lundi 13 mai 2013

LA QUÊTE DE L’OISEAU DU TEMPS – LE RIGE



LA QUÊTE DE L’OISEAU DU TEMPS – LE RIGE

Le chevalier Bragon et ses compagnons se dirigent vers l’immense piton rocheux qui se dresse dans l’estuaire du fleuve Dol dans l’espoir d’y trouver l’Oiseau du Temps. Mais encore leur faut-il traverser le territoire du légendaire Rige, vaste labyrinthe de ruines perdues dans la jungle. Le Rige n’a qu’une seule loi : celle de la chasse ! Et le fait que Bragon ait autrefois suivi son enseignement n’y changera rien ; l’heure est venue pour maître et élève de se mesurer...


Il y a de cela un peu plus de deux semaines, je vous avais parlé sur ce blog de cette cultissime bande dessinée qui marqua indéniablement les années 80, La Quête de l’Oiseau du Temps, œuvre des sieurs Le Tendre et Loisel, respectivement au scénario et aux dessins. Pour la petite histoire, et pour rappel si jamais vous n’avez pas eu l’occasion de lire les critiques des deux premiers volumes de la saga, La Conque de Ramor et Le Temple de l’oubli, comme ce fut le cas pour bien d’autres œuvres, ce ne fut que sur le tard que j’ai découvert cette œuvre – en fait, depuis deux semaines. Ou plutôt que je me suis enfin décidé à la lire, car, bien évidemment, de par mon âge, je ne suis plus très loin de la quarantaine, je connaissais depuis belle lurette cette bande dessinée, les protagonistes principaux m’étaient plus ou moins familiers de même que les couvertures des albums, vu et revus un nombre incalculables de fois dans les rayons depuis des décennies. Et donc, après avoir dévoré – et le mot est faible – les deux premiers tomes de La Quête de l’Oiseau du Temps, il était grand temps de me lancer dans la suite de la saga : ça tombait bien, j’étais en vacances et ce fut donc du côté de la Bretagne que j’emmena les deux derniers tomes de la série, tout juste empruntés à ma médiathèque.

Après etre parvenus à s’échapper du terrible Temple de l’oubli dans le précédant volume, ce fut avec une certaine joie que j’ai retrouvé Pélisse, Bragon et leurs compagnons dans ce troisième tome de la saga intitulé Le Rige. Et la première chose qui saute aux yeux des lecteurs, c’est la différence des couleurs entre les deux albums : des teintes jaunâtres du désert et du temple, l’on passe ici a une ambiance plus verdoyante, forêts, marécages… mais aussi ruines… plantant le décors de l’action de cet album qui se déroule donc dans le territoire de l’énigmatique et charismatique Rige, un formidable guerrier, probablement le meilleur d’Abgar, adepte de la chasse sous toutes ses formes (y compris la chasse à l’homme) et, jusque-là, toujours invaincu. Bien évidemment, afin de pouvoir poursuivre leurs quêtes, Pélisse et ses compagnons devront réussir à traverser ce fameux territoire, exploit que personne n’a jamais réussi jusqu’alors, mais je pense ne pas faire un immense spoiler en vous disant que nos héros, eux, y parviendront – sinon, bah, la quête prenait fin ici. Car de toutes façons, ce qui compte avant tout dans ce troisième album, ce n’est pas de savoir si Pélisse, Bragon et les autres réussiront ou pas à échapper aux griffes du Rige, mais plutôt, comment vont-ils le faire. De même, ici, ce qui prime, ce n’est pas tant l’action en soit même mais davantage les liens entre les protagonistes, car, justement, Bragon et le Rige possèdent un passé commun ; lien qui aboutira, à la fin de l’album, a une scène magnifique et plutôt émouvante mais qui aura déçu bon nombre d’amateurs de grand spectacle, probablement rebutés par ce duel qui ne s’étale pas inutilement sur trois ou quatre pages, comme il est de coutume de faire de nos jours. Et ces liens entre protagonistes, ces changements pour certains et cette mélancolie qui parsème ces pages, fait de celui-ci un album tout aussi bon que ses prédécesseurs, mais, peut etre avec un petit plus : probablement la figure tellement marquante du Rige ?


Bref, vous l’avez compris, ce troisième tome de La Quête de l’Oiseau du Temps est toujours aussi bon et réussit la gageure de maintenir la série a un niveau pour le moins exceptionnel. Bien évidemment, et comme j’eu l’occasion de vous le dire lors des critiques des deux premiers albums de la série, nous avons là une œuvre qui date déjà un peu, ce qui n’enlève certes rien à sa qualité intrinsèque, mais qui, de par son style, son humour et son érotisme d’un autre temps, voir même pour une certaine façon de narrer une histoire, pourra troubler des lecteurs plus jeunes, peu habitués à un tel style. Mais pour ceux qui sauront passer outre cela, ainsi que pour ceux de ma génération, la chose parait plus qu’évidente : nous avons bel et bien là une œuvre tout bonnement culte !

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