dimanche 2 juin 2013

SEPT SURVIVANTS


SEPT SURVIVANTS

Trois véhicules sillonnent un paysage de montagne, un soir où les conditions climatiques, épouvantables, sont réunies pour se perdre. Le manteau neigeux et les flocons abondants brouillent les repères. Un couple dont les relations semblent se réduire désormais à quelques disputes ; le frère du mari est assoupi à l’arrière. Un dealer et une paumée qui cherchent à échapper au flic lancé à leur trousse. Sans qu’ils le sachent, leurs routes convergent, là où un autre égaré se trouve déjà. Qu’ont-ils en commun ? Qu’est-ce qui les attend dans ce tunnel ?

Lorsque j’ai débuté Le Journal de Feanor, dans mes toutes premières critiques consacrées à la bande dessinée, je vous avais (enfin, je dis vous mais même mes lecteurs habituels, et ils ne sont pas légions, les ont-ils lu vu que cela remonte a cinq ans ?) parler d’une série de chez Delcourt intitulé tout sobrement Sept (ou 7 pour ceux qui préfèrent, ce qui, j’en conviens, ne change pas grand-chose au problème) et qui, en sept albums (forcement) voyait sept scénaristes et sept dessinateurs nous proposer sept histoires différentes où les protagonistes principaux étaient au nombre de… sept, bien évidement. Pour tout vous avouer, la série avait assez bien commencé mais au fil des tomes, celle-ci c’était avéré être légèrement trop inégale selon moi, du moins, suffisamment pour que je l’abandonne en cours de route, la faute à un Sept Guerrières qui était, selon moi, tellement décevant et inintéressant au possible que je n’avais pas souhaité poursuivre l’aventure Sept. Pourtant, il y avait eu un titre excellent, Sept Missionnaires, véritable petit bijou plein d’humour, et, en y repensant, Sept Psychopathes voir même Sept VoleursSept Pirates était sympa mais sans plus – étaient pas mal dans leur genre, et ce, même s’ils n’étaient que des titres moyens. Mais bon, éternel problème de l’amateur de BD qui se doit de faire des choix, bien souvent cornéliens, j’en étais resté là. Du moins, jusqu'à maintenant.

En 2011, les éditions Delcourt, surfant sur la vague du succès financier que fut la série Sept décida de donner une suite à celle-ci, la baptisant Saison 2 ; chose plutôt curieuse pour une série censé etre en sept volumes, et non quatorze, mais bon, comme il m’arrive de le dire souvent : tous les moyens de se faire de l’argent sont bons, n’est-ce pas ? Quoi qu’il en soit, le tout premier titre de cette seconde saison fut donc l’opus qui nous préoccupe aujourd’hui, sobrement intitulé Sept Survivants. Forcément, vu que j’avais déjà abandonner la série au cours de la parution des premiers albums, je n’eut nulle envie de poursuivre l’expérience, ne serais-ce que pour de simples raisons financières : quand on sait qu’il existe tellement d’excellentes bandes dessinées et qu’on ne dispose pas d’un compte en banque illimité, il faut faire des choix, et parmi ceux-ci, pourquoi prendre le risque de dépenser près de quatorze euros dans une BD qui pourrait s’avérer etre une franche déception !? Du coup, je ne suivis que de loin la parution des sept nouveaux titres de la saga sans etre plus intéresser que cela… et ce, jusqu’à ce que je me décide, vu que ma médiathèque les possédaient, a retenté l’expérience : après tout, le risque, cette fois ci, était minime et dans le pire des cas, je n’aurais lu qu’une mauvaise BD sans dépenser le moindre sou.


Or, à la lecture de ce Sept Survivants, premier opus, donc, de cette seconde saison de Sept, force est de constater que, si celui-ci n’atteint pas les sommets de ce que put etre en son temps mon préféré de la saga, Sept Missionnaires, nous avons tout de même là une fort bonne petite bande dessinée. Loin d’etre original (mais est-ce un mal ?), le synopsis de ce one shot flirte allègrement avec le huit clos horrifique et, effet de mode de ces dernières obliges, nous avons droit à des zombis. Bien évidemment, en disant cela, je pourrais en faire fuir plus d’un, après tout, comment ne pas y voir une simple imitation a la française de l’excellent Walking Dead ? Or, si, effectivement, les zombies sont bel et bien au rendez-vous, c’est bien le seul point commun notable entre les deux œuvres. En effet, le scénario de ce Sept Survivants a ceci d’intéressant qu’ici, l’élément zombie est accessoire et ce qui prime avant toute chose, c’est ce fameux huit clos entre les sept protagonistes enfermés dans un bien étrange tunnel perdu en plein milieu des Alpes, un tunnel loin d’etre naturel, mais je n’en dirais pas plus afin de ne pas dévoiler le mystère qui l’entoure. Du coup, et alors qu’en toute franchise, je n’attendais pas grande chose de cette BD, je me suis surpris a etre captiver par l’histoire, surtout après le premier tiers de celle-ci, lorsque les événements commencent à s’enchainer et que l’on prend conscience du piège où sont plongés ses sept survivants.


Au final, et en comparant avec les autres titres de la série Sept que j’ai pu lire, il est indéniable que ce Sept Survivants, de par son contenu bien plus complexe que prévu, peut être considéré comme étant l’un des meilleures albums de la saga. Je ne rentrerais pas dans les détails du scénario, afin de ne pas spoiler celui-ci, mais si jamais vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir cette bande dessinée, n’hésitez pas une seconde car franchement, elle vaut le coup. Certes, ce n’est pas non plus la BD du siècle, quelques défauts sont bel et bien présents, mais dans l’ensemble, c’est plutôt correct voir même bon par moments, surtout pour ce qui est de l’interaction entre les protagonistes, mais aussi, bien sûr, au sujet de ce fameux tunnel. Bref, une fort bonne surprise que ce Sept Survivants qui, du coup, me réconcilie un peu avec la série, et justement, ça tombe bien, j’en ai emprunté un autre dont je vous parlerais dans quelques jours… 

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...