mardi 29 avril 2014

LE LION DE MACÉDOINE – L’ESPRIT DU CHAOS


LE LION DE MACÉDOINE – L’ESPRIT DU CHAOS

Pour tirer Alexandre des griffes du Dieu Noir, Parménion a traversé les dimensions, combattu Gorgone et ses vores ailés, chevauché les centaures et défait un Empire. Il a défié l'Esprit du Chaos, cette entité immortelle qui se repaît de sang et de souffrance. Car Parménion, la Mort des Nations, s'est juré de protéger le jeune prince de Macédoine des périls qui le guettent. Il a voué son existence à l'accomplissement du destin grandiose d'Alexandre. Peut-être devra-t-il le payer de sa vie... Mais les héros sont vieillissant, et les alliés de Parménion de moins en moins nombreux…


Le Lion de Macédoine – L’Esprit du chaos
Auteur : David Gemmel
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1991
Edition Poche : 4 décembre 2002
Titre en vo : Dark Prince
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 375

Mon avis : Je ne le cache pas, j’avais été un peu déçu par le troisième tome de cette saga mi-fantastique, mi-historique, qu’est Le Lion de Macédoine, et même si dans l’ensemble, le tome précédant n’en restait pas moins plutôt bon, en comparaison des deux premiers, il était évidant que les péripéties de Parménion dans un monde parallèle n’étaient pas du même niveau que les précédentes, lorsqu’il forgea au fil des années sa légende avant de se mettre au service de Philippe II de Macédoine. Du coup, je dois reconnaitre que je m’attendais à ce que quatrième tome soit dans la même lignée, surtout que, en VO, celui-ci et son prédécesseur composaient un seul et unique ouvrage : Dark Prince. Or, à ma grande surprise, et d’ailleurs, je ne m’en plains pas, bien au contraire, cet ultime opus des aventures de Parménion relève largement le niveau, au point même de renouer avec les débuts de la saga, ce qui était loin d’etre gagner : en effet, déjà, il faut dire qu’un bon tiers de ce quatrième tome est la suite directe du précédant et l’on retrouve donc Parménion et ses compagnons dans un univers parallèle afin de sauver et ramener Alexandre. Mais grâce à une conclusion suite à une bataille finale pour le moins excellente et spectaculaire, cette incursion dans un univers parallèle s’achève de bien meilleure manière qu’elle n’avait commencé. Mais le meilleur est encore avenir et justement, les deux derniers tiers du roman nous font effectuer un énième bond dans le temps et l’on retrouve donc Parménion cette fois ci général d’un certain… Alexandre le Grand, un conquérant franchement fidèle à la figure historique que l’on connait de lui mais où ces fameuses crises de folie sont imputées, selon Gemmel, a la présence en lui du Dieu du Chaos, ce qui, ma foi, tombe plutôt à pic dans l’intrigue ce qui nous donne, une fois de plus, un récit qui colle assez bien à la réalité historique, celle-ci n’étant que romancée quand il le faut tandis que le fantastique, lui, est de nouveau en retrait, même si toujours présent, bien entendu. Du coup, Parménion se voit offrir un final de toute beauté, à la hauteur d’une saga qui, en toute sincérité, m’aura captivé comme rarement au cours de ces dernières années, une fin qui plaira sans nul doute à bon nombre d’entre vous et, tandis que, tel un vieux compagnon, à qui l’on fait ses adieux, Parménion nous quitte afin de prendre un repos bien mérité, je ne peux que constater que, pour une première incursion dans une œuvre de David Gemmel, ce Lion de Macédoine m’aura laisser pantois, de quoi retenter l’expérience avec un autre culte de cet auteur, un certain Légende, mais ceci est déjà une autre histoire…


Points Positifs :
- Un final à la hauteur des aventures de Parménion : sincèrement, le tome précédant, même s’il était bon, m’avait un peu laissé dubitatif, mais ici, le niveau s’élève à nouveau et l’on retrouve par moments le souffle épique des débuts.
- Bien aimer le traitement réservé à Alexandre de la part de David Gemmel ; certes, cela pourra déplaire aux puristes mais bon, ce côté possession afin d’expliquer ses nombreux coups de folie ne fut pas pour me déplaire.
- Le retour à un récit plus historique, comme au cours des deux premiers tomes.
- Il faut reconnaitre que le final dans l’univers parallèle est plutôt spectaculaire.
- Une bonne fois pour toutes et définitivement, Parménion : un personnage franchement réussi, un grand tacticien, certes, mais qui possède également des faiblesses et dont la vie n’est pas facile.

Points Négatifs :
- Le découpage des éditions Folio est un peu discutable, et, du coup, on se retrouve avec une intrigue principale qui dure tout au long du troisième tome jusqu’au premier tiers du quatrième. A quand un respect des œuvres afin qu’elles soient publiées sous nos latitudes comme en VO ? Certes, depuis, Le Lion de Macédoine y a eu droit mais bon…
- J’ai apprécier la fin, sans rentrer dans les détails afin de ne pas la dévoiler a ceux qui ne l’auraient pas lu, mais bon, il est probable que celle-ci déplaira a certains qui la jugeront peut-être un peu trop… euh… gnangnan !?

Ma note : 8,5/10

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