dimanche 20 avril 2014

LE LION DE MACÉDOINE – LA MORT DES NATIONS


LE LION DE MACÉDOINE – LA MORT DES NATIONS

Quelques années plus tard, Parménion, devenu le strategos, et reconnu comme l’un des plus grands généraux de son temps, vit à Thèbes, où le destin semble enfin le laisser en paix. Il est l’un des principaux conseillers d’Epaminondas, qui dirige la cité. C’est là qu’il rencontre pour la première fois Philippe, appartenant à la famille royale de Macédoine et détenu comme otage. Lorsqu’un concours de circonstance propulse ce dernier sur le trône d’une Macédoine moribonde, notre héros décide d’entrer à son service…


Le Lion de Macédoine – La Mort des nations
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1990
Edition Poche : 30 octobre 2002
Titre en vo : Lion of Macedon
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 341

Mon avis : Dans la critique du premier tome de cette excellente œuvre de Fantasy/mythologique qu’est Le Lion de Macédoine, l’un des superlatifs qui revenait le plus souvent était le mot captivant ; il faut dire que si ce n’est évidemment pas la première fois que cela m’arrive au cours d’une lecture, cela faisait tout de même un certain temps que je n’étais pas aussi emballer par une œuvre, au point d’avoir le plus grand mal à la lâcher en cours de route, d’où également le fait que, par exemple, ce second volume du Lion de Macédoine, je me le suis dévorer grosso modo en deux soirées. Mais David Gemmell, ici, fait fort, très fort même et plus j’avance dans l’intrigue (et actuellement, j’en suis à la centième page du troisième tome), plus je comprends l’ensemble des louanges que j’ai pu lire depuis des années au sujet de cette œuvre, et si les débuts de la saga démarraient fort bien, cette suite directe, qui en fait, n’en est pas vraiment une (en VO, c’est un seul et unique tome : Lion of Macedon), nous entraine encore plus loin dans une intrigue passionnante au possible. Et pourtant, il y a des changements, et pas des moindres : déjà, encore de nouveaux sauts dans le temps avec un Parménion qui prend de l’âge et gagne en renommé, ensuite, s’il faut définitivement dire adieu à certains protagonistes du premier tome, d’autres font leur apparition et pas des moindres puisque, avec Philippe de Macédoine, c’est quasiment un second personnage principal auquel on a droit avec ses propres chapitres, qui, accessoirement, sont nombreux. En effet, ici, tandis que l’action passe de Thèbes a la Macédoine, le père de qui vous savez (hein, mais Alexandre le Grand bien sûr !) devient presque le protagoniste principal de ce second tome et passé la surprise, ma foi, la chose ne m’a pas trop gêné, surtout que Parménion, comme il fallait s’y attendre, n’est pas bien loin… Et pendant que ce petit royaume du nord de la Grèce, considérer comme semi-barbare, prend son envol, l’intrigue principale, elle, évolue, et que de belle manière : le dieu du chaos va enfin s’incarner, et si l’identité de son hôte en surprendra plus d’un, celle de son père encore plus ! Ajoutons à cela une certaine personne que notre brave Parménion croit morte depuis des décennies, un Aristote aux antipodes de la figure historique et surtout, tout un tas de certitudes qui volent en éclat vers la fin et on obtient au final un second tome aussi bon que son prédécesseur et qui vient confirmer tout le bien que je pensais de cette saga ; puisse la suite etre à la hauteur de ces débuts tonitruants !


Points Positifs :
- L’intrigue fait un bon significatif dans le temps, on change de lieux et de personnages pour la plupart et franchement, ce renouveau est fort bienvenu, apportant un second souffle à la saga, surtout que les nouvelles têtes, nombreuses, sont fort intéressantes.
- L’importance prise par Philippe de Macédoine, ici, co-héros de l’histoire et qui apparait au moins autant de fois que Parménion ; bonne idée de la part de Gemmell mais en plus, cela permet de mettre en avant une figure historique qui, en temps normal, passe en second plan puisque beaucoups ne le considèrent que comme étant que le père d’Alexandre le Grand, oubliant au passage son importance dans la montée de la Macédoine et de la mainmise de celle-ci sur la Grèce.
- Les révélations finales sont savoureuses : ainsi, entre l’identité de celui qui accueillera l’âme du dieu du chaos, mais aussi, la surprise quand a l’identité de son véritable père sans oublier tout ce que cela entraine pour Tamis qui, du coup, s’est trompé sur toute la ligne, c’est un véritable régal.
- Des dialogues toujours aussi percutants et savoureux.
- Magie et fantastique prennent de plus en plus d’importance dans l’histoire.
- Un Aristote pour le moins singulier et inattendu.

Points Négatifs :
- Toujours ce côté narratif qui fait davantage la part belle à l’action qu’a la description mais franchement, au bout de deux tomes, je me suis fait une raison et cela ne me gènes plus vraiment.
- Il se peut que tous ces sauts dans le temps narratifs en gênent certains…

Ma note : 8,5/10

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