mercredi 19 juin 2013

LA CHANCE DE MA VIE


LA CHANCE DE MA VIE

Julien Monnier a un sérieux problème. Il a beau être un conseiller conjugal brillant, il n'arrive pas à garder une femme dans sa vie plus de deux semaines. Et pour cause, depuis son plus jeune âge, Julien porte la poisse à toutes les femmes qui s'éprennent de lui. Mais pas une petite poisse. De celles qui vous envoient à l'hôpital plusieurs fois par semaines, qui brisent votre vie professionnelle ou qui vous fâchent à vie avec vos proches. Julien est à proprement parler un vrai chat noir pour les femmes. Joanna Sorini va vite l'apprendre à ses dépens le jour où elle le croise. Une carrière en plein décollage, une vie amoureuse qui semblait enfin prendre un bon tournant, tout cela risque de bien changer...


Dimanche soir rime souvent avec désespoir. Ce constat, net et implacable, je vous en avais déjà parlé il y a de cela quelques semaines, lors de la publication de ma critique consacrée au film : Le nom des gens – au demeurant, fort sympathique d’ailleurs. Et donc, une fois de plus, pour cette fin de week-end, je me suis retrouvé devant un choix plus que cornélien face aux choix que nous proposait notre piètre télévision française. Certes, me direz-vous, j’aurais pu m’atteler à d’autres activités, bien plus intéressantes, je ne le nie pas, mais que voulez-vous, souvent atteint de flemmardise aigue, j’ai souvent du mal, surtout le dimanche soir, à abandonner mon lit. Mais comme ma femme avait décidé de regarder ce qui, a mes yeux, était tout bonnement un navet, une comédie française avec, excusez du peu, Virginie Efira en tête d’affiche (oh là là…), je m’étais dit que j’allais prendre sur moi, prendre mon courage à deux mains et partir dans le salon pour bouquiner ; mais bon, avant cela, cinq petites minutes, histoire de voir à quel point ce film était une bouse, et puis, cinq minutes plus tard, encore cinq, oh, allez, encore un peu… puis, finalement, j’attendais la pub pour abandonner car bon, je n’étais pas fou au point de perdre mon temps devant cette chose n’est-ce pas ? Bien évidemment, vous l’avez compris, ce film, je l’ai regardé jusqu’au bout !


Devrais-je avoir honte de cela ? Franchement, si l’on m’avait dit qu’un jour, je regarderais un film avec Virginie Efira, j’aurais tout simplement explosé de rire devant une telle ineptie : hein, quoi, comment ? Mais vous vous moquez de moi ? Mais depuis quand c’est une actrice celle-là ?! Et puis bon, une comédie française, je peux concevoir qu’il en existe des bonnes, mais au vu du casting, du titre de ce film – La chance de ma vie –  tout bonnement ridicule, de son synopsis d’une niaiserie insupportable et de l’impression tenace que tout cela n’était qu’une pale imitation des comédies américaines dont, pour rappel, une bonne partie de celles-ci ne volent pas bien haut, il était certain que je n’allais tout de même pas perdre mon temps devant ce truc ? Et puis, petit détail qui a son importance mais non négligeable : si je regardais ce film, j’allais devoir en publier une critique sur ce blog et perdre, forcément, le peu de crédibilité qu’il me restait encore… Alors non, mille fois non, je ne pouvais pas regarder cette Chance de ma vie… Oh, et puis ce titre, Virginie Efira, non mais allo quoi !?


Mais, si je suis resté jusqu’au bout, c’est que, finalement, j’y ai trouvé mon compte, non ? Alors, et aussi incroyable que cela puisse paraitre, malgré tout ce que je vous ai déjà dit auparavant, malgré le fait qu’a aucun moment, le scénario ne tient debout, malgré une succession de gags convenus et sans surprises et malgré des incohérences et débilitées multiples, eh bien… oui, j’ai rigoler, oui, je me suis laisser entrainer puis convaincre de regarder ce film jusqu’au bout. Alors oui, c’est débile, profondément débile, oui c’est du vu et du revu et c’est le genre de productions calibrées, sans surprises et qui ne restera en aucune façon dans les mémoires, cependant, et à ma grande surprise, c’est marrant, con mais marrant, et, petite cerise sur le gâteau, la Virginie Efira, ce n’est pas et ne sera jamais l’actrice du siècle mais au final, elle s’en est pas mal sortie, de même que son compère, François-Xavier Demaison. Alors oui, désormais, on peut se moquer de moi, on peut dire que je loue les mérites d’un sacré navet et que mes références cinématographiques ne volent pas bien haut, mais peu importe : La chance de ma vie est certes débile, mais au moins, il m’aura fait passer un bon moment… même si j’y ait perdu quelques neurones, mais ça, il fallait s’y attendre… 

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