mardi 8 janvier 2013

GAME OF THRONES – SAISON I



GAME OF THRONES – SAISON I

Sur le continent de Westeros, le roi Robert Baratheon règne sur le Royaume des Sept Couronnes depuis qu'il a mené à la victoire la rébellion contre le roi fou Aerys II Targaryen, dix-sept ans plus tôt. Son guide et principal conseiller, Jon Arryn, venant de décéder, il part dans le nord du royaume demander à son vieil ami Eddard Stark, seigneur suzerain du Nord et de la Maison Stark, de remplacer leur regretté mentor au poste de « Main du Roi ». Eddard, peu désireux de quitter ses terres, accepte à contrecœur de partir à la Cour avec ses deux filles, alors que Jon Snow, son fils bâtard, se prépare à intégrer la fameuse Garde de Nuit : la confrérie protégeant le royaume depuis des siècles à son septentrion, de toute créature pouvant provenir d'au-delà du Mur protecteur. Mais, juste avant le départ pour le Sud, Bran fait une découverte en escaladant une tour de Winterfell dont découleront des conséquences inattendues… Dans le même temps, sur le continent Est, Viserys Targaryen, héritier « légitime » en exil des Sept Couronnes et fils d'Aerys, projette de marier sa jeune sœur Daenerys à Drogo, le chef d'une puissante horde de cavaliers nomades afin de s'en faire des alliés, en vue de la reconquête du royaume. Mais Viserys est presque aussi instable mentalement que son père.


Les quelques rares fidèles de ce blog l’auront remarqué : depuis la fin de l’été dernier, je me suis lancé dans la lecture de ce qui est bel et bien l’un des plus grand cycles de Fantasy moderne, je veux bien évidement parler du Trône de Fer, saga pour le moment inachevée de l’inimitable Georges RR Martin – et que, pour la petite histoire, on espère bien voir un jour la conclusion, d’ici que l’écrivain ne passe l’arme à gauche avant de conclure toutes ses intrigues, l’horreur ! Bien évidemment, pour vous en avoir parlé a de multiples reprises sur ce blog, je pense qu’il est inutile que je vous dise, encore une fois, tout le bien que je pense de cette œuvre : synopsis original, intrigues captivantes au possible, nombreux personnages tous très charismatiques, y compris les second et troisièmes couteaux, structure d’écriture avec les fameux points de vus des personnages qui nous permet ainsi de voir les événements selon chacun, coup de théâtres fort nombreux et imprévisibles, morts inattendues, univers riche et intéressant ; bref, les raisons qui me font aimer le Trône de Fer sont tellement multiples qui me serait fort fastidieux de toutes les énumérées ici, surtout que je l’ai déjà fait lors de mes précédentes critiques des romans. Car, et alors que demain paraitra dans nos rayons le quinzième volume (suite au découpage français) de la saga, intitulé Une danse avec les dragons, et que, arrêté suite à une angine, je devrais patienter jusqu’à jeudi pour me le procurer (argh !), aujourd’hui, et comme vous l’avez compris, ce qui nous préoccupe, ce ne sont pas les romans, mais son adaptation en série.

Le nombre de personnes qui en venues à la lecture de la saga de Georges Martin suite au visionnage de son adaptation télévisuel doit etre, je n’en doute pas, fort important ; après tout, cela est de bonne guerre et, de même, nombreuses furent les personnes qui découvrirent Le Seigneur des Anneaux au cinéma, voir même des super héros comme les X-Men ou les Vengeurs par le biais du grand écran. Cet état de fait, qui parfois, peut déplaire aux puristes purs et durs, n’a rien de désobligeant en soit de mon point de vue : après tout, si le grand ou le petit écran permet d’accorder une audience plus large a une œuvre, tant mieux pour celle-ci. Et en toute franchise, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, qui pouvait bien se vanter de connaitre l’œuvre de Martin avant que ne sorte la série ? Ses nombreux et fidèles lecteurs, certes, je ne le nie pas, les amateurs de fantastique en règle générale, comme moi, qui connaissait l’œuvre de nom mais sans l’avoir jamais lu, également, mais quant au grand public, vous vous doutez bien que celui-ci n’y connaissait strictement rien. Or, depuis que le tout premier épisode de Game of Thrones, un certain 17 avril 2011 sur HBO, est paru sur les écrans américains, puis, suite à sa diffusion dans d’autres pays, mais aussi et surtout par le biais du téléchargement, force est de constater que ce même grand public sait pertinemment ce qu’est Le Trône de Fer ; oh certes, pas tout le monde encore, après tout, nous avons là une œuvre bien plus difficile d’accès que Le Seigneur des Anneaux, et puis, il s’agit d’une série, pas d’un film, qui plus est, accessoirement, bien mal diffusé en France par exemple – son succès, il le doit avant tout au téléchargement – mais bon, dans l’ensemble, de nos jours, ne pas avoir entendu parler du Trône de Fer est presque une gageure. Mais au fait, comment y suis-je venu à cette saga ? Par le biais de la série ? En fait, non, et ce, même si je la connaissais : effectivement, je suis ce que l’on peut appeler un lecteur tardif de l’œuvre de Martin, très tardif même, et vu que je n’ai débuté la lecture des romans qu’en aout dernier, l’on pourrait penser à juste titre que ce fut la série qui me poussa à découvrir les romans, mais pas du tout ; tout en la connaissant, tout en me renseignant dessus, en voyant la tête des acteurs, ce ne fut que début novembre dernier que j’ai regardé, pour la toute première fois, ce fameux épisode de la première saison de Game of Thrones. Alors, Feanor, toujours en retard d’un wagon ? Bah oui, et alors !?


Mais alors, du coup, ayant débuté par les livres et non par la série, c’était un peu comme si j’étais un vieux de la vieille, un ancien fan qui, fébrilement, attendrait avec impatience de découvrir ce que donnerait cette adaptation ? En fait, pas vraiment puisque, comme je vous l’avais déjà dit, les acteurs m’étaient déjà connus avant même de lire le premier tome de la saga – quoi que, de la à savoir qui était qui, c’était un autre problème. De même, pour ce qui était de l’intrigue générale de la chose, à l’époque d’internet, il était difficile de faire abstraction de bien des événements à venir – ce qui me valut quelques déboires scénaristiques, du genre, connaitre les événements des Noces Pourpres avant de lire celles-ci, l’horreur ! Bref, vous l’avez compris, en gros, avant toute chose, je suis venu à la série par le biais des romans, mais, ce n’était pas comme si celle-ci n’existait pas, si vous voyez ce que je veux dire… Moi-même, j’ai du mal à me comprendre…

Mais alors que j’ai aimé, que dis-je, j’ai adoré Le Trône de Fer en romans, qu’ai-je donc pensé de son adaptation télévisuel ? Celle-ci est-elle aussi formidable que ce que l’on en dit, celle-ci mérite-t-elle tous les louanges déclamées à son sujet un peu partout sur le net et ailleurs, celle-ci est-elle digne de l’œuvre originale ? Et bien en fait, je ne serais pas forcément autant ditirambiques que certains sur le sujet, mais je m’explique : dans le fond, il n’y a rien à redire et force est de constater que l’on peut dire un grand merci à HBO pour cette adaptation du Trône de Fer, de par un casting selon moi parfait et sans fautes de gouts pour ce qui est de cette saison 1 (et là, on reparle du problème de quelqu’un qui a commencer à lire les romans que très récemment, du coup, c’est avec la tête des acteurs de la série que je m’imagine les personnages), de part un respect, grosso modo, de l’intrigue générale et ce, même si tout ne fut pas abordé (mais vu la taille gargantuesque de ce premier tome, il était difficile de tout traiter), mais aussi, de par la transposition d’un Westeros et de certains lieux cultes plus ou moins convenables, quoi que, il y a bien eu quelques petites choses qui m’ont chiffonner comme ces palmiers a Port Real, ou pire, cette Garde Blanche qui n’a plus grand-chose de blanc dans la tenue à l’écran. De même, le coté narratif de la chose, hautement présent dans les romans, est bel et bien là ; alors certes, on a droit à moins de dialogues et de pensées, mais bon, nous sommes dans une série, pas dans un roman, et qui plus, dans les années 2000, bref, pas vraiment à une époque où les gens sont connues pour leur patience a toute épreuve. Et puis, pour finir, il y a le générique, et là, autant la première fois que je l’ai vu, je suis resté un peu dubitatif, autant désormais, je ne peux plus m’en passer tellement je le trouve, finalement, réussi. Mais pourtant, comme je l’ai dit, je ne trouve pas que Game of Thrones soit aussi parfait que cela… Et là, c’est mon côté intégriste que je croyais enfouis en moi depuis longtemps qui est légèrement remonté à la surface : dix épisodes, selon moi, c’est court, beaucoup trop court et j’estime que pour rendre justice au premier tome de la saga, cinq petits épisodes supplémentaires n’auraient pas été de trop. Car du coup, c’est l’immense richesse narrative de l’œuvre qui en pâtit, et, forcément, l’on passe à côté, non seulement, de dialogues et événements importants, mais aussi, et là c’est pire, carrément de personnages qui n’apparaissent même pas – mais ils ont fait quoi de mon pote le Silure !? – tandis que, petit à petit, certains éléments du scénario dévient… Et, personnellement, je trouve cela un peu gênant, oh, pas catastrophique, mais bon, vous me comprenez…


Alors certes, je suis probablement un peu dur à l’encontre de cette première saison de Game of Thrones, surtout que, au final, je l’ai tout de même franchement bien apprécié : HBO a réussi sur ce coup-là la gageure de nous sortir une adaptation plutôt convenable, assez fidèle et possédant un casting d’enfer. Certes, tout n’est pas parfait, loin de là, par certains choix des décors, des tenues, mais aussi, selon moi, par le peu de nombre d’épisodes proposés, mais bon, peut etre que certains d’entre vous trouveront que je chipote pas mal pour pas grand-chose. Quoi qu’il en soit, je trouve tout de même que nous avons avec Game of Thrones une adaptation de fort bonne qualité et qui ne s’en sort finalement pas trop mal en comparaison avec les romans – mais ceux-ci sont et resteront largement supérieurs, bien entendu. Reste à savoir, pour moi, ce que donnera la seconde saison (j’attends la sortie DVD en intégrale), et puis, n’oublions pas que la saison III, elle, est pour bientôt sur petit écran… 

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...