mardi 10 décembre 2013

THE CITY & THE CITY


THE CITY & THE CITY

L’intuition de l’inspecteur Tyador Borlu lui fait pressentir des complications en cascade quand le cadavre d’une jeune femme est retrouvé sur un terrain vague de Besźel. Maquillée à première vue comme une prostituée, la victime arbore une chevelure étonnamment soignée. Son flair avait vu l’affaire se corse rapidement. La jeune fille est une chercheuse américaine qui travaillait sur un chantier de fouilles à UI Qoma, la ville qui coexiste sur le même territoire que Besźel. De plus cette jeune chercheuse avait provoqué des remous idéologiques et politiques en évoquant lors d’un congrès son intérêt pour d’Orciny. La troisième ville, ville mythique ou peut-être ville secrète qui survit dans les interstices laissés libres par les deux autres. Comment Borlu parviendra-t-il à mener l’enquête dans les deux villes sans commettre une Rupture, le délit sanctionnant le non-respect des frontières ténues qui séparent Besźel et UI Qoma ?


The City & the City
Auteur : China Miéville
Type d'ouvrage : SF/Polar
Parution en vo : 2009
Traduction : Nathalie Mège
Editeur : Pocket
Langue d'origine : Anglais UK
Nombre de pages : 478
Titre en vo : The City & the City

Mon avis : Jusqu’à ce jour, je ne connaissais de China Miéville que ses œuvres issues de ce que l’on surnomme le Cycle du Bas-Lag, c’est à dire, Perdido Street Station, Les Scarifiés et Le Concile de Fer, et comme l’auteur, depuis, avait écrit bien d’autres ouvrages, j’étais curieux de voir si ceux-ci valaient eux aussi le coup, et donc, pour commencer, je me suis laisser tenter par ce The City & the City dont le postulat de départ – deux villes imbriquées l’une dans l’autre et dont les habitants respectifs passent leur vie entière sans jeter un regard a leurs voisins sous crainte de commettre un crime, la fameuse Rupture – portait en soi un potentiel plus que prometteur. Et, ma foi, force est de constater que si The City & the City n’atteint pas les sommets d’un Perdido Street Station, son chef d’œuvre, selon moi, même si j’étais habitué à des ouvrages bien plus longs et détaillés de la part de Miéville et même si le coté moderne où se déroule l’intrigue m’a surpris au départ, une nouvelle fois, l’écrivain britannique réussit, non seulement son coup, mais qui plus est, nous livre un fort bon roman policier (car oui, c’est bel et bien un polar avant tout) au scénario diablement captivant, qui le voit certes, s’éloigner un peu de son univers habituel, mais qui s’avère etre, une fois de plus donc, une réussite. Et puis, comment ne pas s’émerveiller devant cette double citée, ces deux jumelles Besźel et UI Qoma, qui partagent le même territoire mais qui se détestent et s’ignorent, métaphore que je ne peux m’empêcher de faire vis-à-vis de notre monde moderne.


Points Positifs :
- Le concept des deux villes imbriquées l’une dans l’autre.
- Le scénario, franchement réussi et qui nous tient en haleine jusqu’au bout.
- La cohérence de l’ensemble, même s’il n’est pas évidant au départ d’imaginer deux villes qui existeraient au même endroit, au final, on s’y croirait presque.

Points Négatifs :
- On aurait aimé en savoir davantage au sujet de Besźel et UI Qoma, leurs origines, depuis quand ces deux cités existent-elles, pourquoi une telle séparation, etc. ?
- Cela reste surtout un polar au final
- Un peu trop court ?

Ma note : 7,5/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...