samedi 1 décembre 2012

AKIRA 4 – LE RÉVEIL



AKIRA  4 – LE RÉVEIL

Néo-Tokyo, 2030... La ville s'est redressée d'une nouvelle apocalypse. De la drogue, des mutants aux pouvoirs paranormaux, un groupe de terroristes antigouvernementaux, et un projet qui effraie tout le monde, financé par l'état, installé en secret sur le site du futur stade olympique et sur lequel veille jalousement l'armée : le projet Akira ! Tetsuo l'ami de Kaneda, s'est découvert des pouvoirs paranormaux terrifiants et devient un danger pour tous, amis comme ennemis. Tetsuo, devenu presque invulnérable s'enfonce inexorablement dans les profondeurs de la base secrète dans laquelle Akira est conservé. Il veut le délivrer et voir ce qu'est Akira, se mesurer à lui... Et personne n'est en mesure de l'arrêter... Akira est libre ! Le colonel, chef des armées ne voit plus qu'une solution, la destruction au moyen d'un tir laser depuis un satellite militaire. Tetsuo y disparait enfin, mais Akira est récupéré par la jeune terroriste Kay et le voyou Kaneda. Ils vont le cacher dans une planque du groupe terroriste, le temps de comprendre sur quoi ils ont mis la main et de décider quoi en faire. Mais beaucoup de monde est maintenant sur la piste d'Akira : l'armée, le gouvernement, une puissante secte, d'autre mutants...Tous ayants des liens secrets, des traitres et des agents infiltrés...


Sans que je l’aie véritablement fait exprès, mon envie de relire ce cultissime manga qu’est Akira est tombée plutôt bien : en effet, dans le genre apocalyptique, il est difficile de faire mieux que dans l’œuvre de Katsuhiro Otomo. Alors certes, pour des raisons culturelles évidentes (souvenez-vous, deux bombardements nucléaires reçues par les nippons à la fin de la seconde guerre mondiale en 1945), le nombre de fois où, dans les productions japonaises, Tokyo ou le Japon sont détruits, voir même le monde entier, est incalculable et bon nombre d’auteurs , de scénaristes et d’écrivains, ont, d’une manière ou d’une autre, aborder le thème au point qu’a force, voir Tokyo détruite pour la énième fois en deviendrait presque banal. Cependant, dans le genre post-apocalyptique, nul ne doute qu’Akira fait fort : détruit une première fois, la capitale nippone le sera encore et tout cela par les pouvoirs d’un gamin qui échappe aux contrôles de ses créateurs. Et, du coup, alors que dans vingt jours, on nous promet l’Armageddon, comment ne pas savourer ce petit avant-gout auquel on a droit en se plongeant dans ce pur chef d’œuvre sortie de l’imagination fertile de Katsuhiro Otomo ?

Ceci étant dit, abordons le sujet du jour, car c’est cela qui importe, bref, ce quatrième tome couleur d’Akira. Déjà, comme son titre, Le réveil,  l’indique, on se doute bien que le mystérieux Akira va enfin se réveiller et que les ennuies vont débuter pour de bon, tout ce que l’on a vu jusque-là n’ayant été qu’un petit amuse-gueule avant l’apocalypse à venir – car bon, je pense que même quelqu’un qui n’aura jamais lu ce manga se doute bien qu’en réveillant Akira, Tetsuo a ouvert une sacrée boite de Pandore… et toutes les emmerdes qui vont avec, forcément. Mais, pour le moment, car il faut savoir procéder dans l’œuvre, nous n’en sommes pas encore là puisque dans ce quatrième tome, nous suivons le tout récent Numéro 41 dans son entreprise de boucherie de militaires, totalement impuissants à l’empêcher d’accéder au sein des seins, la chambre froide où dort qui vous savez. Et une fois de plus, force est de constater que le sieur Otomo fait très fort : diverses scènes d’actions toujours aussi spectaculaires, contraste saisissant entre un Tetsuo quasiment invulnérable et de pauvres militaires envoyer au massacre et scènes pour le moins cultes, les deux tiers de ce tome sont tout bonnement exceptionnel ! Ainsi, et une fois de plus, nous avons droit à des planches légendaires, qui m’ont marqué il y a deux décennies et que je trouve toujours aussi excellentes au jour d’aujourd’hui : que ce soit l’arrivé de Tetsuo devant le sarcophage d’Akira et le réveil de celui-ci, la terrible mort du professeur et le point d’orgue de l’album, quand Tetsuo perd son bras (gauche ici, droit dans la réalité) et qui est sans nul doute l’un des plus grands moments de la  saga, il me semble évidant que l’on atteint là des sommets à la fois scénaristiques et artistiques rarement vus dans une même œuvre. D’ailleurs, ce bougre d’Otomo est tellement doué dans sa partie qu’il réussit à rendre culte (du moins, à mes yeux) l’affrontement a mort entre deux personnages de troisième zone : l’ami de Ryu et l’espion qui finissent par s’entretuer tous deux – putain, quel plaisir de relire cette scène ! Comme je vous le disais, ce n’est pas tous les jours qu’on a droit à des œuvres aussi bonnes. Mais du coup, la première partie de ce quatrième tome est tellement jouissive et fortes en intensité que l’action redescend de plusieurs degrés une fois Kaneda, Kay et… Akira sortent de ce guêpier. Mais s’il n’est pas évidant de retourner a une certaine tranquillité après coup, rassurez-vous, c’est toujours aussi bon et puis, scénaristiquement, il fallait bien que, une fois Akira réveiller, l’on ait droit à des planches plus calmes, où complots et décisions se mettent gentiment en place, cela, avant de repartir pour… mais chut, on y reviendra en temps et en heure.


Bref, ce quatrième tome d’Akira est, selon moi, l’un des tous meilleurs de la saga, l’un des plus importants depuis le début, de par son intensité, bien entendu, mais aussi et surtout, de par ses implications futures : après tout, ça y est, la chose est faite, cet Akira dont on nous bassinait depuis le début est enfin réveiller, et vous vous doutez bien que l’on ne va pas avoir à attendre longtemps avant que cela dérape, et forcément, pas qu’un peu, bien au contraire ! Mais ceci est une autre histoire…

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