mercredi 21 novembre 2012

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°63 : Le conflit du Trône et de l’Autel



Alors que la première partie de cette année 2012, dans la lancée de 2011, avait vu la prédominance des billets consacrées aux nombreuses revues, anciennes comme récentes, que je dévorais les unes après les autres, depuis la rentrée, ceux-ci se sont fait bien plus rares sur ce blog, la faute en incombant à des sujets bien moins captivants, de mon point de vue, que d’habitude, mais également à un certain manque de temps, et d’envie, ce qui fait que certaines revues sont en attente de lecture depuis quelques mois. Du coup, en cette fin du mois de novembre, c’est par le biais du dernier numéro en date de la Nouvelle Revue de l’Histoire que je vous propose un nouveau billet consacré à la presse, presque deux mois après le tout dernier, lui aussi consacré à cette même revue comme on peut le voir ici. Mais avant toute chose, place au sommaire de ce soixante-troisième numéro :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°63 : Le conflit du Trône et de l’Autel
Novembre/Décembre 2012

Le conflit du Trône et de l’Autel
- Le choc des deux glaives au Moyen-âge
- Frédéric II de Hohenstaufen
- Luther, la Réforme, l’Allemagne et la France
- La longue histoire du gallicanisme
- Napoléon et Pie VII
- L’alliance du Trône et de l’Autel sous la Restauration
- 1905 : la séparation de l’Église et de l’État

- Editorial : Le Trône et l’Autel
- L’Inde, une civilisation ignorée : entretien avec Michel Angot
- La guerre anglo-américaine de 1812-1814
- Canaletto a Venise
- La vie parisienne a la veille de la Révolution
- Charles X, le dernier roi
- Pierre Benoit et ses quarante romans
- Anniversaire : Dieppe 1942
- Un homme de l’ombre : Georges Albertini

Autant le sujet du précédent numéro, Les Droites Radicales en Europe, ne m’avait guère enthousiasmé – il faut dire que la NRH, une fois sur deux, ne peut s’empêcher de nous pondre un dossier sur la première moitié du vingtième siècle – autant celui de ce mois de novembre promettait énormément : en effet, nous narrer les forts nombreux conflits qui ont jalonner la longue histoire européenne et qui ont opposer d’un côté les rois, empereurs et princes, de l’autre, la papauté puis les protestants, avait de quoi faire saliver d’avance l’amateur d’Histoire avec un H majuscule que je suis. D’ailleurs, cela commençait plutôt bien avec un retour en arrière salutaire sur les tous premiers conflits et les origines de ceux-ci, le point d’orgue étant atteint avec le chapitre consacré à l’une des figures les plus exceptionnelles du vieux continent : Frédéric II de Hohenstaufen. Encore de nos jours glorifier à sa juste valeur outre Rhin et totalement inconnu par chez nous (je n’ai pas honte d’avouer que la première fois que j’ai entendu parler de lui, ce fut par le biais d’une BD, L’Histoire secrète, et plus précisément son troisième tome, Le Graal De Montségur, ce qui nous démontre une fois de plus la valeur de l’enseignement de l’Histoire sous nos vertes contrées), celui-ci fut tout simplement l’un des plus grands opposants a la papauté de l’histoire, et sa vie, sa lutte à mort contre Rome, mériterait à elle seule bien des livres et des films). Pourtant, une fois ce chapitre achever, le dossier qui débutait si bien, tomba dans des travers que seul la Nouvelle Revue de l’Histoire, pourtant une revue de fort bonne qualité, possède le secret : le chapitre suivant débutant par la réforme de Luther, normal, l’on passe subitement à la France… pour ne plus jamais la quitter. Or, si j’avoue que j’ai appris quelque chose avec le gallicanisme, avait-on besoin de nous taper des pages et des pages sur Louis XIV, Napoléon, la Restauration et de finir par la séparation de l’Eglise et de l’Etat ? Selon moi, non, surtout que, du coup, il est fait l’impasse sur un autre opposant célèbre a la papauté, ce joyeux drille d’Henri VIII dont ces conflits avec Rome donnèrent tout de même la religion anglicane. Du coup, ce dossier qui aurait pu etre intéressant au possible apparait au final comme inachevé et incomplet, ce qui me parait fort dommageable.

Reste, pour finir, les articles hors dossiers et si certains valent largement le coup, et par là, j’entends plus particulièrement celui qui nous narre un conflit littéralement oublié des livres d’histoire, celui qui opposa la toute récente république américaine a l’Angleterre dans une tentative des premiers de faire main basse sur le Canada, mais aussi celui qui s’attarde sur la catastrophe inutile du débarquement de Dieppe en 1942, le restant n’est pas, du moins de mon point de vue, de la même qualité ; mais cela peut etre une affaire de gout avant toute chose. Bref, vous l’avez compris, à mes yeux, ce soixante-troisième numéro de la Nouvelle Revue de l’Histoire ne restera pas dans les annales, la faute à un dossier principal dont j’en attendais énormément et qui me déçu pas mal. Espérons juste que le prochain, en janvier 2013, rehausse un peu le niveau… quoi que, j’ai un peu peur que l’on ait encore droit à un truc sur l’entre-deux guerres… 

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