mercredi 17 juillet 2013

La Nouvelle Revue de l’Histoire 67 : Rome, ville éternelle


C’était l’une de mes grandes interrogations depuis le fameux suicide de Dominique Venner en plein cœur de Notre Dame de Paris le mardi 21 mai dernier : sans sa figure la plus emblématique, sans son mentor, sa revue, La Nouvelle Revue de l’Histoire allait-elle poursuivre son existence ? Interrogation légitime et dont je n’eus la réponse qu’au tout début du mois de juillet, lorsque j’ai trouvé en kiosque le tout nouveau numéro de la NRH, repris en main par un certain Philippe Conrad et fortement marqué, comme il fallait s’y attendre, par la disparition de Dominique Venner comme on peut le voir dans le sommaire ci-dessous :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°67 : Rome, ville éternelle
Juillet/Aout 2013

Rome, ville éternelle
- Aux origines de l’Urbs, de la légende a l’histoire
- L’héritage de Rome
- Les grandes dates de Rome
- Le miracle romain
- Comment l’Empire est devenu chrétien
- La papauté romaine au Moyen-Age
- La Rome de la Renaissance
- 1527 : le sac de Rome
- La seconde gloire de Rome
- La papauté face au défi de l’unité italienne
- La Rome de Mussolini
- De Rome a Cinecitta

- Editorial : Histoire, mémoire, identité
- Pour saluer Dominique Venner
- Hommages à Dominique Venner
- La Chine d’hier et d’aujourd’hui
- Maximilien Ier d’Autriche
- Juliette Récamier ou les secrets d’une dame blanche
- Jomini l’incompris
- De la gauche au capitalisme absolu
- Henri Béraud, l’épuré qui n’avait pas collaboré

Bien évidemment, et comme je vous le disais, les premières pages sont consacrés à rendre hommage à la mémoire a Dominique Venner et, au risque de choquer, il faut bien reconnaitre que ce sont les moins intéressantes de ce soixante septième numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire ; ceci n’ayant rien à voir avec les opinions politiques de celui-ci, sur lesquels je n’étais pas toujours d’accord, mais surtout dû au fait qu’un hommage, franchement, ce n’est pas bien passionnant. Mais fort heureusement, passer ce passage obligé, le reste est autrement plus intéressant et ce, particulièrement pour ce qui est du dossier principal de ce numéro, consacré à Rome, ville éternelle. Celui-ci, et comme il est de coutume dans la NRH, est fort bien écrit mais inégal : en effet, si la première partie, consacré à l’Empire Romain et aux Papes jusqu’à la Renaissance, mérite largement le détour, la suite, surtout la période, inévitable dans cette revue, qui traite de Mussolini et du Fascisme, beaucoup moins – mais, comme je le dis à chacune de mes critiques de cette revue, c’est là le gros point faible de la NRH, c’est-à-dire, ce besoin de se sentir obligés de nous parler de l’entre-deux guerres et du second conflit mondial. Mais malgré les qualités de ce dossier consacré à la ville éternelle, le problème qui se pose, c’est que je n’ai pas pu m’empêcher de faire la comparaison avec celui d’une autre revue, Les Cahiers de Science & Vie, Vivre à Rome au temps des Césars, et dont je vous ai parler en mai dernier – certes, celui de la NRH traite d’une période historique bien plus vaste mais justement, c’est là que le bât blesse, car, du coup, la richesse de ces deux mille et quelques années n’est pas traitée comme elle le méritait.

Du coup, ce soixante septième numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire, et premier post-Dominique Venner, ne restera probablement pas dans les annales, et ce, malgré quelques articles de qualités comme, pour ce qui est du dossier principal, une bonne moitié de celui-ci, mais aussi, pour le restant de la revue, des articles comme celui consacré à Maximilien Ier d’Autriche, principalement, un souverain plutôt méconnu, ainsi que quelques autres qui m’ont fait découvrir des personnalités intéressantes comme Juliette Récamier et Jomini. De bons articles, donc, mais loin d’en faire un numéro inoubliable… 

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