samedi 5 octobre 2013

LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LE CHEVALIER DE SANG


LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LE CHEVALIER DE SANG

Les ténèbres sont tombées sur le royaume de Crotheny. Après le meurtre de son mari, la reine Murielle se retrouve sur l’emprise de Robert Dare, qui compte bien la marier à Berimund Reiksbaurg, héritier du trône d’Hansa.  Pendant ce temps, la princesse Anne se réveille seule dans les bois, après une bataille l’ayant séparée de ses amis. Et avant que la princesse ne devienne le point de ralliement des forces s’opposant à Robert, voilà qu’elle se retrouve à sa merci, non sans découvrir d’obscurs secrets qui pourraient bien retourner la situation à son avantage…

Depuis le mois d’aout dernier, mes lectures m’entrainent du côté d’un certain Greg Keyes, un auteur déjà mis à l’honneur sur ce blog il y a de cela quelques années par le biais d’un autre de ses cycles, plutôt bon au demeurant, L’âge de la déraison, avec une œuvre de Fantasy plus basique (dans le sens premier du terme, L’âge de la déraison lorgnant davantage du côté de l’Uchronie), je veux bien évidement parler de ces Royaumes d’épines et d’os dont j’aborde aujourd’hui le troisième tome. Bien évidemment, au cours des critiques des deux premiers volumes de ce cycle, j’ai eu l’occasion de mettre en avant à la fois les points positifs, plutôt nombreux, mais aussi les quelques défauts de cette œuvre, car, qu’on le veuille ou pas, celle-ci en possède bel et bien, ne serais ce que pour ces protagonistes que je trouve plutôt un peu trop stéréotypés à mon gout, ce qui fait que, même si j’en apprécie certains, je n’accroche pas avec ceux-ci comme ce peut etre le cas dans d’autres romans du même genre, mais aussi, ne l’oublions, par cette désagréable impression que ressent le lecteur francophone en constatant qu’ici, tout le monde tutoie tout le monde : chose incongrue au possible, surtout quand on voit le moindre valet ou cuisinière le faire à une reine, mais bon, ici, je pense que le problème vient surtout de la traduction. Mais bon, et comme je l’avais souligné lors de mes deux précédentes critiques, dans l’ensemble, Les Royaumes d’épines et d’os n’en restent pas moins un fort bon roman du genre Fantasy, plutôt agréable à lire et surtout, très captivant. Et donc, après le second tome qui m’avait laissé sur une fort bonne impression quant à la direction que prenait l’histoire, quid de ce tome 3 dont j’ai achevé la lecture lundi dernier déjà ?

Et bien déjà, si l’on fait abstraction du titre, Le Chevalier de sang, qui n’a pas grand-chose à voir avec le contenu de ce troisième tome – certes, il en est fait mention mais uniquement vers la fin – et des défauts déjà cités dans le précédant paragraphe – après tout, j’ai compris que le tutoiement sera la norme jusqu’au bout – force est de constater que notre sympathique Greg Keyes ne change pas un iota une formule qui a fonctionner jusqu’ici : ainsi, nous avons toujours des paragraphes, nombreux au demeurants, qui s’achèvent brutalement, laissant ainsi à chaque fois le lecteur en plein suspens quant au sort des nombreux protagonistes (par contre, au bout d’un moment, cette façon de faire, quasiment systématique, fait qu’on n’y croit plus trop et qu’on se dit que Aspar, Anne ou Cazio, suivant le perso concerné, s’en sortira d’une façon ou d’une autre), ainsi que, ne l’oublions pas, un savant mélange de hauts fait d’armes et de scènes pleines d’actions qui alternent avec des paragraphes plus calmes réservés aux dialogues, tout aussi importants, et aux (nombreux) états d’âme de l’un ou l’autre des protagonistes. Et donc, le lecteur se trouvant en terrain familier, ce qui est normal au bout de trois tomes, prend donc plaisir à retrouver la suite d’une intrigue qui, je le reconnais, est toujours aussi captivante : nos héros s’étant tous retrouvés ou rencontrés à la fin du second tome, dès le début de ce Chevalier de sang, Keyes les sépare pour mieux développer son intrigue dans de multiples directions (dommage, j’aurais aimé brouiller un peu les cartes néanmoins dans les compositions d’équipes) et celle-ci, si elle répond enfin à certaines questions auxquelles que l’on pouvait se poser depuis les débuts de cette œuvre, n’en offre pas moins de nouvelles énigmes et quelques belles petites révélations pour le moins stupéfiantes qui ne peuvent que laisser le lecteur dubitatif quant à leur développement dans le dernier tome.


Car justement, c’est là la question que je me pose désormais : au vu de tout ce que j’ai lu dans ce cycle depuis ses débuts, je me demande bien comment Greg Keyes, qui s’est attardé sur tellement d’intrigues secondaires, qui a pris son temps pour décrire tel événement qui n’était pas parfois primordial, va faire pour nous sortir une fin potable dans ce dernier tome ? Surtout que, ayant gardé un souvenir mitiger de la fin de L’âge de la déraison, surtout quand au sort des personnages secondaires, carrément oubliés pour certains d’entre eux, je reconnais que je m’inquiète un peu. Mais bon, pour ce que j’ai pu lire des quelques critiques, ici ou là, sur ce fameux quatrième tome, celui-ci semble plutôt etre une bonne conclusion, donc, je vais etre optimiste pour une fois, surtout que, en ayant lu, pour le moment et a peu de choses prêts,  un peu plus de 150 pages, ça a l’air toujours aussi bon pour le moment… Enfin bon, je vous donne rendez-vous d’ici quelques temps pour en avoir le cœur net et savoir si oui ou non, le final de ces Royaumes d’épines et d’os sera à la hauteur du reste de la saga !?

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