dimanche 25 novembre 2012

AKIRA 2 – CYCLE WARS



AKIRA 2 – CYCLE WARS

Néo-Tokyo, 2030... La ville s'est redressée d'une nouvelle apocalypse. Des bandes de jeunes voyous motards, de la drogue, des mutants aux pouvoirs paranormaux, un groupe de terroristes antigouvernementaux, et un projet qui effraie tout le monde, financé par l'état, installé en secret sur le site du futur stade olympique et sur lequel veille jalousement l'armée : le projet Akira ! Kaneda le jeune motard rencontre la belle terroriste Kay et se trouve mêlé à tout ça sans bien comprendre ce qu'il se passe. Mais le groupe de Kay essaye de contrecarrer l'état sans bien tout saisir non plus. Seul le colonel semble savoir de quoi il en retourne et son objectif pour l'instant : être prêt pour le « réveil d'Akira » et capturer Tetsuo l'ami de Kaneda, qui s'est découvert des pouvoirs paranormaux terrifiants et devient un danger pour tous, amis comme ennemis. Seul le colonel parait capable de le maitriser...dans quel but ?...

Après avoir abordé, pas plus tard qu’hier, le tout premier tome de ce cultissime manga qu’est Akira, je n’ai pas perdu de temps et une fois la critique de celui-ci publiée sur ce blog, je me suis lancé dans la lecture de sa suite directe, le second tome (ah bon ?) intitulé Cycle Wars, le titre n’étant pas du tout anodin quand on voit le contenu de celui-ci. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je tennais à signaler deux petites précisions : tout d’abord, cette œuvre s’étalant sur treize numéros (dans le format colorisé des éditions Glénat et datant du début des années 90) et comme je la possède dans son intégralité (du moins, j’ai quatre albums et le restant en fascicules), vous vous doutez bien que, sauf manque de temps imprévu, je l’achèverais en théorie dans les semaines à venir ; bref, l’attente ne sera pas très longue – sauf impondérable – entre chacune des critiques, quoi que, vous vous doutez bien que je ne vais pas non plus tout vous proposer en deux ou trois jours, loin de là. De ce fait, je tennais à vous prévenir que, forcément, les douze critiques à venir (en comptant celle-ci) seront plus courte qu’en temps normal : après tout, dans une série en treize tomes qui se suivent les uns les autres sans aucun temps mort, nul besoin de s’attarder à faire du remplissage lors de chaque critique. Si encore, j’avais tout un tas de temps libre à consacrer à cela, nul ne doute que je le ferais, mais bon, comme je ne pointe pas à l’ANPE, j’irais, ou du moins, je tacherais d’aller à chaque fois à l’essentiel, ce qui, j’en conviens, est amplement suffisant par moments. Mais bon, trêve de bavardages inutiles et intéressons-nous donc à ce second volume de cette grande saga qu’est Akira.

Comme son titre le laisse présager (quoi que, parfois, entre les titres et les contenus, il y a un monde), nous avons droit, dans ce second volume d’Akira version colorisée par nos amis américains (c’est bon de le rappeler histoire que l’on ne confonde pas avec la version originale en noir et blanc et dans le sens de lecture nippon) a une grandiose guerre de gangs de motards, enfin, plus précisément tous les gangs de Tokyo d’un côté contre la bande des Clowns dont le nouveau chef est un certain Tetsuo. Et forcément, vu ce que celui-ci est devenu, vous vous doutez bien que rien n’est joué d’avance, bien au contraire et que le rapport de forces écrasant ne serait, dans le cas présent, qu’un simple fétu de paille. Curieusement, j’ai pu trouver sur le net quelques critiques négatives à l’encontre de cet album, comme quoi l’auteur, Katsuhiro Otomo s’attardait beaucoup trop sur des à-côtés pas franchement utiles, comme cette guerre de motards. Pourtant, et ma relecture me l’a une fois de plus confirmé, non seulement celle-ci est parfaitement justifiée de par les événements qui l’entrainent, mais qui plus est, franchement, elle est grandiose ; oh, certes, ce n’est pas non plus l’Everest scénaristique, mais bon, captivante au possible, d’une violence extrême mais logique et se déroulant sans temps morts, ce Cycle Wars atteint des sommets dont le paroxysme est (attention spoiler) bien entendu la mort de Yamagata. Personnage secondaire voir plus que secondaire de la série, vu qu’il ne dure pas bien longtemps, son décès, parfaitement bien amené et inévitable scénaristiquement (il fallait bien que Kaneda perde un pote des mains de Tetsuo pour que sa volonté de le tuer soit plus forte) est indéniablement l’un des moments les plus marquants du début de la saga ; d’ailleurs, personnellement, la mort de Yamagata est l’un de mes moments préférés dans le manga, l’un de ces événements dans une œuvre qui marquent durablement ceux qui la vivent, et ce, même vingt ans plus tard, j’ai une fois de plus été touché par celle-ci, c’est pour dire. Or, reconnaissons-le, Yamagata n’est qu’un personnage secondaire dans Akira, alors, pourquoi un tel engouement de ma part pour son décès face à Tetsuo ? Cela est probablement dut au fait que parfois, certains personnages acquièrent une certaine aura, ou importance, par une mort tout bonnement exceptionnelle et inoubliable.


Bien évidemment, ce second tome d’Akira ne comporte pas qu’une simple bagarre de motards, aussi bonne soit-elle, et si la mort de Yamagata marque tant, d’autres scènes sont tout aussi importantes : ne serais-ce que la sublime planche où l’on voit Tetsuo piloter sa moto les bras croisés où celle où le Colonel se rend dans le sanctuaire sous terrain où est enfermé un certain Akira et où l’on commence à comprendre à quel point celui-ci peut etre dangereux pour l’humanité, nul ne doute que ce Cycle Wars fourmille de moments forts. Et comme en plus, d’un point de vu des couleurs, il y a un mieux vis-à-vis du premier tome, que demander de plus à une œuvre qui, sans aucun doute, démarre décidément sur les chapeaux de roues !

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