jeudi 29 novembre 2012

AKIRA 3 – LES CHASSEURS



AKIRA 3 : LES CHASSEURS

Néo-Tokyo, 2030...La ville s'est redressée d'une nouvelle apocalypse. De la drogue, des mutants aux pouvoirs paranormaux, un groupe de terroristes antigouvernementaux, et un projet qui effraie tout le monde, financé par l'état, installé en secret sur le site du futur stade olympique et sur lequel veille jalousement l'armée : le projet Akira ! Tetsuo l'ami de Kaneda, s'est découvert des pouvoirs paranormaux terrifiants et devient un danger pour tous, amis comme ennemis. Seul le colonel parait capable de le maitriser...dans quel but ?... La jeune terroriste Kay et le voyou Kaneda tentent à plusieurs reprises d'éliminer Tetsuo, mais celui-ci semble invulnérable et à chaque fois plus puissant. Se jouant de toute résistance, Tetsuo finit par s'introduire dans la base secrète ultra sécurisée où Akira est conservé sous zéro absolu. En le « réveillant » il risque de déclencher une apocalypse incontrôlable. Sur ses pas : le colonel et son armée, Kay et Kaneda, Ryu (un autre terroriste, supposé « frère » de Kay). Chacun de son côté va tenter de le maitriser, mais est-ce encore possible ?


Après deux premiers tomes on ne peut plus prometteurs, il est temps d’aborder la suite de cet excellent manga qu’est Akira – ici, toujours dans sa version colorisé par les américains, celle qui fut publiée en France au tout début des années 90. Bien évidemment, ceux qui, éventuellement, on lut mes critiques sur les deux premiers volumes de la saga (ici et ici) savent déjà tout le bien que je pense de celle-ci et si, bien entendu, l’on peut trouver à redire quand a cette version colorisé, dans mon cas, comme je n’ai jamais eu la chance de lire l’originale (que nous n’avons eu en France que quelques années plus tard), il me sera difficile de faire des comparaisons. Et comme en plus, pour ce qui est d’Akira, une œuvre que j’ai découvert à la fin de mon adolescence, le coté nostalgie est à son paroxysme, je suis, du coup, bien plus complaisant vis-à-vis de cette version. Alors certes, peut etre qu’un jour prochain, si éventuellement, je me procure le manga en noir et blanc et dans son sens de lecture normal, je changerais d’avis, mais pour le moment, tenez le pour dit : vous ne me verrez quasiment pas émettre de franches critiques quand a cet Akira en couleur. Mais bon, tout cela ne nous dit pas ce que vaut ce troisième album de la série et justement, il est temps – rapidement – de m’y atteler.

Après un second volume on ne peut plus captivant et gorgé d’adrénaline pure avec un gargantuesque combat de motards qui s’acheva somptueusement avec la mort du pauvre et sympathique Yamagata, ce troisième tome d’Akira, dans un autre genre, est tout aussi bon, maintenant la série dans une quasi excellence rarement vue dans une œuvre dans le genre. Du coup, cette fois ci, c’est dans les laboratoires secrets de l’armée que la quasi-totalité de l’intrigue se déroule et, sincèrement, c’est tout simplement un pur régal que de suivre Kaneda et Kay, à la fois manipulés et conscients, dans leur quête effrénée de se venger de Tetsuo. Un Tetsuo aux mains du charismatique Colonel, donc, qui compte bien en user pour ses projets, mais qui très rapidement, va s’en mordre les doigts, l’adolescent, franchement cintré, étant tout bonnement incontrôlable. Du coup, c’est reparti pour un massacre en règle de militaires a tout va, surtout que Tetsuo se met dans l’idée de se rendre dans le complexe souterrain où est endormi le mystérieux Akira afin de le réveiller, et ce, avec la plus grande des facilitées vu la façon, à la fois spectaculaire et sanglante, dont il se débarrasse des obstacles qu’il trouve devant lui. Forcément, si une fois de plus, l’action prime avant toute chose dans ce troisième album, il ne faut pas omettre qu’ici, on commence à apprendre pas mal de choses sur le fameux « projet Akira » et plus particulièrement sur les autres mutants existants, qui s’avèrent finalement un peu plus nombreux que prévus – et tous ne vivent pas dans le complexe militaire comme on peut le constater avec Lady Miyako qui dirige un temple et qui semble tirer les ficelles de l’opposition au régime en place par le biais de Nezu et Ryu. Certes, tout cela reste encore bien flou pour le moment mais bon, les quelques révélations que l’on a, minimes mais réelles, sont intéressantes et donnent surtout envie au lecteur de vouloir en savoir davantage. Autre chose à ne pas oublier dans ce troisième tome : son humour qui, malgré tout, est bien présent. Bien évidemment, vu le contexte du précédent album, il aurait été difficile de rigoler, mais ici, surtout par le biais de Kaneda, je dois avouer que les situations cocasses fourmillent, surtout dans la première partie de l’album quand le jeune motard et Kay essayent de s’échapper du complexe militaire. La suite l’est beaucoup moins, mais ce côté humoristique, dans un contexte plutôt sombre, n’est pas pour me déplaire – quoi que, il ne faut pas en abuser non plus.


Bref, une fois de plus un excellent album, quasiment parfait de bout en bout et fort en intensité, en scènes marquantes (certaines planches son tout bonnement sublimes, surtout celles où Tetsuo, descendant dans le complexe où dort Akira, est attaqué par des planeurs de l’armée… ouah, pour moi, c’est culte !) et qui nous plonge une fois de plus dans une œuvre sur laquelle il n’y a pas grand-chose à redire, bien au contraire. En trois albums, Akira est tout simplement parfait, et force est de constater que ce n’est pas donné à tout le monde… et comme la suite – lorsque l’étrange et redouté Akira sortira de son sommeil – annonce des lendemains cataclysmiques, l’on ne peut que se dire que cela risque d’etre encore mieux par la suite !

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