dimanche 27 avril 2014

LE LION DE MACÉDOINE – LE PRINCE NOIR


LE LION DE MACÉDOINE – LE PRINCE NOIR

Alexandre, le premier fils de Philippe de Macédoine est né et porte en lui le Dieu Noir, malgré les efforts conjugués de Parménion, d’Aristote le magus, de Tamis et de l’héritière de cette dernière. L’enfant est âgé de quatre ans, et Kadmilos n’a pas encore pris l’ascendant sur le corps de cet innocent. Mais ses pouvoirs n’en sont pas moins là et intéressent fortement le Dieu Noir d’un monde parallèle, qui pourrait ainsi obtenir la vie éternelle…


Le Lion de Macédoine – Le Prince noir
Auteur : David Gemmel
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1991
Edition Poche : 4 décembre 2002
Titre en vo : Dark Prince
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 404

Mon avis : Avant toute chose, une petite précision s’impose quant à ce troisième tome de la saga mythologique de David Gemmel, Le Lion de Macédoine : en effet, si aux éditions Folio SF, le cycle est composé de quatre volumes, en version originale, celui-ci ne se compose que de deux tomes, Lion of Macedon et Dark Prince, du coup, en anglais, on évite les bouquins qui se finissent un peu au milieu d’une intrigue, chose qui arriva déjà dans le premier tome, et qui fut encore plus flagrante dans ce troisième. Bien évidemment, cela n’empêche pas la lecture de l’œuvre dans son ensemble, mais bon, si un jour, vous avez l’occasion de découvrir celle-ci, je pense que vous comprendrez ce que je veux dire. Mais pour en revenir au fond du problème, c’est-à-dire, ce troisième volume de la saga, que pouvons-nous en dire ? La qualité, franchement excellente depuis les débuts est-elle toujours au rendez-vous ? Eh ben, en fait, disons que pas mal de choses ont changé… Suite à un énième saut dans le temps, la narration reprends quelques années plus tard avec l’enlèvement du très jeune futur Alexandre le Grand, qui, pour rappel, porte en lui l’Esprit du Chaos, rien que ça, et si la fin de La mort des nations nous entrainait déjà de plein dans le fantastique avec une petite virée du côté de l’Hadès, ici, oubliez tout ce que vous avez lu jusqu’à présent, ou presque, puisque, d’un récit qui dans sa première partie, lorgnait davantage du côté du roman historique – avec un soupçon de magie de temps en temps – désormais, on bascule carrément dans les univers parallèles, les créatures mythologiques – Centaures, Minotaures – et la magie. Du coup, ce bouleversement narratif ne peut que troubler les lecteurs et ce fut bien évidement mon cas, car bon, si pour etre franc, je n’ai rien contre le multivers a la Moorcock (les références sont d’ailleurs multiples, alors, Parménion, avatar du Champion Eternel ?), je dois reconnaitre que je préférais largement quand Gemmel s’en tenait à une intrigue historique romancée. Mais bon, malgré ce gros changement auquel il m’aura fallu un certain temps pour m’habituer, force est de constater que Gemmel est diablement toujours aussi doué pour nous livrer un récit captivant au possible et que, une fois de plus, il est difficile de poser ce livre avant la fin, celle-ci, d’ailleurs, étant plutôt frustrante et fort heureusement, j’ai pu enchainer immédiatement sur le quatrième tome !


Points Positifs :
- Cela commence à faire maintenant un certain temps que je suis les péripéties de ce brave Parménion et, ma foi, c’est toujours un plaisir que de suivre ce dernier, vieux compagnon de route désormais.
- Rassurez-vous, malgré l’arrivée en force du fantastique, de la magie et des créatures mythologiques, l’intrigue est toujours aussi captivante.
- Comment ne pas voir les références plus qu’évidentes aux récits de Moorcock avec le Multivers, le Chaos, etc.
- Le personnage d’Attalus prend ici toute son importance et, ma foi, gagne en consistance.

Points Négatifs :
- Je regrette tout de même la première partie de l’œuvre de Gemmel où la magie était moins présente et où le récit lorgnait davantage du côté du roman historique.
- Les créatures comme les Centaures ou le Minotaure qui se transforment en humains, c’est original mais je n’ai pas trop accroché.
- Il est toujours risqué de nous présenter deux univers parallèles et dans le cas présent, si certaines différences sont plutôt bien trouvées, je n’en dirais pas autant de quelques point communs : après tout, on peut estimer que vu les divergences, il ne serait pas impossible que certains individus n’aient jamais existé ou que ceux-ci soient encore plus différents que leurs, euh, doubles !?

Ma note : 7,5/10

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