la cryptozoologie ! Mais au fait me direz-vous, qu’est-ce donc ? Eh ben, pour ceux qui ne connaitraient ce que beaucoup surnomment une pseudoscience, la cryptozoologie s’intéresse aux créatures qui ne sont pas reconnues pas la science officielle, dont on ne connait que de rates témoignages a leurs sujets, vieilles légendes, empreintes, morceaux de poils etc. et ou le Yéti, Monstre du Loch Ness et autres Mokele-Mbêmbe sont les têtes d’affiches de tout amateur de cryptozoologie qui se respecte. Et donc, dans ce Carthago, Christophe Bec s’intéresse aux fonds des océans, lieu le plus propice de notre planète (après tout, l’homme ne connait que 5% de ceux-ci) pour que l’on y trouve des espèces encore inconnues, ou plutôt, comme c’est le cas dans cette bande dessinée, des espèces censées avoir disparues depuis des millions d’années… Et là, force est de constater que si à la base, avec un synopsis aussi particulier mais qui me plaisait, je fondais de bons espoirs en cette saga, je dois reconnaitre que je ne m’attendais pas le moins du monde à ce que celle-ci, ou du moins, ce premier album, soit aussi bon ! En effet, alternant entre diverses époques, plus ou moins lointaines ou récentes, un Christophe Bec égal à lui-même nous livre une prestation de haute volée et réussi d’entrée de jeu à nous captiver au point qu’il est bonnement impossible de lâcher cette BD avant sa dernière page : scientifiques au lourd passé, écolos extrémistes, méchants industriels prêt à toutes les bassesses, mystérieux collectionneur venant des Carpates, étrange petite fille qui semblerait posséder des pouvoirs et, bien entendu, créatures issues tout droit de la préhistoire avec le Mégalodon en tête d’affiche, tels sont les protagonistes de cette saga qui démarre sur les chapeaux de roues et qui, en toute sincérité, ne possède aucun point faible puisque, même pour ce qui est des dessins, Eric Henninot nous livre un fort beau travail avec son style réaliste. Bref, un excellent premier tome qui met la barre très haute et qui laisse bien des espoirs pour la suite de la saga ; espérons juste que celle-ci soit conforme à mes attentes…


Points Positifs :
- Un synopsis de départ tout simplement excellent et qui, de par le thème abordé, la cryptozoologie et la survivance de créatures marines préhistoriques, ne pouvait que me plaire.
- Christophe Bec possède indéniablement un talent pour nous livrer des intrigues captivantes au possible qui ne dénoteraient pas dans des blockbuster hollywoodiens.
- Bigre, d’entrée de jeu, on se prend de plein vol tout un tas de personnages et certains d’entre eux promettent déjà pas mal : le président de Carthago, le collectionneur centenaire, son complice, l’océanologue et ses petits secrets sans oublier sa fille…
- J’ai bien apprécié le petit clin d’œil à la fameuse énigme de l’affaire du Commandant Cousteau et la fameuse créature qu’il aurait découvert à  Djibouti ; ici, les noms sont changés mais ceux qui connaissent l’histoire savent bien de quoi je parle.
- Non seulement Eric Henninot nous livre un travail remarquable mais bon nombre de ses planches sont tout simplement sublimes, surtout celles marines et où l’on voit les fameuses créatures.

Points Négatifs :
- Euh, franchement, la couverture n’est pas terrible et ne donne pas vraiment envie de découvrir le contenu de cette bande dessinée…

Ma note : 8,5/10

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