mardi 16 juillet 2013

SANCTUAIRE – USS NEBRASKA


SANCTUAIRE – USS NEBRASKA

Un jour de juin 2029, en plein cœur de la Méditerranée, dans la plaine abyssale du Levant. Le sous-marin nucléaire américain U.S.S. Nebraska est en plongée. Objectif : mission de surveillance des côtes syriennes. Pure routine. Soudain, un écho sur le radar de bord. Quelque part à 1 200 mètres de profondeur, une présence vient d'être décelée. L'U.S.S. Nebraska se faufile dans un entrelacement de falaises sous-marines avant de découvrir l'origine du signal : un submersible soviétique, immobilisé au fond d'une impressionnante cavité sous-marine de 300 mètres de hauteur. Étrange. À son bord, des cadavres enchaînés, comme s'il s'agissait de déments, et des tablettes antiques revêtues de caractères indéchiffrables par l'ordinateur de bord. Mais le plus incroyable reste à venir. Surgie de nulle part, une vision de rêve – ou de cauchemar – se dévoile aux yeux de l'équipe d'exploration sortie de l'U.S.S. Nebraska : un authentique sanctuaire taillé dans la roche et orné de visages de pierre... À bord du sous-marin américain plongé dans la stupeur, des événements mystérieux s'enchaînent. Tandis qu'un homme d'équipage est frappé par la peste, un autre semble perdre la raison. Il se met à détruire les machines avec frénésie et à tuer l'un de ses compagnons. Comme si la folie s'était glissée à bord de l'U.S.S. Nebraska. Comme si une étrange malédiction pesait sur lui depuis qu'il a découvert cet incroyable sanctuaire...

Les plus attentifs d’entre vous l’auront probablement remarqué mais depuis le début de cette année 2013, si l’on ne devait retenir qu’une seule bande dessinée, ce serait bien évidement fort captivant Prométhée du non moins excellent Christophe Bec, une œuvre dont le synopsis ne peut que plaire aux vieux amateurs de cette légendaire série qu’était X-Files et qui ravira les passionnés de paranormal, d’anciennes civilisations et de paléocontacts en tous genres. Et donc, en ce début de congés, j’en avais profité pour me procurer et lire les derniers volumes parus à ce jour, ainsi, mercredi dernier, je vous proposais sur ce blog ma critique du huitième tome de la série : Necromanteion. Cependant, même si j’étais plus que satisfait d’avoir rattrapé mon retard et donc, de n’avoir plus qu’à attendre, désormais, que ne paraisse les prochains tomes de Prométhée, je me suis retrouver un peu orphelin, c’est que l’univers me manquait et je n’avais pas forcément envie, du moins pour le moment, à passer à un autre genre de bande dessinées. Fort heureusement, Christophe Bec n’en était pas à son coup d’essai avec Prométhée et deux séries, une plus ancienne, Sanctuaire, et une en cours de parution également, Carthago, se trouvaient donc à ma disposition. Devant ce choix, j’ai opté pour la première, en trois volumes et achevé depuis belle lurette, principalement pour son synopsis de départ mais aussi par le simple fait que celle-ci étant finie, je n’allais pas me lancer dans une énième série en x volumes – Sanctuaire étant une trilogie. Et donc, laissant de côté les créatures antédiluviennes des abysses pour plus tard, je me suis procurer cet USS Nebraska, premier volume de ce Sanctuaire qui promettait tant.


Avant d’aller plus loin, une petite précision s’impose : dans Sanctuaire, Christophe Bec ne tient pas les rênes du scénario mais uniquement la partie graphique, pourtant, ce fait qui pourrait paraitre non négligeable si on le compare avec une série comme Prométhée, n’est pas gênant en soit, ne serais-ce que, encore une fois, nous avons à faire a une série qui flirte allègrement avec une certaine science-fiction : anciennes civilisations oubliées, catastrophisme ambiant, présence non négligeable de militaires, complots, les points communs apparaissent comme étant évidant. Mais histoire de rehausser davantage une trame de départ alléchante, le fait de savoir que le scénariste de la chose était un certain Xavier Dorison ne pouvait que m’enchanter : il faut dire que l’auteur du Troisième Testament et des Sentinelles n’est pas n’importe qui et que cela fait quelques années que ses créations me ravissent comme on a pu le voir dans mes critiques sur ce blog. Restait à savoir, bien entendu, si le duo Dorison/Bec allait etre à la hauteur de mes espérances…

Alors déjà, si comme moi, vous avez découvert les talents graphiques de Christophe Bec par le biais des premiers volumes de Prométhée (il passe rapidement le relais), les planches de ce premier volume de Sanctuaire risquent à coup sûr de vous surprendre : certes, l’on reconnait dans les grandes lignes le trait de Bec, mais bon, comment dire, il y a de cela plus d’une décennie, son talent n’était pas encore aussi bon qu’il ne le devint par la suite et cela se ressent tout de même pas mal. Certes, les planches n’en restent pas moins de bonne facture mais sans plus et si l’on peut parfaitement comprendre le choix des couleurs plutôt sombre et uniforme – l’intégralité ou presque de la trame narrative se déroulant dans un sous-marin – le fait d’avoir le plus grand mal à reconnaitre les nombreux protagonistes est hautement plus problématique : le visage de ceux-ci ont la désagréable tendance à se ressembler tous et encore heureux que certains portent une barbiche ou soient blonds, sinon, ça aurait été encore plus le fouillis ; et encore, par moments, entre le commandant qui devient brun ou d’autres qui semblent prendre du poids (ou en perdre) d’une case sur l’autre, je vous laisse imaginer la problématique principale de la partie graphique de cette œuvre. Ce qui est dommage d’ailleurs car le scénario, lui, est franchement bon. Oh certes, je n’irais pas jusqu’à  dire que celui-ci tient du chef d’œuvre absolu, cependant, débutant à Berlin vers la fin de la seconde guerre mondiale avec nos amis les soviétiques et se poursuivant ensuite dans un futur proche, 2029, avec l’équipage d’un sous-marin en mission près de la Syrie, ce scénario, dont on comprend dès les premières pages qu’il va nous entrainer du côté d’anciennes civilisations disparues et traiter de vieilles légendes de guerre entre les dieux et les hommes (ah, rien que l’expression me plait bien), et sublimement renforcé par ce sentiment d’oppression propre à la vie dans un sous-marin (surtout lorsque le mystère pointe le bout de son nez) est plus que prometteur ; je dirais même plus captivant, et ce, même si pour le moment, nous n’en sommes qu’au premier tome et à la mise en place de l’intrigue – quoi que, il s’en est passé des choses mine de rien !


Bref, vous l’avez compris, dans l’ensemble, j’aurais été satisfait de ce premier tome de Sanctuaire et même s’il y aurait énormément de choses à dire au sujet des dessins, et plus particulièrement sur ces fameux visages qui se ressemblent tous tellement, le scénario, oppressant, mystérieux et captivant au possible rehausse indéniablement le niveau, surtout pour ceux qui, comme moi, sont des amateurs du genre. Du coup, et en attendant donc que ne paraisse le prochain tome de Prométhée, je pense que j’aurais de quoi passer de forts bon moments avec cette série, surtout que je suis pressé de connaitre le fin mot de l’histoire. Alors, vivement la suite !

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