lundi 14 octobre 2013

LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LA DERNIÈRE REINE


LES ROYAUMES D'ÉPINES ET D'OS – LA DERNIÈRE REINE

Le Roi de Bruyère est mort, et c’est un Aspar White à bout de souffle qui va devoir tenter un ultime pari pour sauver la forêt qu’il aime tant. Anne Dare est finalement installée sur le trône de Crotheny, mais pour combien de temps ? Le roi de Hansa, bien aidé par l’Église et Marché Hespero, qui ont désormais décrété une guerre sainte contre elle, marche sur ses terres. Bien qu’elle devienne de plus en plus puissante, il lui faut néanmoins se battre contre la folie et les mauvais conseillers… Stephen, que beaucoup croient mort, poursuit quant à lui ses recherches, découvrant bientôt le journal de la reine mythique des jours anciens, Virginia Dare…

Depuis le mois d’aout dernier, j’étais plongé dans la lecture d’un cycle de Fantasy intitulé Les Royaumes d’Epines et d’Os, une œuvre en quatre volumes, que je possédais (du moins les trois premiers) depuis cinq ans environ mais que je n’avais toujours pas lu jusqu’à ce jour – en fait, et comme je le soulignais lors de la critique du premier tome, Le Roi de Bruyère, en 2008, je m’étais essayer à ce cycle mais, n’ayant pas alors accrocher, j’avais abandonné au bout d’une soixantaine de pages environ. Il faut dire qu’alors, la comparaison d’avec une œuvre du même auteur, Greg Keyes, je veux bien évidement parler de L’âge de la déraison et que j’avais lu avant que ce ne blog n’existe puis relu par la suite, était encore forte dans mon esprit : ainsi, sans atteindre non plus des sommets absolus, ce savant mélange d’Uchronie, de romans de Cape & Epée et de Fantasy m’avait tout de même suffisamment emballé pour que, mes gouts en 2008 n’étant pas alors vraiment porté vers la Fantasy, je juge plutôt mal Le Roi de Bruyère. Le temps passa, bien évidemment, et comme j’ai eu l’occasion de vous dire au cours des trois critiques des premiers volumes de la saga, avec un regard neuf et un autre état d’esprit, j’ai finalement apprécier ces Royaumes d’Epines et d’Os ; oh certes, là aussi, pas un chef d’œuvre absolu, certes, je garde toujours une préférence pour L’âge de la déraison, bien plus original, mais finalement, un bonne petite œuvre de Fantasy, sans prises de tête, et qui méritait amplement qu’on lui consacre son temps. Mais si jusque-là, tout fut plus ou moins parfait, ou presque, cet ultime tome de la saga allait-il etre a la hauteur de mes espérances ?

Eh bien en fait, et ce, à mon grand regret, pas vraiment. En effet, et alors que, au vu de tout un tas de critiques plutôt positives que j’avais pu lire au sujet de cette œuvre et plus particulièrement au sujet de ce dernier tome de la saga, je dois reconnaitre que je n’ai pas vraiment accrocher à la lecture de celui-ci. Pourtant, à la base, je m’attendais à un troisième tome, Le Chevalier de sang, légèrement inférieur aux deux premiers et a superbe sursaut pour le final, La dernière Reine ; du moins, c’était un peu la teneur générale des quelques critiques que j’avais pu lire au sujet de cette œuvre, comme quoi, il ne faut pas se fier aux avis des autres. Or, si effectivement, j’avais trouvé que l’intérêt baissait lors du premier tome, j’ai attendu, plutôt vainement, que celui-ci remonte dans le dernier volume, d’ailleurs, j’avoue même qu’arriver vers le milieu du bouquin, j’avais abandonné tout espoir, me disant que le troisième tome était finalement plus intéressant en soi, ce qui fit que la lecture de la fin fut plus que poussive. Mais alors, comment en suis-je arriver à ce point, comment, et alors que j’étais plus qu’emballer par cette œuvre jusque-là, mon impression finale sera celle d’un grand gâchis ?! Eh bien, cela, pour deux ou trois petites raisons qui, de mon point de vu, me semblent importantes : déjà, du temps de L’âge de la déraison, le quatrième tome de la saga avait été un peu le point faible de celle-ci, Greg Keyes expédiant pas mal son final, oubliant carrément quelques personnages et massacrant un peu tout le monde, solution un peu simpliste ; sauf que, alors, cela passait encore de par la qualité générale de l’ensemble et, malgré tout, une fin certes expédiée, mais acceptable pour l’intrigue. Or, ici, non seulement Keyes retombe allègrement dans ses travers, mais qui plus est, plus on avance dans la lecture de ce quatrième tome et plus on a l’impression de tomber dans le grand n’importe quoi : protagonistes qui ont des réactions étranges, qui changent d’avis et d’alliances comme de chemise, personnages oubliés ou à peine montrés, morts en veux-tu en voilà, et pas n’importe qui d’ailleurs, ce qui est limite foutage de gueule vis-à-vis de certains d’entre eux qu’on suivait depuis les débuts et qui meurent, comme ça, sans aucune intensité dramatique : Georges Martin, dans Le Trône de Fer, se plait a tuer ses protagonistes, mais au moins, il a le don de le faire bien et de façon marquante,  a contrario, lorsque Keyes tue l’un de ses persos, c’est raté neuf fois sur dix ! Bref, avec un massacre général et raté, un scénario qui part dans tous les sens mais surtout dans le mauvais et une fin plus que loupée, comment vouliez-vous que j’apprécie cette chose, ce tome qui aurait dut conclure en beauté un cycle qui, jusque-là, n’était certes pas un chef d’œuvre mais qui possédait une histoire plaisante, des personnages attachants et surtout, un potentiel qui annonçait un final grandiose ?!


Alors oui, je suis déçu, terriblement déçu même : bien évidement, pour ceux qui n’auraient pas lu Les Royaumes d’Epines et d’Os, je ne rentrerais pas dans les détails et plus particulièrement dans ceux qui m’ont le plus déplus, ceux-ci dévoilant une bonne partie de l’intrigue, mais sincèrement, quand je pense à ce qu’aurait pu donner cette œuvre et que je constate, dépité, comme Greg Keyes, dans un geste de folie, a loupé sa fin, je ne peux que lui en vouloir. Surtout qu’a un moment donné, j’aurais presque eu envie de lui demander la chose suivante : à quoi bon s’attarder pendant trois tomes, trainer en route, décrire tout et n’importe quoi et développer son intrigue pendant environ 1500 pages si c’est pour bâcler une fin écrite à la va vite ? Car quand je vous disais précédemment qu’arrivé au milieu de ce dernier tome, j’avais perdu tout espoir, c’est que le constat était clair : il fallait encore un tome a cette œuvre pour l’achever correctement, pour prendre le temps de nous pondre une fin digne de ce nom et qui serait restée dans la même veine que les trois premiers tomes, eux, au demeurant, plutôt bons. Mais non, visiblement pressé, Greg Keyes préféra bâcler la fin de son cycle, tant pis pour celui-ci, et surtout, tant pis pour nous… 

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...