mercredi 26 décembre 2012

AKIRA 8 – DÉLUGE



AKIRA 8 – DÉLUGE

Le lieutenant de Tetsuo, à la tête de ses hommes, provoque un vrai massacre dans le temple de lady Miyako. Les moines, grâce à l'aide de Kay, le repoussent une première fois mais il revient pour tout détruire. Pendant ce temps, le Colonel essaye toujours de rejoindre le temple assiégé pour y conduire un enfant mutant et se trouve obligé de déclencher un nouveau tir du satellite militaire SOL. Ce qui déclenche une réaction incontrôlée chez Tetsuo qui semble perdre de plus en plus l'esprit : un autre cataclysme ravage à nouveau la ville ! Mais n'est-ce pas Akira qui est derrière tout ça ? Tetsuo s'incline devant lui comme s'il le reconnaissait comme son maitre. Pendant ce nouveau cataclysme, Kaneda est soudain réapparu, comme sorti de nulle part. Il retrouve Kai, un ancien de sa bande et le bouffon, ancien ennemi. Ensemble, bien que dépassés par les évènements, ils projettent de supprimer Tetsuo. Pendant ce temps, en pleine mer, des scientifiques de tous pays à bord d'un porte-avion américain ont tout enregistré : ces phénomènes qui ravagent Néo-Tokyo ressemblent étrangement à des miniatures du Big Bang originel !...

Indéniablement, ce huitième tome d’Akira est la preuve directe que le découpage proposé par cette édition Glénat, datant du début des années 90, portait en lui, davantage de défauts que le simple fait de coloriser les planches et de les inversés afin de satisfaire un public occidental – et plus particulièrement, nord-américain, cela ayant été fait par les éditions Epic Comics pour les Etats Unis. En effet, et ce put déjà etre le cas auparavant, mais rarement à ce point, ce énième tome souffre de ce découpage, chose que la version originale, nippone, forcément, n’avait pas : ainsi, si les deux premiers tiers de ce Déluge, sont la suite directe des affrontements entre les hommes du Grand Empire de Néo-Tokyo et ceux de Lady Miyako, débuté dans le volume précédant, Révélations, la fin de l’album, avec son propre titre, marque un nouveau tournant dans l’intrigue : mise en place de nouveaux protagonistes, retour d’anciens, etc. Sans nul doute, mais ce n’est que conjonctures de ma part, que les dernières pages de ce huitième tome de chez Glénat, marquaient le début d’un nouveau tome dans sa version originale. Enfin, si cela peut troubler le lecteur, du moins, ce fut mon cas, force est de constater que, de toutes façons, cela n’enlève en rien le plaisir et l’intérêt que l’on ressent à ce qu’il faut bien appeler lire une œuvre culte.

Ceci étant dit, que de violence, que de morts, que d’horreurs dans la majeure partie de ce huitième tome d’Akira : certes, jusque-là, Otomo nous avait habitués à cela, après tout, ce n’est pas une découverte, et même si, objectivement, ce n’est pas dans ce volume qu’il y a le plus grand nombre de décès, la palme revenant au sixième, Chaos, où Akira détruit Néo-Tokyo faisant de fait des millions de victimes, au moins, dans ce dernier, on ne les voyait pas directement, alors qu’ici… moines massacrés, réfugiés abattus de sang-froid, pillages, viols, jusqu’aux membres de l’Empire qui y passent aussi allègrement, c’est à un véritable déferlement, que dis-je, un déluge de violence sous toute ses formes auquel nous assistons, et ce, jusqu’à ce que, une fois de plus – et cela aura tendance à survenir de plus en plus dans les tomes à venir – notre camé de première, Tetsuo, pète encore un câble et provoque un… mini Big-Bang, rien que ça, faisant revenir un certain… chut, je n’en dirais pas plus, quoi que, vous vous doutez bien de qui je veux parler. Ensuite, comme je vous ai dit précédemment, le rythme est beaucoup plus calme, on suit des scientifiques qui discutent de la problématique Akira, on se doute bien que les américains, si besoin est, n’hésiterons pas trop longtemps a vitrifier définitivement la ville, quand à nos « revenants », dont certains étaient portés disparus depuis les tout débuts de la saga, eh ben, ils fourbissent tranquillement leurs armes tandis que de nouvelles alliances se font jour. Et pendant ce temps-là, Tetsuo semble enfin admettre la toute-puissance d’un Akira qui sourit franchement et… sincèrement, ce sourire fait froid dans le dos !


Bref, au final, pas forcément le meilleur album de la saga, quoi que, cela ne signifie nullement que la qualité de celle-ci ait particulièrement baissée, loin de là ; disons plutôt que le découpage réalisé pour cette version couleur n’est pas des plus judicieux et que, du coup, ce huitième tome d’Akira en souffre un peu. Autre chose, dont j’ai failli oublier de vous parler : la traduction. Visiblement, ici, il y a quelques belles coquilles dont je vous laisse la primeur de les trouver, et même si celles-ci ne nuisent pas à la qualité intrinsèque de l’œuvre, elles n’en restent pas moins pénibles par moments. Enfin bon, je vais en rester là car je ne voudrais pas non plus que l’on finisse par croire que cet album n’est pas bon, cela serait fortement exagéré… 

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...