jeudi 13 décembre 2012

AKIRA 6 – CHAOS



AKIRA 6 – CHAOS

Tous les partis qui luttaient pour s'emparer d'Akira sont là. Réunis au bord d'un canal, et Akira est là aussi...Comme absent, somnambule, pas encore réveillé de sa longue hibernation... Et un acte d'un des protagonistes provoque son réveil, brutal. Tout le monde le craignait pour des raisons plus ou moins claires mais maintenant on comprend. Il ne fallait pas le réveiller... Une nouvelle apocalypse se déchaine sur Néo-Tokyo. Tout est détruit. La ville est livrée à elle-même avec ses survivants et c'est le Chaos. Les gens s'en remettent à la religion (se tournant vers le temple de Miyako), ou au plus fort, un véritable revenant...Tetsuo ! Que l'on croyait disparu et qui a recueilli Akira et qui utilise son pouvoir et la crainte qu'il inspire pour assoir un pouvoir tyrannique et monstrueux sur la ville...


Après avoir dévoré les uns après les autres les cinq premiers tomes de ce sublime manga qu’est Akira, environ dix jours se sont écoulés avant que je n’aborde la suite, cela, nullement en raison d’un quelconque manque d’intérêt, bien au contraire, la problématique étant plutôt le fait d’un manque flagrant de temps ces jours ci – après tout, j’ai beau etre un sacré feignant de fonctionnaire qui dispose de pas mal de temps libre, celui-ci n’en est pas pour autant extensible à souhait, ce qui est dommageable, certes, mais bon, comme dirait l’autre, dans la vie, on ne peut pas avoir tout ce que l’on veut. Quoi qu’il en soit, malgré ces dix jours écoulés, ce fut avec le même intérêt, qu’hier, je me suis confortablement installé dans mon lit douillet, afin de me replonger dans un tome qui, il faut bien le reconnaitre, est l’un des plus marquants de la saga.

Rarement titre, dans Akira, aura aussi bien porté son nom : en effet, à la lecture de ce sixième volume des aventures de Kaneda, Kay et Tetsuo, comment ne pas opiné du chef devant le choix de celui-ci, Chaos, au vu des événements qui surviennent dans ses pages ? Car dès les premières pages, ce que l’on redoutait le plus, enfin, surtout certains des protagonistes de l’histoire le craignaient, est finalement arrivé : Akira, jusqu’ici, pas véritablement réveillé de son sommeil cryogénique, suite à un événement dramatique, perd littéralement les pédales, provoquant, trente ans plus tard, une nouvelle fois, la destruction totale de Tokyo ! Rien de plus, rien de moins, pendant des pages et des pages, c’est à un véritable apocalypse que le lecteur a droit, entre immeubles qui s’écroulent et tsunami rageur qui s’en vient engloutir les restes d’une mégalopole une nouvelle fois frappée par les dieux… ou plutôt par les terrifiants pouvoirs d’Akira. Et dans cette destruction qui entraine la mort de centaines de milliers de personnes, quelques protagonistes auxquels l’on s’était habitué perdent la vie ou disparaissent, y compris l’un des plus importants ! A moins que… mais il sera toujours temps de voir par la suite s’il est bel et bien mort ? Et après l’apocalypse, dans une citée en ruines ou ne règne apparemment plus que le chaos, un étrange Empire de Néo-Tokyo voit le jour, avec, à sa tête, un certain Akira, véritable dieu vivant aux yeux des foules – ce qui est amusant, c’est que c’est leur fameux « dieu » qui est responsable de ce désastre – mais en fait dominé par un revenant, Tetsuo, que l’on avait laissé pour mort suite au réveil du jeune mutant, dans le quatrième tome : Le réveil. Et celui-ci, forcément, toujours aussi cintré, domine d’une main de fer ses sujets, faisant régner la terreur parmi tous ceux qui refusent de prêter allégeance à Akira. Cependant, comme Tetsuo, déjà pas mal atteint psychologiquement a la base, n’en finit plus de se perdre dans la drogue, on se doute bien que tout cela, une fois de plus, risque de très mal finir…


Au final, ce sixième volume d’Akira est un véritable tournant dans la saga : de par la destruction de Néo-Tokyo, l’on dit définitivement adieu à la citée moderne pour un univers résolument post-apocalyptique que l’on ne quittera plus jusqu’à la fin de la série. Et le franchissement de cette frontière scénaristique ne se fait pas sans mal puisque certains protagonistes importants disparaissent pour laisser leur place à de nouvelles têtes, dont certaines, ma fois, plutôt intéressantes comme le second de Tetsuo, formidable opportuniste, un véritable salopard comme on aime les détester, mais aussi un curieux militaire, seul survivant d’une escouade venue en savoir plus sur ce qui se passe dans les ruines de la capitale nipponne, ainsi que, bien entendu, une certaine jeune fille qui prendra une place importante dans la vie de Tetsuo par la suite. Mais bon, nous n’en sommes pas encore là, Néo-Tokyo n’est plus que ruines, la folie semble s’etre emparer de ses derniers survivants et ce sixième volume s’achève avec un cauchemar prophétique d’un Tetsuo qui, peu à peu, sombre dans la folie. 

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