mardi 8 avril 2014

LA COULEUR DES SENTIMENTS


LA COULEUR DES SENTIMENTS

Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...


La couleur des sentiments
Réalisation : Tate Taylor
Scénario : Tate Taylor, d'après l'œuvre de Kathryn Stockett
Musique : Thomas Newman
Production : Participant Media, Imagenation Abu Dhabi, 1492 Pictures et Dreamworks Pictures
Genre : Drame
Titre en vo : The Help
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 12 août 2011
Langue d'origine : anglais
Durée : 146 min

Casting :
Emma Stone : Eugenia « Skeeter » Phelan
Viola Davis : Aibileen Clark
Octavia Spencer : Minny Jackson
Jessica Chastain : Celia Foote
Bryce Dallas Howard : Hilly Holbrook
Sissy Spacek : Missus Walters
Mike Vogel : Johnny Foote
Anna Camp : Jolene French
Allison Janney : Charlotte Phelan
Ahna O'Reilly : Elizabeth Leefolt
Chris Lowell : Stuart Whitworth

Mon avis : Long métrage tiré du roman de Kathryn Stockett, qui, pour la petite histoire, traina fort longtemps sur la table de chevet de mon épouse sans que celle-ci ne le lise – mais cela, je ne l’appris qu’après avoir vu le film et fait le lien entre celui-ci et le livre – cette Couleur des sentiments, est, de mon point de vu, l’exemple type de ce que le cinéma nord-américain peut nous offrir de meilleur mais aussi de pire ; enfin, par meilleur, il ne faut pas s’attendre non plus à ce que ce long métrage soit comparable aux plus grands chef d’œuvres hooliwwodien, loin de là, mais par pire, il faut nuancer la chose puisqu’en aucune façon, nous avons affaire à un navet. Non, La couleur des sentiments est la preuve absolu que, indéniablement, les américains possèdent un savoir-faire incomparable en matière cinématographique – il y a les moyens mais pas seulement – qui fait que, bien souvent, un film que l’on aurait jugé moyen par ailleurs s’en retrouve transformer, et ce, malgré tout un tas de défauts que l’on ne peut occulter. Car bon, comment dire : franchement, que de clichés dans ce film, que de bons sentiments au point même d’en donner la nausée, et pourtant, comment ne pas reconnaitre que l’histoire est sympathique, que tout cela se regarde plutôt bien et que… diantre… on en vient même par moments par etre captivés voir même touchés par le développement de l’intrigue, et là, on en vient à se poser l’éternelle et grande question : mais comment font-ils !? Rassurez-vous, les américains savent aussi nous pondre de parfaites bouses, mais ici, et comme mille fois auparavant et mille fois après, comment ne pas reconnaitre qu’en prenant une histoire vu et revue et qui ne changera pas la face du monde, ils en arrivent à en faire un film qui n’est peut-être pas génial mais qui n’en reste pas moins plus que correct !


Points Positifs :
- Une histoire plutôt sympathique qui se laisse regarder avec plaisir : on prend assez rapidement fait et cause pour ces pauvres bonnes noires et, bien entendu, la détestation de cette classe dominante blanche ne s’en retrouve que plus renforcée… et ce, à juste titre.
- Malgré un ton général plutôt sérieux voir dramatique, il flotte par ci par là quelques éléments comiques qui ne dénotent pas dans l’ensemble bien au contraire.
- Les personnages des bonnes, enfin, les deux principales, bien entendu, méritent le détour, ainsi que, à un degré moindre, celui de la mère de l’héroïne.

Points Négatifs :
- Bon, il faut tout de même reconnaitre que tout cela sent le réchauffé et que, pour ce qui est de l’originalité, on repassera.
- Un raz de marée de bons sentiments vous frappera de plein fouet si vous regarder ce film : c’est donc à vos risques et périls. D’un autre côté, je reconnais que j’ai déjà vu pire ailleurs et que cela peut plaire à certains.
- Oui, je sais, c’était cela l’Amérique qui donnait des leçons au monde entier (d’ailleurs, elle continue à le faire) à l’époque, oui, le sort des populations noires (ou, dans un ensemble plus large, qui n’étaient pas blancs/anglo-saxons/protestants) était peu enviable, mais au bout d’un moment, je trouve que trop de clichés… bah, c’est trop… même si c’est vrai : tous gentils d’un côté, tous méchants de l’autre, ah, le manichéisme hooliwwodien…

Ma note : 6,5/10

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