lundi 2 septembre 2013

FRAGILE


FRAGILE

Infirmière au passé douloureux, Amy est nommée dans un hôpital pour enfants sur le point d'être fermé pour cause d'insalubrité. Mais tandis que se prépare le départ des patients et du corps médical, d'étranges incidents ont lieu, dont les premières victimes sont les enfants. Rapidement, Amy se rend compte de l'existence d'une présence paranormale dans le mystérieux bâtiment. Elle se lie d'amitié avec Maggie, une jeune fille renfermée sur elle-même et sur le point de mourir à cause de sa maladie, qui dit connaître une certaine Charlotte avec qui elle communique par l'intermédiaire de cubes. Selon les propos de Maggie, Charlotte est « mécanique » et vit seule au deuxième étage de l'hôpital, pourtant condamné depuis une cinquantaine d'années…


Résumé le cinéma espagnol au célèbre Pedro Almodovar serait sans nul doute une chose bien réductrice, d’ailleurs, débuter cette critique par ce qui est bel et bien une simple évidence l’est tout autant, cependant, bien souvent, le grand public a tendance à oublier que de l’autre côté des Pyrénées, d’autres réalisateurs existent et que, justement, il en existe certains qui brillent fortement dans un genre qui, bien souvent, a le plus grand mal à proposer des œuvres franchement originale, l’horreur. D’ailleurs, sur ce blog, il y a de cela quatre ans et demi environ, je vous avais déjà parlé en des termes plutôt élogieux de l’un des plus beaux représentants du genre, du moins, de mon point de vue : L’Orphelinat, véritable petit bijou fantastique et angoissant a souhait qui démontrait, de la plus belle des manières, qu’il fallait compter avec le cinéma espagnol – et encore, n’oublions pas le somptueux Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, film hispano-mexicain et qui eut droit lui aussi a bien des louanges sur ce blog. Cependant, cela faisait quelques années que je n’avais pas eu l’occasion de me replonger dans des films fantastiques ibériques, voir même des films d’horreur tout courts, et ce, jusqu’au mois dernier où, alors que je me trouvais au travail et que je n’avais pas grand-chose à faire, en me renseignant un peu au hasard sur quelques films du genre sortis ces dernières années, je suis tombé sur ce Fragile.


L’achat de cette œuvre fut un peu un petit coup de cœur, oh certes, pas un véritable coup de foudre en soi, mais en découvrant le synopsis – des événements étranges ayant lieu dans un ancien hôpital pour enfants – et ayant toujours gardé en mémoire mon impression plus que positive au sujet de L’Orphelinat, je m’étais dit que ce Fragile pouvait valoir le coup. Certes, pour ce qui était des critiques, on ne peut pas dire que celles-ci étaient véritablement enthousiasmantes : il y en avait des bonnes, d’autres plutôt mauvaises, mais bon, pour un prix d’achat plus que modique, je ne prenais pas non plus de grands risques. Et puis, quelque part, j’étais également curieux de voir ce que pouvait donner la performance d’une certaine Calista Flockhart, devenue célèbre pour la série où elle tenait la vedette : Ally McBeal. Pour etre tout à fait franc, au cours de ma vie, si j’ai vu grand maximum deux ou trois épisodes de cette série, c’est déjà pas mal, mais bon, celle-ci ayant plutôt bien marché à la fin des années 90, j’avais hâte de voir quelle pouvait etre la performance de Calista Flockhart loin des canons hooliwwodien, prise en main par un réalisateur espagnol, ici le sieur Jaume Balagueró et surtout, dans un genre à mille lieux de celui pour lequel elle se fit connaitre. Tout un tas de bonnes raisons, donc, d’avoir envie de découvrir ce que ce Fragile avait dans le ventre, maintenant, restait à savoir si le jeu en valait la chandelle ?


Eh bien, disons que, après coup, mon avis est plutôt mitigé : loin de posséder un synopsis franchement original (comme je vous l’ai dit, le genre en lui-même tourne souvent en rond et d’ailleurs, il est dur de véritablement du neuf, même si parfois, de fort bonnes réussites sont au rendez-vous), Fragile aurait pu, à défaut d’etre un grand film, du moins, un film dans la moyenne haute. Ainsi, que ce soit pour son scénario, l’ambiance générale qui en découle, les décors ou même les acteurs, l’ensemble, il faut le reconnaitre, tient plutôt bien la route. Bien entendu, on pourrait trouver pour le moins singulier que dans cet hôpital, personne ne trouve rien à redire quant au fait que tout un étage soit condamné depuis quatre décennies ou que personne ne s’y rende – de temps en temps, il doit bien y avoir des campagnes de dératisations ou des trucs dans le genre, et puis, n’oublions pas la simple curiosité humaine, personnellement, travaillant dans un tel lieux, j’aurais jeté un coup d’œil à ce fameux second étage. Visiblement, ici, cela ne semble pas trop gêner personne. Mais bon, comme l’ambiance, elle, est plutôt pas mal, on pardonne ce détail, de plus, l’origine de tous ces événements et la façon dont les personnages principaux la découvrent n’est pas une mauvaise idée ; je vous l’ai dit, Fragile possédait un potentiel. Hélas, s’il y a des choses que l’on peut pardonner aisément ou avec bienveillance, il y en a d’autres qui, elles, sont tout bonnement inacceptables : d’abord, le fait qu’il aura presque fallut que Calista Flockhart débarque dans cet hôpital pour que médecins, infermières et personnel commence à se poser des questions alors que les événements s’emballaient déjà avant et prenaient même une tournure pour le moins inquiétante, ensuite, certaines scènes sont franchement ratées, le meilleur exemple étant celle où l’un des protagonistes (je ne dirais pas lequel) passe par la fenêtre : mais que ce fut mal fait ! Et, histoire d’enfoncer le clou, le look du fameux coupable de tous ces événements : non, là, ce n’est pas possible d’en arriver à un tel truc alors que, pourtant, il y avait de quoi faire quelque chose de correct dans l’idée, mais là, quand j’ai vu sa tête, je me suis crut dans un nanard, c’est pour dire !!! Alors du coup, c’est la crédibilité même du film qui en prend un sacré coup !


Dommage, vraiment dommage car comme je vous l’avais dit, Fragile possédait un postulat de départ qui laissait entrevoir un bon film et que, de plus, il n’était pas dépourvu de bonnes idées. Hélas, entre un scénario qui n’est pas très crédible par moments, certaines scènes franchement ratées et un design débile pour la créature responsable de tous ces phénomènes, on en finirait presque par oublier les qualités de cette œuvre. Reste au final une désagréable impression que l’on est passé à côté de quelque chose qui aurait pu etre bien meilleure, une fin plutôt touchante (mais bon, sans plus) et la jeune actrice qui joue l’un des rôles principaux que j’ai trouvé plutôt pas mal, pour le reste par contre, cela sent plus le plantage qu’autre chose… 

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