jeudi 27 décembre 2012

AKIRA 10 – REVANCHE



AKIRA 10 – REVANCHE

Les dommages créés par Tetsuo sur la Lune inquiètent au plus haut point Lady Miyako et les deux autres mutants. Devant une telle montée en puissance, ils décident de faire appel aux talents de médium de Kay pour parer Tetsuo. L’assaut est lancé par l’armée qui, jusqu’ici campait au large de Tokyo. Tetsuo qui a maintenant des épisodes de plus en plus fréquents de perte de contrôle de son pouvoir se dresse seul face à toute l’armée. L’attaque bactériologique du lieutenant Yamada a été déjouée par Ryu. Kay qui a été secourue et soignée par Kaneda et les prêtres de lady Miyako est dans un tourbillon émotionnel partagée entre sa mission et ses sentiments pour Kaneda. Un affrontement titanesque qui laisse voir toute l’assurance de Tetsuo mais aussi sa fragilité psychologique complètement submergée, qu’il est, par son ivresse de pouvoir. Le volume se clôture sur un cliffhanger insoutenable avec l’armada de Kaneda fonçant sur le stade où vit Akira, prêt à en découdre…

Depuis que le réveillon est passé, on pourra dire que j’en ai bouffé de l’Akira : trois tomes en deux jours, avec, à la clef, les critiques qui vont avec, je frôle presque l’overdose, d’ailleurs, je vais peut-être me calmer un peu d’ici la fin des vacances, et ce, malgré ce que j’ai pu vous dire pas plus tard qu’hier, dans la critique du précédant volume de la saga, Visions. D’un autre côté, mon souhait initial, c’est-à-dire, me taper les quatre tomes empruntés à la médiathèque samedi dernier avant de reprendre le travail étant atteint, et comme les derniers, je les possède personnellement, je pense calmer un peu le jeu pour ceux-ci, ne serais ce que pour la qualité même de mes critiques qui, à force de vous parler du même sujet quotidiennement, ne peut que s’en ressentir. Quoi qu’il en soit, et après coup, il apparait que ce tout nouveau tome des aventures de Kaneda, Kay et Tetsuo, relance grandement la série, jusque-là toujours aussi bonne, mais qui commence, avant le final, à atteindre des sommets rarement atteints dans une œuvre. Car en effet, comme je vous l’avais dit hier en conclusion de ma critique sur le neuvième tome, les différentes pièces se mettent gentiment en place pour le final, et sincèrement, tout cela annonce un final pour le moins grandiose.

Car désormais, Katsuhiro Otomo bouleverse l’intensité de son intrigue qui s’en va crescendo : Tetsuo, qui ne contrôle désormais quasiment plus ses pouvoirs, perd littéralement, non seulement l’esprit, et s’en prend à ses propres hommes, mais aussi et surtout, le propre contrôle de son corps, celui-ci commençant – et ça n’ira qu’en s’aggravant par la suite – à ressembler par moments a un amas de pseudopodes de chair. Mais ses pouvoirs, s’ils sont quasiment incontrôlables, n’en gagnent pas moins en intensité et, après avoir ravagé la Lune dans le tome précédant, ce qui entraine des catastrophes sur notre planète, voilà que le jeune mutant affronte sans vergogne l’armée américaine dans ce qui restera comme l’un des moments forts de l’œuvre : seul face à un porte avion US, Tetsuo ridiculise la soit disant toute puissance des hommes de l’Oncle Sam, et quand on repense au contentieux historique entre les deux nations, on ne peut s’empêcher de se dire qu’Otomo, sur ce coup, s’en donne à cœur joie – la palme étant ce pauvre amiral américain, tellement sûr de lui jusque-là et complètement dépassé par les événements devant un Tetsuo déchainé. Mais si en mer, il n’y a pas photo dans l’épreuve de force engagée entre les américains et l’Empire de Néo-Tokyo, sur terre, il en va tout autrement et les premiers cités ne sont plus très loin de parvenir jusqu’au saint des saint, Akira, et d’accomplir leur mission, abattre celui-ci ; quoi que, c’est loin d’etre gagné. Mais d’autres, pendant ce temps-là, fourbissent leurs armes : lady Miyako qui se sert de Kay pour combattre Tetsuo, mais aussi Kaneda et ses amis qui ont une revanche à prendre à l’encontre de leur ancien camarade. Et, avant l’affrontement final – cette fois ci, c’est bel et bien parti – a enfin lieu la scène que l’on attendait depuis le début de l’œuvre, je veux bien évidement parler du baiser entre Kaneda et Kay, moment fort, sans nul doute, de cet album ; hein, quoi comment, ce n’est pas une surprise ? Bah non mais ça marche quand même !


Bref, et vous l’avez compris, j’ai tout bonnement adoré ce dixième tome d’Akira : intrigue qui part dans tous les sens, planches tout bonnement sublimes, moments forts et marquants au possible, il est indéniable qu’Otomo réussit parfaitement bien son coup et fait atteindre a son œuvre des sommets pour le moins impressionnants. Certes, c’est toujours aussi violent pour ne pas dire gore – Tetsuo s’en donnant à cœur joie, surtout sur ses hommes – mais au même moment, certaines scènes, plus touchantes, comme Kaneda et Kay, bien entendu, mais aussi, la relation entre Tetsuo et Kaori (personnage secondaire mais oh combien attachant), viennent contrebalancer l’ensemble, apportant une touche plutôt bienvenue de calme entre deux averses de violence. 

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