lundi 5 novembre 2012

LA TRAVERSÉE



LA TRAVERSÉE

Lola Arendt, une petite fille de 8 ans, disparaît dans une Ile d’Ecosse. Ses parents, Martin et Sarah, brisés, ne résistent pas au drame et se séparent. Deux années plus tard, Lola est retrouvée à l’endroit exact où elle avait disparu. Elle est vivante, apparemment en bonne santé, mais reste plongée dans un étrange mutisme. Martin retourne seul sur l’île pour la chercher et la ramener : Au bonheur des retrouvailles succèdent les interrogations et la peur : Où était Lola ? Que lui est-il arrivé ? Pourquoi ne parle-t-elle pas ? Pourquoi Sarah semble lui avoir caché des informations quant à cette réapparition soudaine ? Quel est ce secret qui plane autour de Lola ? Réalité ou paranoïa, Martin se sent épié, tout lui paraît suspect. La traversée de cette île du bout du monde, dans un paysage sauvage, étrange et menaçant, les mènera inexorablement vers la plus insoutenable des découvertes…


Avant toute chose, c’est-à-dire, avant de me lancer dans la critique à proprement parler de ce film, je tennais a revenir sur deux petites choses : tout d’abord, le fait de ne pas vous proposer les billets dans l’ordre que j’aurais souhaité, bien évidemment, pour vous, lecteurs, cela n’a pas une grande importance, mais, à mes yeux, je dois avouer que cela me perturbe un peu et que, dans l’idéal, j’aurais préféré faire autrement ; cependant, ayant pris du retard dès samedi, puis hier, où je n’ai rien publié, j’ai trouvé bien plus facile, aujourd’hui, dernier jour de congé qui me reste, de débuter par ce qui aurait dut etre, en théorie, ma dernière critique. Ceci étant dit, et comme je n’ai pas énormément de temps devant moi, et que les semaines à venir risquent d’etre plutôt chargées, les critiques que je vais publier seront plus courtes que d’habitude, quoi que, quelque part, bien souvent, nul besoin est de s’attarder pendant des heures pour dire si l’on a aimé ou pas une œuvre. Mais, du coup, je vais tacher d’aller à l’essentiel, chose que, je dois bien le reconnaitre, j’ai de plus en plus de mal à faire.


Bref, intéressons-nous donc à ce fameux film intitulé La traversée et a la particularité d’avoir en tête d’affiche, un certain Michaël Youn. Tout d’abord, et dès l’annonce de ce nom, je pense ne pas me tromper en affirmant que nombreux seront ceux qui, d’ores et déjà, ressentiront comme une certaine répulsion vis-à-vis de ce film, ce qui, quelque part, pourrait etre compréhensible ; après tout, nul besoin de présenter le sieur Youn qui, en son temps, se fit connaitre pour se balader à poil, de bon matin, en hurlant dans un mégaphone : « Morning Live ! » et qui, une fois décidé à se lancer dans le cinéma, laissa dubitatif même les plus complaisants d’entre nous. En gros, un comique qui ne me faisait pas franchement rire et un auteur de films que je jugeais plus que navrants et destinés à… bah, bonne question ! Cependant, n’étant pas aussi fermé que certains pourraient le croire, lorsque, il y a de cela deux ou trois semaines, je suis tombé sur la bande annonce de ce film, La traversée donc, je dois reconnaitre que, intriguer par le sujet de celui-ci, mais également (surtout ?) par la curiosité de découvrir un Michaël Youn dans un rôle aux antipodes de ce que l’on connaissait de lui, m’avait donné l’envie de voir ce que cela pouvait donner. Le risque d’etre déçu n’étant, je dois l’avouer, que faible, puisque, n’attendant nullement monts et merveilles de cette Traversée, dans le pire des cas, je n’aurais perdu que deux heures de mon temps et le prix de la place de ciné. Et donc, l’occasion de le voir se présenta bien plus rapidement que prévu, ce qui fit que, hier, en début d’après-midi, je suis parti voir, pour la première fois de ma vie, un film avec Michaël Youn dans son intégralité.


N’étant pas dans les meilleures dispositions pour cela – mon fichu rhume qui ne me quitte pas depuis une bonne semaine – je dois avouer que j’ai failli passer à côté de la séance : dès les premières minutes de la projection, en effet, le sommeil pointa le bout de son nez et je failli bien m’endormir ; fort heureusement, et malgré un début pas tout à fait engageant, j’ai su luter et me forcer à m’intéresser au film, chose que, après coup, je ne regrette pas. Car oui, et aussi étonnant que cela puisse paraitre, La traversée, sans etre un grand film, sans bouleverser le genre et sans – reconnaissons-le – rester dans les mémoires, se laisse tranquillement regarder, étant même, par moments, plutôt bon. Oh, certes, ne vous attendez pas à passer un grand moment de cinéma, loin de là, d’ailleurs, quelque part, ce film est le genre de production que j’aurais davantage apprécié sur petit écran, confortablement installé dans mon lit – mais cela est surtout dut au fait que je ne peux pas m’empêcher de me dire que sortie au cinéma rime avec grand spectacle, probablement parce que je n’y vais pas souvent – mais même ainsi, malgré un départ sans génie pour ne pas dire poussif, puis, par moments, quelques longueurs, force est de constater que l’on se prend rapidement au jeu de cette intrigue pour le moins complexe qui nous pousse, tout au long du film, à échafauder moult explications qui, forcément, tomberont toutes à l’eau lorsque, dans les cinq dernières minutes, l’explication, certes terrible mais logique, viendra éclaircir nos lanternes.


De par son ambiance empressante, les décors et le jeu des acteurs, cette Traversée ne s’en sort finalement pas trop mal et, pour ce qui est de notre brave Michaël Youn, eh ben, force est de constater que s’il n’est pas forcément génial, le découvrir dans un rôle différent, dramatique, fut une agréable surprise et m’a amener à me poser quelques questions à son sujet : nous avons tout de même là un individu qui ne sera jamais le plus grand acteur au monde, certes, mais qui, de mon point de vue, s’en sort finalement pas trop mal dans un registre sérieux, aux antipodes de son côté trublion panpan cucul tellement agacent a force. Reste, bien entendu, le sujet du film lui-même et qui, forcément, ne pourra que toucher tout parent digne de ce nom, fort bien traiter de surcroit et qui aura fait, au final, que non, je n’aurais nullement regretter de passer un après-midi au cinéma, comme quoi, parfois, c’est quand on n’attends pas grand-chose d’une œuvre que l’on est agréablement surpris. Quant au fait que bon nombre de critiques dite « spécialisées » aient été aussi dures à l’égard de ce film, je me demande si le fait que Michaël Youn en soit la tête d’affiche n’y soit pas pour quelque chose… mais bon, cela ne me perturbe pas plus que cela vu que ce sont souvent les mêmes qui seront capables de trouver un quelconque intérêt dans un Astérix avec Depardieu…

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