lundi 3 septembre 2012

JUNO



JUNO

Juno MacGuff, élève du secondaire âgée de seize ans dans le Minnesota, apprend qu’elle est enceinte de son ami et admirateur de longue date, Paulie Bleeker. Elle pense d’abord se faire avorter, mais elle change d’avis et décide de faire adopter l’enfant. Avec l’aide de son amie Leah, Juno épluche les petites annonces du Pennysaver et trouve le couple idéal pour accueillir son enfant. Accompagnée par son père Mac, Juno fait la connaissance du couple, Mark et Vanessa Loring, dans leur superbe maison, et elle souhaite une adoption anonyme, c’est-à-dire que l’enfant ne connaîtra pas le nom de sa mère biologique. Quoique reconnaissante, Vanessa est un peu angoissée à l’idée que Juno pourrait changer d’avis et leurs premières conversations ne sont pas faciles. Pourtant, Juno et Leah rencontrent Vanessa dans un centre commercial en train de jouer avec un enfant. Juno l’encourage à parler au bébé à travers son ventre. De l’autre côté, Juno se lie plus facilement d’amitié avec Mark avec qui elle partage les mêmes goûts musicaux et cinématographiques. Mark, qui a laissé de côté son groupe de rock lorsqu’il était jeune, travaille à domicile en tant que compositeur de musique de publicité. Juno passe quelquefois du temps avec Mark chez lui, ignorant les avertissements de sa belle-mère : elle ne devrait pas passer de temps seul avec un homme marié.


Encore traumatisé par cette aberration de Superstar comme je vous le disais dans mon billet précédant, je suis rentré du cinéma complètement épuiser et démoraliser par la chose, m’endormant dans mon lit en me disant que l’on ne m’y reprendrait plus une deuxième fois avant de me taper une telle bouse. Quelques heures plus tard, je fus réveiller par une musique assez entrainante et, en ouvrant péniblement les yeux, j’ai pu constater qu’il s’agissait du générique d’un film ; original, puisque cela commençait comme un dessin animé avant de passer, de façon assez bien faite, je dois l’avouer, au réel lorsqu’il prit fin, j’ai commencé, sans grand enthousiasme à regarder le début, trop épuiser que j’étais par la fièvre pour me lever et m’occuper autrement (à la base, je comptais achever God of War III ce dimanche soir, ça sera pour une autre fois), puis, au fil des minutes, pris par l’histoire, je me suis laisser tenter par ce film avant de finalement, le voir jusqu’au bout.


Ce film, bien évidemment, c’est Juno. Pour etre tout à fait franc, je n’avais jamais entendu parler de celui-ci avant de, comme vous l’avez compris, complètement par hasard, etre tomber dessus hier soir, sur France 2. Et, sincèrement, ce fut une bonne surprise. Oh, bien entendu, il ne faut pas s’attendre au film de l’année, après tout, entre une histoire franchement banale et pas originale pour un sou, que l’on a déjà vu et revu un nombre incalculables de fois, on ne peut pas dire que la force de ce long métrage soit son originalité à toute épreuve, bien au contraire. Du coup, ce côté « on a déjà eu l’impression de voir ça je ne sais combien de fois » aurait parfaitement put, aurait même dut, jouer en la défaveur de ce Juno – du nom de l’héroïne du film, prénommée ainsi parce que son paternel était un fan indécrottable de la mythologie romaine et grecque. Or, il n’en est rien : on se laisse prendre facilement à l’histoire, on sent bien que les personnages sont plutôt stéréotypés mais ils n’en restent pas moins attachants, l’intrigue, pourtant sérieuse a la base – on parle tout de même d’une adolescente qui tombe enceinte – est traitée par la dérision et cela doit énormément a la jeune Ellen Page qui campe ici une héroïne pour le moins piquante et amusante, qui n’a pas sa langue dans sa poche ; bref, cette Juno n’a rien à envier a une certaine Junon, épouse de Jupiter. Du coup, l’on passe un fort agréable moment, sans prise de tête et l’on prend même plaisir, grâce aux acteurs, surtout les plus jeunes, franchement bons, à regarder ce Juno, un film sans grandes prétentions, certes pas original, mais qui n’a pas à rougir de la comparaison avec d’autres œuvres jugées plus sérieuses.


En guise de conclusion, je tennais à revenir sur le fait que des mouvements pro-life aux Etats Unis aient récupérer ce film, ceci ayant fortement déplu à bon nombre de personnes. Sincèrement, je pense qu’il ne faut pas rechercher quelque message caché ou quelque morale derrière chaque œuvre cinématographique ou autre : il existe de bons films sur l’avortement, il en existe également d’autres, tout aussi bons et intéressants où le choix de garder le bébé prime sur celui-ci. Juno fait partie de cette dernière catégorie, mais sans aucun message moralisateur quel qu’il soit ; ici, c’est juste le choix d’une adolescente, qui a un sacré caractère au demeurant, qui prime sur tout le reste, n’en déplaise aux  ayatollahs de tous bords.

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