vendredi 16 août 2013

LES HOMMES DÉNATURÉS


LES HOMMES DÉNATURÉS

Dans les années 2030, la fertilité masculine a brutalement chuté sur l'ensemble de la planète. Les enfants sont si rares que les couples sont prêts à tout pour en avoir, quitte à traiter leurs animaux domestiques comme des bébés humains. Shana Walders, jeune appelée de l'armée américaine, participe à l'évacuation d'une zone dangereuse où un train transportant des produits toxiques a déraillé. Elle voit l'espace d'un instant l'inimaginable tapi au fond d'une cage. Son témoignage auprès de ses supérieurs signe sa radiation de l'armée. Mais elle décide de mener sa propre enquête pour découvrir la vérité. Alors que le gouvernement a interdit la génétique humaine, Shana découvre qu'un trafic clandestin s'organise à grande échelle. Elle vient de mettre le doigt dans un engrenage qui met en jeu l'avenir de l'homme.

Après m’etre replonger avec un certain plaisir dans la lecture de l’excellente Trilogie du Minotaure, comme je vous le disais hier, le second roman que j’avais lu avant que n’existe ce blog et qui a occuper quelques jours de mon séjour Vendéen fut Les hommes dénaturés, de Nancy Kress. Bon, pour etre tout à fait franc, mon état d’esprit vis-à-vis de celui-ci avant sa relecture était loin d’etre le même : en effet, autant j’étais impatient de relire La trilogie du Minotaure, autant pour celui-ci, c’était loin d’etre le cas. Il faut dire que lors de ma première lecture de ces Hommes dénaturés, je n’en avais pas gardé un grand souvenir ; oh certes, non pas qu’il était mauvais en soi, loin de là, mais bon, comment dire, cet ouvrage de Nancy Kress n’était pas non plus un excellent titre. Tout juste passable ? C’était l’impression qui me restait de cette œuvre environ six années après sa lecture. Mais bon, comme j’avais décidé de profiter de mes vacances pour relire quelques titres qui n’avaient pas eu droit à des critiques sur ce blog, et comme, en plus, il s’agissait d’un cours roman de trois cent pages environ, je m’étais dit que, dans le pire des cas, même si cette relecture ne me plaisait pas, eh ben, au moins, je n’aurais pas perdu beaucoup de temps avec celle-ci. Mais alors, quel fut mon avis au sujet de ces Hommes dénaturés, plus de six ans après l’avoir découvert pour la première fois ? C’est ce que je vais vous dire ci-dessous :

Il est évidant qu’en relisant cette œuvre, la première chose qui me saute aux yeux, c’est que depuis celui-ci, j’en ai fait du chemin pour ce qui est de la qualité des romans que j’ai pu lire ces dernières années – et il suffit de faire un tour dans ma rubrique Romans SF-Fantasy et de l’analyser de janvier 2008 à ce jour pour s’en convaincre. Car autant, en 2007, j’étais capable de me laisser tenter par une œuvre comme Les Hommes dénaturés, autant de nos jours, cela aurait été totalement impossible, mes critères de choix quant à la qualité d’un roman étant bien plus élevés. Pourtant, malgré cela, force est de constater que, même si Nancy Kress ne nous a pas offert avec ce titre un grand roman d’anticipation, même si en aucune façons, celui-ci peut etre considéré comme étant un grand livre, même si par moments, entre un style d’écriture plutôt pauvre et tout un tas de situations convenues et sans surprises, eh ben, l’œuvre en elle-même n’est pas totalement à jeter, bien au contraire. Car la première qualité de celle-ci est sa trame de fond, plutôt bonne au demeurant : dans un futur très proche, suite à la pollution industrielle que subit quotidiennement l’humanité depuis une centaine d’années, la fertilité masculine a atteint des niveaux extrêmement bas ce qui provoque des naissances de plus en plus rares, mais aussi, quand celles-ci ont lieu, diverses pathologies chez les nouveau-nés. Bref, une situation catastrophique pour l’humanité mais surtout, une situation loin d’etre fantaisiste, bien au contraire : en effet, depuis quelques années, divers signaux d’alarmes ont été tirés quant à la baisse de la fertilité masculine d’une part, mais aussi quand a la dangerosité de bien des produits du quotidien – cela, sans prises de décisions fortes de la part de nos dirigeants. C’est donc avec une trame de fond pour le moins crédible et fort bien trouvée que Nancy Kress pose l’intrigue de son œuvre, et ma fois, c’est là la grande force de ces Hommes dénaturés. Mais la suite de l’intrigue va plus loin, et nous entraine dans un scandale de manipulations génétiques, d’adoptions illégales et de magouilles gouvernementales inavouables, et c’est là qu’entrent en scène les trois protagonistes principaux de l’histoire : un vieux médecin condamné par la maladie, un jeune appelée qui en a trop vu et un danseur de ballet gay qui a perdu une partie de sa mémoire et qui cache un lourd secret. Et c’est donc ces trois personnages, loin d’etre inoubliables au demeurant, que l’on suit tout au long du roman, l’intrigue alternant successivement entre eux et ce, jusqu’au final dont je tairais la teneur, bien évidement.


C’est donc avec une trame de fond pour le moins fort intéressante et une intrigue et des protagonistes qui le sont un peu moins que nous obtenons au final une œuvre que l’on ne peut qualifier de ni mauvaise, ni bonne ; tout juste passable comme je vous le disais précédemment ? Hum, disons dans la moyenne légèrement haute pour etre plus précis – dommage que je n’ai jamais eu l’idée de donner des notes lors de mes critiques, cela m’aurait été bien utile dans le cas qui nous occupe aujourd’hui. Mais alors, Les hommes dénaturés valent-il le coup d’une lecture ? En toute sincérité, si vous avez une Pal longue comme le bras, laissez tomber, il existe bien d’autres œuvres bien plus vitales à lire ; par contre, si, entre deux gros romans ou cycles, vous souhaitez découvrir un roman plus court, pourquoi pas ? Après tout, ne serais ce que pour le synopsis de départ et le coté visionnaire de Nancy Kress – ce roman date de la fin des années 90 – je pense que Les hommes dénaturés mérite le coup, mais bon, après, dites-vous que ce n’est pas non plus le truc de l’année, bien au contraire… 

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