samedi 23 novembre 2013

La Nouvelle Revue de l’Histoire 69 : 1943, la chute de Mussolini


Depuis quelques temps, grosso modo, depuis cet été, j’ai accumulé un retard plus que certain pour ce qui est de la lecture de mes revues, au point même que, hier soir, je ne savais même plus si j’avais achevé ou pas la lecture du cent-trente-neuvième numéro des Cahiers de Science & Vie consacré au Paradis et a l’Enfer (en fait, si, mais il aura fallu un coup d’œil sur ce blog pour le vérifier…). Mais si ce retard, plutôt important, existe bel et bien et que, une fois de plus, je me retrouve avec un nombre conséquent de revues à lire, comme cela arrive souvent avec la Nouvelle Revue de l’Histoire, je n’aurais pas pris énormément de temps pour lire le dernier numéro en date de la revue. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, place au sommaire :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°69 : 1943, la chute de Mussolini
Novembre/Décembre 2013

1943, la chute de Mussolini
- Le bilan du Ventennio Nero
- Le débarquement de Sicile
- 8 septembre 1943 : un armistice humiliant
- Otto Skorzeny enlève Mussolini
- La République Sociale Italienne
- La Decima Flottiglia MAS
- La mort de Mussolini
- Robert Brasillach et la fin du fascisme
- 1943, l’année fatale pour l’Europe

- Editorial : Le fascisme est devenu un objet d’histoire
- Regard sur le Christianisme – Entretien avec Jean-Louis Harouel
- Alphonse de Lamartine, un romantique en politique
- Richard Wagner et la France
- Eleanor Roosevelt, une femme influente sous influence
- Farouk, un monarque diffamé
- La prise de pouvoir de l’art dit « contemporain »

Et c’est reparti : comme c’est le cas deux fois sur trois avec la Nouvelle Revue de l’Histoire, nous avons droit pour la énième fois à un numéro dont le sujet principal a pour cadre temporel la première moitié du vingtième siècle et, plus précisément, les années de l’entre deux-guerres et la seconde guerre mondiale – et la première alors, surtout que dans quelques mois, l’on fêtera le centenaire de son commencement ? Bref, vous l’avez compris, déjà, pour moi, c’était fort mal parti… non pas que Mussolini et le fascisme italien (après tout, le premier, les autres n’ayant fait que s’en inspirer) ne soient pas un sujet inintéressant, loin de là, mais bon, comme je l’ai dit, à force de nous proposer toujours la même chose, on finit par se lasser, quel que soit la qualité de l’ensemble. Alors oui, ce dossier principal n’est pas dénué d’intérêt, mais bon, qu’aurais-je appris à sa lecture ? En fait, pas grand-chose car entre quelques articles pour le moins tendancieux pour ne pas dire admiratifs du régime mussolinien et d’autres qui reviennent sur des événements que tout le monde connait, il n’y a décidément pas grand-chose à se mettre sous la dent, le comble étant atteint avec le long article sur Brasillach, complètement hors-sujet : bah oui, désolé de le dire mais il me semblait que c’était la chute de Mussolini qui était au programme, et non les états d’âmes d’un amoureux du fascisme – du coup, on n’a droit qu’à une seule page sur la mort du Duce, une honte ! Et, car ce n’est pas finis, histoire d’enfoncer le clou, le dernier article du dossier et qui nous explique le plus sérieusement du monde que l’année 1943 fut un tournant pour l’Europe est pour le moins… hum, dérangeant selon moi : certes, en effet, avec la défaite de l’Axe, américains et soviétiques se sont partagés le monde, mais bon, sans etre un admirateur de ses deux-là, bien au contraire, aurais-je applaudit a une victoire germanique au vu de ce qu’était le régime Hitlérien ? Et puis bon, le suicide européen, quelque part, eu lieu lors de la première guerre mondiale, la seconde n’étant que le coup de grâce final à la domination européenne sur le monde.

Du coup, avec un dossier principal peu réussit et d’une banalité affligeante, sans oublier quelques cotés un peu tendancieux, il aura fallu se tourner vers les quelques articles généraux pour trouver une certaine qualité a ce numéro, et là, ma foi, entre le fort instructif qui nous dévoile une Eleanor Roosevelt inattendue, et qui m’a donner envie d’en connaitre davantage sur ce singulier personnage, ainsi que ceux consacrés à Alphonse de Lamartine et Richard Wagner, l’on se dit que, finalement, l’on aura pas perdu tout son temps et surtout son argent. De même, sans partager l’avis excessif des auteurs sur l’art contemporain (une affaire de gouts et même si je suis loin d’etre fan, j’apprécie bien certaines choses), l’article coup de poing qui lui est consacré n’en reste pas moins fort intéressant et plutôt instructif. Mais bon, malgré ces quelques articles de qualité, au vu du dossier principal, je garderais un souvenir négatif de ce numéro de la NRH : manque total d’originalité de celui-ci, hors-sujet flagrant par moments et rien de franchement nouveau, c’est dans les occasions comme celles-ci où je me demande si ça vaut franchement le coup de me procurer tous les numéros de la Nouvelle Revue de l’Histoire, une revue avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord mais dont je reconnais malgré tout la qualité de bon nombre de ses articles… sauf que cette fois ci, celle-ci n’était franchement pas au rendez-vous, hélas… 

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