mercredi 8 août 2012

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°61 : La Prusse et la France



Enfin, cette fois ci, le cinquième jour après mon retour de Lacanau, je vais enfin pouvoir m’attaquer à ces fameuses critiques dont je vous rabats les oreilles depuis samedi dernier ; ces critiques nombreuses, probablement un record en vacances par ailleurs, et variées puisque, entre romans, bande dessinées et même Livres dont vous êtes le héros, mes loisirs au camping auront été fructueux. Mais pour débuter, rien de tel que de faire un petit tour du côté des dernières sorties presse et qui m’ont agréablement accompagné ces dernières semaines, avec, pour commencer, le dernier numéro de La Nouvelle Revue de l’Histoire :

La Nouvelle Revue de l’Histoire n°61 : La Prusse et la France 1712-2012
Juillet/Aout 2012

La Prusse et la France 1712-2012
- La Prusse à l’heure de la France
- Des Teutoniques à la Prusse
- Frédéric le Grand et l’Allemagne
- La musique entre Paris et Berlin
- La Prusse après Iéna : un prodigieux redressement
- Du patriotisme prussien au nationalisme allemand
- L’éternel mystère prussien

- Editorial : Différents et pourtant si proches
- Un historien de la guerre – Entretien avec Henri de Wailly
- Document : L’Église et les français d’Algérie
- Pourquoi Alexandre fut grand ?
- 16 juillet 1212 : la bataille de Las Navas de Tolosa
- Les grandes étapes de la Reconquista
- Madame Royale, la reine sans couronne
- Le débarquement du 5 juillet 1830 : Alger, jour J
- La crise syrienne : ses causes historiques
- Onfray entre Sartre et Camus

Lorsque je me suis procurer ce soixante et unième numéro de la NRH, je dois vous avouer que j’ai été agréablement surpris par sa couverture qui arborait la figure majestueuse de l’un des plus grands dirigeants de nos voisins d’outre-Rhin, pourtant finalement assez méconnu de nos jours : Frédéric le Grand, roi de ce que l’on appelait alors la Prusse au XVIIIème siècle. Déjà, pour une fois, on évitait les sujets de prédilection des responsables de la revue, c’est-à-dire, la première moitié du vingtième siècle, ce qui en soit, était déjà une bonne nouvelle, mais le fait que la NRH mette en avant le fils du célèbre Roi-Sergent, ce souverain qui, dans son château de Sans Soucis, tenait une court pour le moins singulière entouré de savants, musiciens et philosophes – y compris Voltaire pour ne citer que le plus marquant – tombait assez bien puisque, il y a de cela quelques mois, un samedi soir, j’avais eu le privilège de voir un docu-fiction sur ce fameux Frédéric le Grand qui m’avait pas mal appris de choses alors ; pour la petite histoire, je ne le connaissais alors que de nom. Du coup, le dossier consacré à la Prusse, s’il ne fut pas toujours simple d’accès – son histoire est tout de même complexe a quoi il faut ajouter le fait que quelqu’un ayant appris l’histoire avec le somptueux programme scolaire français n’est pas du tout préparé à celle-ci s’il n’a pas fait d’études supérieures, ce qui fut mon cas (et oui, je n’ai même pas passer le BAC) – n’en fut pas moins passionnant au possible et apporte un éclairage nouveau sur un état, la Prusse, qui n’existe plus depuis longtemps, mais qui, premièrement, n’en fut pas moins important pour ce que fut l’Allemagne par la suite, mais qui depuis les deux conflits mondiaux, jouit d’une opprobre et d’une mauvaise réputation, selon moi, injustifiée. Bref, un dossier solide, intéressant et instructif, cela, sur un sujet dont la presse spécialisée de notre beau pays a tendance à occulter.

Mais bon, cela fait longtemps que je connais le penchant des responsables éditoriaux de la Nouvelle Revue de l’Histoire pour nos voisins allemands et quelque part, un tel choix de sujet n’est pas étonnant de leurs parts. Pour ce qui est du reste de ce soixante et unième numéro, franchement bon, si l’on pourra passer rapidement sur l’article consacré à Alexandre le Grand et qui sent un peu le réchauffé, les autres sujets ont su éveiller mon intention, que ce soit ceux liés à l’Algérie, de sa conquête ou du départ des français suite à l’indépendance (quel plaisir de lire des points de vue différents et non cette repentance éternelle qui me saoule a un point inimaginable) ainsi que ceux sur la Reconquista, dont on fêtait en juillet le huit centième anniversaire de la bataille de Las Navas de Tolosa, point de départ de celle-ci, voir même le point de vue, sans parti pris, sur la Syrie et son histoire moderne, là aussi, loin de l’hystérie ambiante qui présente comme un dictateur sanguinaire un dirigeant respecter et loué par les occidentaux il y a encore quelques années – je ne dis pas que Bachar al-Assad est un saint, loin de la une telle idée, mais quand on voit l’hypocrisie ambiante de la part de nos gouvernements face à des dirigeants il n’y a pas si longtemps présentés comme des interlocuteurs privilégiés, et surtout, les victoires des islamistes radicaux dans les autres pays où eurent lieu les révoltes arabes, je ne peux m’empêcher de me dire que rien de bien ne sortira de tout cela, mais bon… ceci est un autre sujet, un vaste sujet…

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