mardi 1 janvier 2013

LE MONDE DE NARNIA : LE LION, LA SORCIÈRE BLANCHE ET L'ARMOIRE MAGIQUE



LE MONDE DE NARNIA : LE LION, LA SORCIÈRE BLANCHE ET L'ARMOIRE MAGIQUE

Quatre enfants, Peter (17 ans), Susan (15 ans), Edmund (14 ans) et Lucy (12 ans) sont envoyés dans le manoir du professeur Digory Kirke à la campagne pour fuir Londres et les bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale. En jouant à cache-cache, Lucy découvre une armoire qui l'emmène, même si elle ne le sait pas encore, dans un autre monde : Narnia. Elle y fait la connaissance d'une étrange créature mi-homme mi- chèvre, le faune Tumnus. Lucy raconte son aventure à ses frères et à sa sœur, mais aucun d'eux ne la croit. Un jour qu'ils sont poursuivis par leur tutrice, ils vont se cacher dans cette fameuse armoire et découvrent eux aussi ce monde différent. Les quatre enfants décident de se rendre chez M. Tumnus, selon les désirs de Lucy, qui fière, veut montrer à ses frères et sœur à quel point elle avait raison. Malheureusement, le faune a mystérieusement disparu, enlevé par la police de la Reine de Narnia, selon une loi qui interdirait de côtoyer des humains. C'est alors que les enfants rencontrent des castors, qui leur racontent alors la fameuse prophétie : « Deux fils d'Adam et deux filles d'Ève » devront se placer aux côtés du lion Aslan, pour vaincre dans une grande bataille, la sorcière, usurpatrice qui se proclame Reine et qui maintient un Hiver glacial à Narnia et les habitants sous une dictature.


Une nouvelle année commence à peine et il faut bien reprendre les bonnes vieilles habitudes, ainsi, rien de tel que de me lancer tout de go dans l’écriture d’une critique, point d’orgue des billets de ce blog, sans nul doute – et ce, même si parfois, ce n’est pas toujours évidant de les faire, n’est pas critique professionnel qui veux. Et pour cela, rien de tel que de vous proposer le tout dernier film que j’ai vu en cette année 2012 qui s’en est allé, un film que j’ai eu le plaisir de voir avec mes enfants, ce dimanche, un film familial par excellence, mais qui, de par son univers et son synopsis, ne pouvait que me plaire ; enfin, plaire est peut-être un bien grand mot, mais, au moins, disons que son univers – le fantastique, le merveilleux, la Fantasy en gros – est tout bonnement mon préféré, et que, du coup, essayer de transmettre ses propres gouts a ses enfants, afin qu’un jour, ils puissent reprendre le flambeau, est toujours chose pour le moins agréable. Et donc, ce film dont je vais vous parler ci-dessous, et que TF1 a eu la bonne idée de diffuser en ce dernier dimanche de 2012, c’était le premier volet du Monde de Narnia, le fameux Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique.

Surfant sur la vague du succès phénoménal du Seigneur des Anneaux il y a de cela une décennie déjà, et qui remis la Fantasy, jusque-là, parent pauvre du cinéma et dont les rares œuvres existantes étaient bien trop souvent, quand on avait de la chance, de sacrés nanards, quand on n’en avait pas, de beaux navets, les premières années de vingt et unième siècle ont connu moult avatars de l’œuvre de Tolkien portés à l’écran ; chose pour le moins naturelle puisque, après tout, quand un filon existe, autant essayer de l’exploiter jusqu’au bout. Mais, comme ce fut le cas pour les romans, n’est pas Tolkien qui veut, et si je ne nie pas, bien au contraire, qu’il n’y a pas que Le Seigneur des Anneaux dans la vie, force est de constater que pour ce qui est des adaptations d’œuvres de Fantasy sur grand écran, l’on peut dire sans trop exagération, que n’est pas Peter Jackson qui veut. Ainsi donc, parmi toutes ces œuvres, le pire côtoya le passable et même, quelques fois, le bon ; mais pour ce qui est de l’exceptionnel, et bien, je ne voudrais pas etre méchant mais on ne peut pas vraiment dire que cela soit arriver souvent. Ce qui est sûr, c’est que dans le lot de toutes ces adaptations d’œuvres de Fantasy, certaines, pourtant inspirées de romans ou de cycles de romans pour le moins exceptionnels, on put connaitre bien des déboires, et pour un Harry Potter, seul rival valable du Seigneur des Anneaux, et qui se permis le luxe d’aller au bout, combien de franches ratées qui ne dépassèrent pas le premier volet ? Hélas, bien trop, à mon gout. Les raisons, bien entendu, en sont multiples, et, avant toute chose, il faut reconnaitre que la méconnaissance de bon nombre de ses œuvres originelles y ont joué pour beaucoup : ainsi, si Le Seigneur des Anneaux est tout bonnement une œuvre culte depuis les années 60 et n’a pas attendu qu’on adapte au cinéma pour se faire connaitre, possédant depuis longtemps son lot de millions de fans à travers le monde, on ne pouvait pas dire que c’était franchement le cas pour les autres, aussi bons soient-ils à la base. De plus, la volonté de faire de l’argent à tout prix, que chaque adaptation marche aussi bien que celle de Peter Jackson, bref, appelons un chat un chat, le délire des studios, a fait que certaines adaptations aient été décapités en plein vol, alors qu’elles auraient méritée bien plus. Dommage, certes oui, mais l’on va finir par croire que la Fantasy est un genre plus qu’hasardeux au cinéma et qu’en dehors de quelques raretés, la plus grande partie de la production soit voué à l’oubli… et quand je pense que le dernier grand succès d’une adaptation est une série, Le Trône de Fer (cependant, celui-ci était inadaptable au cinéma et, pour la petite histoire, possédait lui aussi son lot de fidèles depuis belle lurette), cela peut laisser songeur quant à l’avenir de la Fantasy sur grand écran, et ce, en dehors de quelques contre exemples, de temps en temps.

Mais alors, quid de ce premier volet du Monde de Narnia ? Trois films sortis sur un ensemble de sept romans parus, je pense ne pas me tromper en affirmant qu’on ne connaitra jamais l’intégralité de la saga sur grand écran ; où alors, cela se saurais depuis longtemps. Tiré de l’œuvre de l'écrivain irlandais C. S. Lewis, The Chronicles of Narnia, bien plus célèbre dans les pays anglo-saxons que dans nos vertes contrées, cette adaptation possédait pourtant tout un tas d’éléments pour un faire, certes pas un chef d’œuvre, car n’est pas chef d’œuvre qui veut, mais, du moins, un bon film. Et, après visionnage complet de la chose (pour la petite histoire, depuis la sortie des trois films, je n’avais eu l’occasion, jusqu’à dimanche dernier, de ne voir que la fin des films), je ne peux nier que celui-ci n’en soit pas un : de par son univers attirant, ses décors pour le moins réussis, ses scènes d’actions pour le moins spectaculaires, ses animaux parlants (je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours aimé voir un castor, un loup ou un renard parler, après tout, ce n’est pas forcément plus improbable que de voir Bruce Willis survivre a tout et n’importe quoi dans ses films) et quelques-uns de ses protagonistes, dans l’ensemble, j’ai pris un certain plaisir à voir Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique. L’histoire est certes loin d’etre originale, certains événements sont franchement prévisibles et l’ensemble est un trop gentillet à mon gout, mais bon, cela se regarde plutôt bien ; d’ailleurs, moi qui n’accroche pas trop, en temps normal, avec les enfants en tant que personnages principaux (du genre, au début, je ne suis pas grand-chose mais finalement, je me révèle etre l’élu dont parle la fameuse prophétie que tout le monde connait sauf moi et qui suit destiner à sauver le monde), force est de constater que, pour une fois, c’est plutôt bien passé, ma préférence étant allé pour la plus jeune des héroïnes, Lucy – quoi que, Edmund qui les trahit a un moment donné, j’ai bien apprécier sa fourberie. Mais bon, malgré cela, mais aussi, avec toute la meilleure bonne volonté du monde, prétendre que j’ai été captivé par l’intrigue aurait été chose fort exagérée, pour ne pas dire fausse : trop gentillet, trop enfantin, trop… non, décidément, ce n’est pas vraiment ma tasse de thé. Ce n’est pas que l’histoire soit mauvaise, je ne critique pas le jeu des acteurs, le scénario, mais… franchement, j’estime que Le Monde de Narnia n’est pas assez adulte pour moi, je ne veux pas critiquer celle-ci, mais bon, c’est davantage une affaire de gouts personnels, et, quand ça ne veut pas, et bien, ça ne veut pas !


Au final, et même ce que je viens de dire, j’aurais tout de même apprécié de regarder ce premier volet du Monde de Narnia, mais surtout, car celui-ci m’a procuré l’occasion de partager un moment avec mes enfants, de leurs montrer un peu ce que sont mes gouts ; plus tard, quand ils seront plus âgés, il sera toujours temps de passer à des œuvres un peu plus complexes et adultes. Mais pour le moment, Narnia et son univers gentillet, c’est tout bonnement parfait, et d’ailleurs, je compte bien me procurer les deux autres adaptations de la saga, ne serais ce que pour, une nouvelle fois, passer un bon moment « cinéma » avec mes enfants. Pour La nuit des morts vivants, on attendra encore un peu…

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