dimanche 16 février 2014

BLUE JASMINE


BLUE JASMINE

Jasmine, qui se prénomme en réalité Jeannette, a vécu une vie confortable comme femme au foyer et épouse de Hal, riche homme d’affaire new-yorkais. Tout s’est écroulé brutalement lorsqu’il est apparu que Hal était un escroc et que celui-ci a été arrêté et s’est suicidé en prison, la laissant sans le sou et criblée de dettes. Lorsqu’il a découvert les malversations de son père et la complicité passive de sa belle-mère, qui signait tout ce que lui demandait Hal sans comprendre les montages financiers, le fils de Hal, Danny, a quitté la maison sans laisser d’adresse. Jasmine, qui entend refaire sa vie et trouver du travail, se rend à San Francisco auprès de sa sœur Ginger, mère divorcée avec deux enfants. Celle-ci conserve une rancœur encore vive envers sa sœur et envers Hal : quelques années auparavant, son ancien mari Augie et elle, avaient gagné 200 000 $ à la loterie, un gain qui aurait pu changer leur train de vie, mais Jasmine les a convaincus de confier cet argent à Hal pour faire fructifier l’investissement et ils ont tout perdu. Ginger fréquente un mécanicien nommé Chili, que Jasmine méprise ouvertement mais Ginger lui rétorque quʼau moins lui est honnête.


Blue Jasmine
Réalisation : Woody Allen
Scénario : Woody Allen
Musique : Christopher Lennertz
Production : Perdido Productions, Sony Pictures Classics
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Blue Jasmine
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 26 juillet 2013
Langue d'origine : anglais
Durée : 98 min

Casting :
Cate Blanchett : Jasmine
Sally Hawkins : Ginger, la sœur de Jasmine
Alec Baldwin : Hal, le mari de Jasmine
Bobby Cannavale : Chili, l'amoureux de Ginger
Andrew Dice Clay : Augie, l'ex de Ginger
Peter Sarsgaard : Dwight
Michael Stuhlbarg : Dr. Flicker, le dentiste
Louis C.K. : Al, l'ingénieur du son
Alden Ehrenreich : Danny, fils Hal, élevé par Hal et Jasmine
Max Casella : Eddie, l'ami de Chili

Mon avis : Hier, je reconnais que j’ai été très dur à l’encontre d’un film, La voleuse de livres, œuvre a l’intrigue pour le moins sympathique mais portant tant de défauts en elle qu’elle en devenait presque insupportable à mes yeux, chose qui m’arrive de plus en plus souvent avec le cinéma d’outre-Atlantique. Pourtant, avec ce Blue Jasmine, que j’ai eu le plaisir de découvrir hier soir, je tenais à vous prouver que je suis loin d’etre sectaire et que oui, le cinéma américain est capable, quand il le désire, de nous proposer autre chose d’autrement plus excitant que de la simple soupe grand public tellement fadasse… Alors bien entendu, ici, il est difficile de parler de cinéma hooliwwodien à proprement parler puisque, avec Woody Allen, nous sommes à mille lieux du genre, et justement, pour faire suite un peu à mes propos d’hier, il est amusant de constater que si je n’apprécie nullement le personnage Allen en tant que tel et sa part d’ombre, pour ce qui est de ses films, plus le temps passe et plus je les apprécie ; comme quoi, on pourra dire une fois de plus qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Mais quoi qu’il en soit, ici, avec Blue Jasmine, Woody Allen nous livre une fois de plus le genre d’œuvre auquel il nous a habituer depuis longtemps, une histoire qui met en avant les relations humaines forcément compliquées entre des personnages qui ne le sont pas moins, une œuvre franchement drôle mais a l’humour plutôt fin mais aussi et surtout, une œuvre où éblouie tout bonnement une Cate Blanchett au sommet de sa forme, qui nous livre là une performance d’actrice exceptionnelle, à la fois drôle et tragique dans son rôle d’ancienne bourgeoise complètement allumée et paumée dans un monde bien plus terre à terre que celui qu’elle fréquentait auparavant. Les scènes cocasses s’enchainent les unes après les autres, Cate Blanchett semble jouer sur le fil du rasoir et on n’attend qu’une chose, qu’elle bascule totalement dans la folie, le reste du casting est tout aussi cintré et le mélange du tout accouche d’un excellent long métrage qui vient nous rappeler que oui, mille fois oui, en Amérique, ont fait encore des bons films, même si ceux-ci ne sont pas forcément grand public…


Points Positifs :
- Cate Blanchett, bien entendu : une performance tout simplement éblouissante de la part de l’actrice australienne qui nous fait montre de tout son immense talent. Woody Allen lui a offert un rôle à sa mesure mais celle-ci a su le sublimer.
- Tout en traitant de sujets pour le moins sérieux, Blue Jasmine est franchement drôle : par le biais des acteurs, excellents et loufoques mais aussi d’un scénario qui l’est tout autant.
- Cela fait du bien des petits films comme ça qui ne se prennent pas au sérieux mais diablement plus intéressants que les blockbusters hollywoodiens.
- Je n’aime pas Woody Allen mais je lui reconnais un sacré don de mise en scène et un style qui marche toujours autant.

Points Négatifs :
- J’ai eu beau chercher, je ne trouve pas, après, je pense que c’est le genre d’œuvres où on accroche ou pas…
- Certaines scènes, peut-être un peu trop rapidement expédiées ?

Ma note : 8/10

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