lundi 3 septembre 2012

SUPERSTAR



SUPERSTAR

Simple contremaître dans un atelier de réinsertion, Martin Kazinski constate un matin en allant travailler qu’il est devenu dans la nuit et sans qu’il sache pourquoi, une célébrité. Dans la rue, les gens le reconnaissent, l’appellent par son nom, le photographient dans le métro, lui demandent des autographes, veulent poser avec lui. Une journaliste de télévision (Cécile de France) s’empare du sujet et le rend encore plus célèbre. Cette soudaine notoriété, qu’il refuse de toutes ses forces mais en vain, va bouleverser sa vie…


Depuis quelques jours, ce n’est pas la grande forme : les changements de température, le froid du matin et du soir, la chaleur de la journée, les courants d’air ont fait que je traine un petit rhume, voir même un état grippal depuis presque une petite semaine. Oh, rien de bien méchant mais bon, il y a des moments où j’ai des coups de barre incroyables et où je m’écroule lamentablement dans mon lit, arasée de fatigue. Du coup, ce ne fut pas d’un bon œil que je me suis rendu au cinéma hier après-midi, surtout que j’avais un mal de crane épouvantable ; mais bon, il est tellement rare d’avoir le temps, avec ma femme, de pouvoir nous y rendre sans les enfants que j’ai tenu à lui faire plaisir. Pourtant, sur ce coup, j’aurais mieux fait d’etre un peu plus égoïste et d’aller faire une bonne sieste : ça nous aurait évité de dépenser de l’argent dans ce qui fort probablement l’un des pires films qu’il m’a été donné de voir cette année, et, accessoirement, depuis longtemps.


La première fois que j’ai entendu parler de ce Superstar, il y a un peu plus d’une semaine, au journal télévisé, je dois avouer qu’au début, et même si je n’avais pas sauter au plafond, le sujet ne m’en avait pas moins éveiller mon intérêt : un homme qui, du jour au lendemain, et sans savoir pourquoi, devenait célèbre contre son gré, cela pouvait donner, à défaut d’un grand film, au moins, un bon film. Avec le toujours vendeur Kad Merad en tête d’affiche, je me disais que celui-ci pouvait valoir le coup, que l’on allait peut etre avoir droit à une pertinente satyre de la société du spectacle actuel, a, qui sait, une œuvre engagée, qui pointait du doigt les forts nombreux travers de la télévision des années 2000, d’une part, de la société, dans son ensemble. Certes, les travers de la célébrité, ce n’est pas franchement original à vrai dire et moult œuvres ont, depuis longtemps, traiter de la chose avec, parfois, du succès, souvent, beaucoup moins. Pourtant, je me suis dit : « pourquoi pas ? », oui, pourquoi ne pas aller le voir, pourquoi ne pas prendre sur moi et mon mal de crane pour faire plaisir à ma femme, pourquoi ne pas tenter le coup ? Imbécile que j’étais !


C’est bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, Superstar est une bouse ! Cela va probablement déplaire a plus d’un, cela va peut-être faire hurler de rage d’autres, mais ce film, j’ai eu le malheur de le voir, de payer pour le voir, et sincèrement, j’avais mille choses de mieux à faire ! Il ne suffit pas de vouloir dénoncer les travers de la célébrité, de la télévision et de notre société pour en faire un bon film, il ne suffit pas de nous pondre des têtes de gondoles comme Kad Merad et Cécile de France pour rehausser le niveau général, surtout quand le premier, à force de lamentations et de pleurnicheries tout au long des deux heures que dure ce film (que ce fut long) en devint détestable au bout de dix minutes et que la seconde, franchement, est tellement inintéressante que l’on se demande parfois à quoi elle sert ? Car Superstar accumule tous les défauts que l’on peut craindre avec ce genre de films : personnages caricaturaux au possible, intrigue mille fois vu et revue, sans surprise, acteurs peu inspirés ou jouant carrément mal, morale simpliste d’une débilité profonde – la célébrité, c’est mal, les médias, ce sont des méchants, etre banal, c’est cool – scénario qui part dans tous les sens, d’une rare platitude et qui nous ressort tous les poncifs attendus, avec Superstar, c’est un véritable best of de tout ce que l’on déteste dans le septième art auquel on a droit. Et puis, comme je vous l’ai déjà dit, c’est long, long, d’une longueur à n’en plus finir, surtout qui ne se passe rien et que, par-dessus le marché, on ne comprend rien : pourquoi il devient célèbre, pourquoi tout le monde l’aime, pourquoi, subitement, tout le monde le déteste, pourquoi, oui, pourquoi ? Ce mot est souvent répéter dans Superstar, quant à moi, je me suis dit : « oui, pourquoi j’ai été voir cette bouse ? ». Rien n’est expliqué, tout est simpliste, les médias sont présentés comme des salauds, le public, comme des cons tous prêt à s’extasier devant la moindre célébrité, et l’auteur de la chose  Xavier Giannoli, fier de son œuvre, fait le beau sur les plateaux télé alors qu’il aurait mieux fait de disparaitre et de se taire après un tel étron. Superstar ? Franchement, à éviter de toute urgence !!!

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