lundi 10 mars 2014

LES FEMMES DU 6E ÉTAGE


LES FEMMES DU 6E ÉTAGE

Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit... au sixième étage de son immeuble bourgeois. Maria, la jeune femme qui travaille sous son toit, lui fait découvrir un univers exubérant et folklorique à l’opposé des manières et de l’austérité de son milieu. Touché par ces femmes pleines de vie, il se laisse aller et goûte avec émotion aux plaisirs simples pour la première fois. Mais peut-on vraiment changer de vie à 45 ans ?


Les Femmes du 6e étage
Réalisation : Philippe Le Guay
Scénario : Philippe Le Guay et Jérôme Tonnerre
Musique : Jorge Arriagada
Production : Les Films de la Suane, SND, Canal+
Genre : Comédie
Titre en vo : Les Femmes du 6e étage
Pays d’origine : France
Parution : 16 février 2011
Langue d'origine : français
Durée : 106 min

Casting :
Fabrice Luchini : Jean-Louis Joubert, un agent de change
Natalia Verbeke : María González, la nouvelle bonne espagnole des Joubert
Sandrine Kiberlain : Suzanne Joubert, l'épouse collet monté de Jean-Louis
Carmen Maura : Concepción Ramírez, une bonne espagnole, la tante de María
Lola Dueñas : Carmen, la bonne espagnole communiste
Berta Ojea : Dolores Carbalán, une bonne espagnole
Nuria Solé : Teresa, une bonne espagnole courtisée par un coiffeur parisien
Concha Galán : Pilar, une bonne espagnole
Audrey Fleurot : Bettina de Brossolette, une mondaine croqueuse d'hommes
Marie-Armelle Deguy : Colette de Bergeray, une amie mondaine de Suzanne
Muriel Solvay : Nicole de Grandcourt, une amie mondaine de Suzanne
Annie Mercier : Mme Triboulet, la concierge
Michèle Gleizer : Germaine Le Bronech, l'ancienne bonne bretonne de la famille Joubert
Jean-Charles Deval : Olivier Joubert, le fils aîné des Joubert
Camille Gigot : Bertrand Joubert, le fils cadet des Joubert

Mon avis : Cela faisait sensiblement un an que je souhaitais voir ces Femmes du 6eme étage, en fait, depuis la sortie de La Cage dorée, ce fort sympathique film sur la communauté portugaise en France, et ce, pour avoir lu dans certaines critiques que les deux œuvres étaient comparées, au détriment, accessoirement, du second. Du coup, par curiosité et par envie de voir ce qu’il en était au sujet de ces fameuses comparaisons, j’attendis avec impatience que, tôt ou tard, une chaine de télé ne nous le propose, ce qui arriva donc hier soir ; forcément, je ne pouvais pas louper une telle opportunité – et puis, d’un autre côté, c’était ça ou Confessions Intimes, bref, mon choix n’en fut même pas un. Et après visionnage de la chose, la première chose qui me vient à l’esprit est de me demander si ceux et celles qui ont comparé Les femmes du 6eme étage a La Cage dorée n’ont pas fumé quelques substances illicites ou s’ils sont tout simplement saints d’esprits, car bon, comment dire… en dehors du fait que dans l’un comme l’autre sont mis en avant des représentants pauvres de la communauté étrangère, espagnols pour les premiers, portugais pour les seconds, en dehors du fait que l’intrigue des deux films ait lieu dans un immeuble des beaux quartiers parisiens, ces deux longs métrages n’ont strictement rien à voir : Les femmes du 6eme étage, c’est une comédie, la découverte de deux mondes qui s’ignorent ainsi que l’histoire d’amour, forcément, entre un patron et sa bonne, tandis que La Cage dorée, c’est différent, c’est un film franchement destiné à la communauté lusitanienne, qui nous montre avec nos défauts et nos qualités mais sans le coté, disons choc de deux mondes que tout oppose du premier. Bref, deux films complètements différents et, accessoirement, plutôt bons tous deux car finalement, et malgré la présence de l’un des acteurs français que je déteste le plus, le sieur Fabrice Luchini (pourtant ici plutôt sobre dans son jeu, à ma grande surprise), il apparait que ces Femmes du 6eme étage est une bonne petite comédie, certes pleine de bons sentiments mais qui ne s’en laisse pas moins regarder avec plaisir ; un film qui n’est pas le truc de l’année, qui ne restera peut-être pas dans les annales mais qui, selon moi, est l’exemple type de ce que devrait etre toute bonne comédie : une œuvre sans prise de tête, sympathique et surtout, drôle… oui, car toutes les comédies ne le sont pas, bien au contraire !


Points Positifs :
- Une intrigue certes vu et revue mille fois mais qui n’en fonctionne pas moins, et ce, même si tout est couru d’avance, que l’on a compris que le patron et sa domestique espagnole finiront ensemble malgré tous les obstacles qui se présenteront devant eux.
- Je me dois de le reconnaitre mais pour une fois, Fabrice Luchini est plutôt bon, évitant d’en faire des tonnes.
- Sandrine Kiberlain est pas mal dans son rôle de bourgeoise complètement en dehors des réalités.

Points Négatifs :
- Cela reste tout de même plutôt simplet point de vu scénario, mais bon, comme ça se regarde…
- Il y a tout de même quelque chose qui me chiffonne dans bon nombre de films français : mais pourquoi, 9 fois sur 10, les couples sont composés d’un homme d’âge mur, voire très mur, et d’une femme jeune, bien plus jeune ?
- Euh, qui veut nous faire croire que Fabrice Luchini a 45 ans dans ce film ?

Ma note : 7,5/10

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