dimanche 23 décembre 2012

AKIRA 7 – RÉVÉLATIONS



AKIRA 7 – RÉVÉLATIONS

Après le délire qu’il a vécu précédemment, Tetsuo est persuadé qu’Akira en est la cause et il décide de sonder son esprit. Mal lui en prend : Il en ressort comme une épave tremblante et terrorisée. Reprenant ses esprits bien plus tard, il décide d’aller voir la prêtresse Miyako, seule, pense-t-il, à pouvoir lui donner des explications. Et elle lui révèle l’origine d’Akira et ce qu’il est vraiment. Elle lui indique aussi le rôle que lui, Tetsuo peut et doit jouer dans tout ça. Mais s’en sent-il capable ? Il sombre dans une dépression et ses pouvoirs lui échappent… De leur côté, Kay et Chiyoko tentent aussi de rejoindre Lady Miyako, pour lui remettre les 2 enfants mutants qui pourraient l’aider à contrer Akira. Ce ne sera pas sans mal, harcelées par les troupes du lieutenant de Tetsuo qui a décidé, seul, de passer à l’assaut du temple de Miyako. Le Colonel va aider Kay et son amie puis, à l’aide d’un savant survivant, s’emploiera à réactiver le satellite militaire SOL…


Pour cette fin d’année 2012, j’ai décidé de me lancer dans le paris un peu fou d’avancer le plus possible dans la lecture de ce superbe manga qu’est Akira ; certes, non pas de le finir, quoi que, si je n’avais pas des critiques à écrire à chaque fois, cela ne me poserais nul problème, m’ai, au moins, de faire le maximum pour, au moins, me taper les quatre volumes empruntés à la médiathèque (quoi que j’ai trois semaines pour les rendre), et ne plus avoir ensuite, que les trois derniers que je possède dans ma collection. Certes, cela ne sera pas évidant, car même si je suis en vacances, entre les fêtes, les sorties et d’autres activités, je n’ai pas forcément tout le temps nécessaire pour cela, mais bon, c’est un mini chalenge intéressant pour moi ; après, si je n’y parviens pas, ce n’est pas, comme on dit, la fin du monde.

Quoi qu’il en soit, avec ce septième volume en couleur paru chez Glénat, nous abordons désormais la moitié de la saga, que dis-je, une fois celui-ci achevé, nous la dépassons. D’ailleurs, ce qui est intéressant avec celui-ci c’est que, comme nous l’avons vu dans le volume précédant, Chaos, désormais, toute l’action se déroulera dans un Néo-Tokyo dévasté par les pouvoirs d’Akira. L’on peut bien entendu regretter les premiers volumes, ce Tokyo un peu futuriste (mais finalement, pas tant que cela quand on y pense un peu), les courses de moto hallucinantes, les complexes militaires voir même le train-train quotidien des habitants alors que l’inimaginable se préparait, mais, selon moi, Néo-Tokyo en ruines, avec ses immeubles sens dessus dessous, ses réfugiés, ses pillards sans foi ni loi, ce Grand Empire de Tokyo et ce côté post-apocalyptique, ça a tout de même de la gueule ! Mais, du coup, histoire de remettre un peu le lecteur dans le sens de l’évolution de l’intrigue, Otomo s’attarde pas mal, selon moi, sur le devenir de quelques-uns des protagonistes, ce qui n’est pas un mal en soit. Kaneda étant toujours porté disparu – ce qui, scénaristiquement, est pas mal – Kay fait désormais équipe avec l’impressionnante Chiyoko, et ce qu’il y a de bien avec cette dernière, c’est qu’avec elle, les scènes d’actions se succèdent les unes après les autres, et que les pauvres types qui s’y frottent connaissent bien des déboires. Autre duo : Ryu, un peu plus sobre que dans le volume précédant, et le Lieutenant Yamada, un espion envoyé par les américains pour une mission dont on connaitra le but dans ces pages. Mais dans ce septième volume, deux nouveaux personnages sont particulièrement mis en avant : la jeune Kaori, survivante des orgies de Tetsuo et qui tient le rôle de nounou auprès d’Akira, et le second du Numéro 41 qui, devant l’inaction de celui-ci, prend les choses en main de manière violente. Mais le point d’orgue, précisément, de ce nouveau volume d’Akira, est le dialogue entre Tetsuo et l’étrange Lady Miyako : enfin, après tant de temps et de pages, on apprend tout ou presque sur l’origine de ces fameux mutants, leurs origines, le pourquoi du comment, bref, tout un tas de révélations pas toujours évidentes a comprendre – je suis comme Tetsuo, la vieille naine part un peu trop dans de la métaphysique a la noix – mais qui permettent de satisfaire au plus haut point la curiosité du lecteur.


Du coup, et sans etre le volume le plus marquant jusqu’ici, il ressort de ces pages un intérêt qui s’explique de par les nouveautés dans le scénario, comme la place accordée à de nouveaux protagonistes tandis que d’autres sont morts ou disparus, mais aussi et surtout par les révélations qui y sont faites : celles-ci, on les attendait depuis longtemps, il faut l’avouer. Toujours aussi violent mais non dépourvu d’humour, nos héros ne sont pas au meilleur de leurs formes, mais le scénario, lui, est toujours aussi captivant, et ça, c’est ce qui compte !

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