jeudi 12 juillet 2012

L'ÂGE DE GLACE : LA DERIVE DES CONTINENTS



L'ÂGE DE GLACE : LA DERIVE DES CONTINENTS

Alors que Scrat poursuit inlassablement son gland avec toujours autant de malchance, il va cette fois provoquer un bouleversement d’une ampleur planétaire… Le cataclysme continental qu’il déclenche propulse Manny, Diego et Sid dans leur plus grande aventure. Tandis que le monde bouge au sens propre du terme, Sid va retrouver son épouvantable grand-mère, et la petite troupe va affronter un ramassis de pirates bien décidés à les empêcher de rentrer chez eux...


Dans la série « j’ai honte de vous parler de ça » voir même dans celle « j’avais pourtant juré de ne jamais payer pour voir une telle daube », je demande aujourd’hui… L’âge de glace, quatrième du nom ! Et oui, hier, toutes mes bonnes résolutions sont tombées à l’eau, tous mes principes les plus primordiaux se sont envolés, et, accessoirement, le peu de neurones qui me restaient encore se sont envolés tels des oiseaux migrateurs en partance pour des terres plus chaudes et plus accueillantes. Car dans le genre daubesque, franchement, il m’a rarement été donné de voir pire ; pourtant, au cours de quatre décennies, des bouses, j’ai eu l’occasion d’en voir des tonnes ! Mais bon, que voulez-vous, ainsi est la vie, et comme chacun sait, celle-ci est trop souvent bien cruelle.


Certes, j’exagère probablement un peu mes propos et sans nul doute, les amateurs de ce genre de productions industrielles que nous livrent les américains depuis des années, ces licences a rallonges, déclinés en moult épisodes – et encore, je fais l’impasse sur les adaptations ratées en jeux vidéo – ad vitam nauseam, me tomberont dessus à bras raccourcis, me traitant de pseudo-intello méprisant, arrogant et egocentrique qui ne jure que par ARTE et d’obscures dessins animés bulgares, une espèce de bobo de banlieue pavillonnaire qui ne sait pas apprécier l’humour, le vrai, qui plait tant aux petits qu’aux grands, celui qui fait mouche a tous coups – vous voulez une preuve de mon indicible erreur : L’âge de glace, Madagascar, Toy Story et compagnie, ça marche du feu de dieu au cinéma, en tout cas, bien plus que mes obscurs productions moldaves. Certes, c’est exact, mais par expérience, cela fait bien longtemps que je sais pertinemment que succès n’a jamais été synonyme de qualité. Et avant qu’un petit malin vienne me sortir l’excuse de l’anti-américanisme primaire, je répliquerais par un certain Là-haut, pourtant dans la même veine que les titres précités mais qui lui, au moins, possédait un semblant de scénario et pouvait se regarder avec plaisir. Ce qui, et je persiste et je signe, ne fut absolument pas le cas avec cette quatrième mouture de L’âge de glace.

Les trois premiers, je ne les ai jamais vu et sincèrement, j’aurais préféré ne pas avoir à me taper celui-là, mais bon, la vie de famille a ses obligations et comme la météo n’est pas clémente, que les sorties en extérieure sont plus que limités et que les enfants souhaitaient aller au cinéma, j’avais le choix entre L’âge de glace 4 et le dernier Madagascar – hein, quoi, ils étaient trop jeune pour The Dictator ? Mince alors – bref, à mes yeux, entre la peste et le choléra. Et donc, suite à une interminable séance de bande annonces et de publicités qui annonçaient la couleur, ce fut, dès les premières secondes, une longue, très longue descente aux enfers, mais sans la présence rassurante d’un Virgile, non, seul avec moi-même, pétrifié devant un tel ramassis de stupidité crasse, devant une telle compilation de ce que les américains savent faire de pire (pourtant, lorsqu’ils sont motivés… ou quand ils ne cherchent pas à se faire de l’argent à tous prix, qu’est-ce qu’ils peuvent être bons), ayant, pour seule satisfaction, deux choses : le fait que ma femme, à mes côtés, n’en menait pas large non plus, et puis… bah, le fait que mes enfants, eux, y trouvaient leur compte ; c’était le principal après tout. Mais que ce fut dur ! Oh, ils sont bien sympas les personnages de L’âge de glace, c’est bien réalisé, on sent la maitrise routinière de véritables professionnels derrière tout cela, mais, pas forcément dans le bon sens du terme : scénario non seulement insipide mais en plus, vu et revu des milliers de fois (il suffit de remplacer un mammouth par un chien, ou un tigre, ou une adolescente ou un robot, c’est toujours pareil), des dialogues creux et souvent débiles, des rebondissements tellement… euh, rebondissant… que je les devinaient à l’avance, une indigestion de bons sentiments tellement crasse que j’en avais la nausée, une 3D tellement inutile (mais bon, c’est la mode, il faut les comprendre) qu’a aucun moment, mais alors, vraiment aucun, je n’ai vu son intérêt, des méchants tous méchants, des gentils tous gentils et puis une méchante mais qui ne l’ai pas vraiment et qui finira forcément par rejoindre les gentils, a quoi l’on peut ajouter une bande son d’une nullité affligeante, une utilisation de symboles de la culture mondiale pathétique ainsi qu’un manque d’humour – un comble – tellement flagrant que, du coup, une œuvre d’Ingmar Bergman en deviendrait presque comique. Bref, rien pour sauver cet Âge de glace 4, qui m’aura délesté d’une poignée d’euros, qui m’aura fait passer un bien mauvais moment et qui m’aura laissé dubitatif quant au fait que ce genre de… euh… trucs, machins… puisse tant plaire ?! Ah, si, il y eut tout de même un point positif que j’ai oublié de vous dire, et accessoirement, pas des moindres : quand ça se finit, qu’est ça fait du bien ! Un véritable régal !!!

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...