mercredi 17 octobre 2012

ARAWN : RÉSURRECTION



ARAWN : RÉSURRECTION

Monstre. Démon. Abomination. Les hommes imaginent que je suis le diable. Mais que savent-ils du Roi des enfers ? Que savent-ils du Bien et du Mal ? Les hommes... Des petites créatures fragiles qui vivent dans la crainte. Des êtres stupides, aveugles et bornés. Les hommes sont des ignorants... Je me nomme Arawn. Je suis le seigneur de la Terre Brûlée. Le Roi des enfers. Le souverain des morts. Les humains me Redoutent. Ils ont Raison. J'ignore la pitié. Je méprise la faiblesse. Je suis le Dieu de la colère. Le Dieu Vengeur... Dans ce cinquième tome, Engus va à la rencontre de son destin. Tout le désigne comme l’élu, l’égal d’un dieu, la divinité annoncée par la prophétie. Mais c’est sans compter sur la duplicité du Chaudron de Sang... Ou sur la loyauté du barde Owen. Le plus lâche des compagnons d’Arawn, mais le plus constant également. Arawn peut-il ressusciter d’entre les morts ?... Le terrifiant Chaudron de Sang en a le pouvoir. Le fera-t-il ? Quel est finalement le sombre dessein de la relique démoniaque ?...


« Le problème, et il est de taille, c’est que, après avoir tout bonnement dévorer les quatre tomes de Arawn en quelques jours à peine, il va falloir m’armer de patience, d’une très grande patience même car la suite, bien entendu, n’est pas pour tout de suite, et vu que ce fameux cinquième tome ne sortira, environ, que dans un an plus ou moins, la sensation de manque va être terrible… » Ce fut par ses mots que, il y a plus d’un an, début aout 2011, j’achevais la critique du Chaudron de sang, quatrième tome d’une énième saga celtique des éditions Soleil intitulé Arawn. Et, comme vous pouvez le remarquer, je ne m’étais nullement tromper et l’attente fut longue, longue… Enfin, rien de gravissime en soit car, malgré la qualité indéniable de cette bande dessinée qui m’avait alors enchanté (comme j’ai pu vous le dire lors des critiques des différents tomes), sur cette douzaine de mois écoulés, j’eu de quoi m’occuper point de vue BD, comme les habitués de ce blog l’auront probablement remarqué. Mais quoi qu’il en soit, ce n’en fut pas moins avec une certaine impatience que j’attendis, une fois la date connue, la sortie de ce Résurrection, cinquième tome de la saga du Maître des Ténèbres (celtique), le dénommé Arawn (pour ceux que cela intéresse, j’avais aborder le sujet dans le billet suivant : Arawn dans les mythes celtes), et comme les choses ne se passent pas toujours comme on l’escompte, cette fameuse date fut repousser de quelques jours – histoire que l’on patiente encore un petit peu…

Et donc, ce matin, de très bonne heure, je me suis finalement lancé dans la lecture de ce cinquième tome d’Arawn, tranquillement dans mon lit, sous ma couette, a l’heure où la plus part des gens se rendaient au travail – le rapport avec la critique, aucun, j’en conviens, mais cela me fait tellement plaisir de le dire. Bien évidemment, histoire de me remettre un peu dans le bain, car quatorze mois et demi, c’est suffisamment long pour oublier les détails d’une histoire, j’avais relu l’intégralité de la saga il y a de cela quelques jours, me remémorant ainsi les divers protagonistes et les enjeux en court. Et la première chose à dire sur ce cinquième tome, c’est que, force est de constater que tout ce qui avait fait l’intérêt de la série est une nouvelle fois au rendez-vous : ainsi, entre un scénario toujours aussi accrocheur et qui, dans ce volume, prend des airs de plus en plus tragiques (mais bon, quelque part, c’est l’ensemble de la série qui l’est, et ce, depuis les débuts), des personnages de premier ordre qui passent de vie à trépas et des dessins, toujours aussi excellents, l’amateur de la série sera, je n’en doute pas une seule seconde, aux anges, et ce, malgré quelques petits défauts mineurs dont j’avais déjà eu l’occasion de vous parler dans les tomes précédant comme certaines cases, point de vue dessin, qui me semblent légèrement moins abouties que d’autres – attention, je ne remets absolument pas en cause le talent de Sébastien Grenier, loin de moi une telle idée, j’aime son style, mais je trouve que certaines cases sont un peu brouillonnes parfois ; ce, tout en restant de bon niveau. Mais pour le reste, c’est du tout bon, croyez moi : certes, il faut adhérer au concept d’une série où tous les personnages sont de sacrés salauds (sincèrement, il n’y en a pas un pour sauver l’autre) et quand on connait la personnalité de chacun des quatre frères, on ne s’étonne pas qu’ils passent leur temps à s’entretuer, mais bon, quelque part, cela nous change du manichéisme ambiant qui dessert tellement tant d’œuvres du même style. Dans Arawn, tout le monde est maudit et, quelque part (en dehors de quelques pauvres protagonistes perdus au milieu de toute cette noirceur) le mérite bien. Mais quelque part, malgré cela, l’on ne peut s’empêcher d’éprouver de l’empathie pour cette pauvre fratrie condamnée dès le départ non seulement par le destin, mais également par les mauvais choix d’une mère qui est peut etre sexy en diable mais qui n’en reste pas moins bien responsable de ces événements.


Pour faire bref, j’ajouterais, en guise de conclusion, que Résurrection, cinquième tome d’Arawn, est tout bonnement dans la lignée de ses prédécesseurs : ni meilleur, ni pire que ceux-ci, il est, tout simplement, aussi bon ; et, par les temps qui courent, franchement, c’est déjà pas mal. Bien évidemment, tant le synopsis que le contenu de cette bande dessinée ne plaira pas à tout le monde, certains, probablement, trouveront tout cela bien trop violent à leur gout – quoi que, personnellement, j’ai déjà vu bien pire. Pourtant, tant pour ses personnages accablés par un destin décidément implacable, maudits avant même de naitre, mais aussi pour son côté celtique, certes à la mode depuis quelques années, mais que j’apprécie énormément, j’aime bien cette série. Ce cinquième tome, toujours aussi violent et qui voit disparaitre quelques personnages, fut à la hauteur de mon attente, et, désormais, il ne reste plus qu’une seule chose : attendre le grand final de cette saga. Mais alors, quand sortira-t-il ? C’est une autre histoire !

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